Les salariés de GM&S ont levé le blocage du site de PSA

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Les salariés de l'équipementier automobile creusois GM&S, en liquidation judiciaire, ont levé le blocage d'un site de PSA dans l'Allier, ce jeudi soir. Cette décision intervient après qu'un accord avec le gouvernement a été trouvé sur l'ordre du jour des prochaines discussions à Bercy le 11 juillet prochain.
Dans l'après-midi, la CGT avait obtenu de faire acter, à l'ordre du jour de la prochaine réunion, leurs quatre revendications, à savoir : volume de commandes et chiffre d'affaires, nombre des emplois repris, prise en charge des salaires jusqu'au 31 août, accompagnement social et indemnités des salariés non repris.
La réunion doit mettre en présence l'ensemble des acteurs du dossier : PSA, Renault, le repreneur GMD, l'Etat et les syndicats, mais sa tenue était conditionnée à la levée du blocage du site de Sept-Fons qui durait depuis deux jours.
Sur BFMTV, jeudi matin, le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire avait déclaré: "Nous travaillons depuis des jours, nous ne sommes pas loin d'une solution."
Les salariés de GM&S veulent des engagements visant à augmenter le nombre d'emplois repris - via des commandes de filiales de PSA et Renault - et le versement d'une "prime extra-légale", s'ajoutant aux indemnités de licenciement de base, pour ceux des salariés qui ne seront pas repris.
"Pour l'instant, on n'a rien", a lancé le syndicaliste, rappelant que la seule offre de reprise déposée à ce jour, par le numéro un français de l'emboutissage GMD, sauverait seulement 120 emplois sur 277.
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Le ministre de l'Economie avait répondu concernant la reprise des emplois, "on peut toujours faire mieux mais je n'ai pas l'habitude de vendre des illusions aux gens". Et d'ajouter: "Ce qui compte c'est la pérennité du site".
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PSA est avec Renault l'un des deux grands clients de GM&S. Bercy a entamé des discussions depuis plusieurs semaines avec les deux constructeurs automobiles sur leurs engagements d'investissement et de commandes, ainsi qu'avec le seul repreneur déclaré, le groupe d'emboutissage GMD dont l'offre de reprise de GMD doit être examinée le 19 juillet par le Tribunal de Commerce de Poitiers.
(avec AFP)
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