GM&S : les salariés disent encore "réfléchir" aux repreneurs potentiels

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Lundi, le tribunal de commerce de Poitiers a prolongé d'une semaine l'activité de GM&S, en liquidation depuis le 30 juin, et doit statuer le 31 juillet sur l'offre de reprise de GMD.
Lundi, le tribunal de commerce de Poitiers a prolongé d'une semaine l'activité de GM&S, en liquidation depuis le 30 juin, et doit statuer le 31 juillet sur l'offre de reprise de GMD. (Crédits : Philippe Wojazer)
Les salariés de l'équipementier automobile creusois en liquidation GM&S Industry, ont affirmé mardi qu'ils prendraient le temps de "réfléchir" à l'offre de reprise partielle, mais se sont dit disposés à rencontrer jeudi le repreneur potentiel.

"Le ministère de l'Economie, il n'est pas à notre place", a déclaré à la presse Yann Augras, délégué CGT, à l'issue d'une assemblée générale avec plus de 150 salariés sur le site de La Souterraine (Creuse). "Ce ne sont pas demain toutes les équipe de Griveaux et de Le Maire qui vont être licenciées !"

Il réagissait à l'appel lancé lundi soir par Bruno Le Maire à "considérer favorablement" la proposition de reprise de l'emboutisseur GMD, une acceptation qui constitue désormais "la dernière condition suspensive" à la reprise du site, selon Bercy

"Pour l'instant on réfléchit. On verra s'il y a acceptation ou pas de la reprise de 120 salariés" sur 277, a ajouté M. Augras, secrétaire du Comité d'entreprise. "Il n'y a pas à précipiter les choses, on va les faire tranquillement et avec un maximum (d'esprit de) construction."

Prêts à rencontrer le repreneur

S'agissant de la venue sur site, annoncée par Bercy pour jeudi, d'Alain Martineau, Pdg de GMD à la reprise, les syndicalistes ont accueilli favorablement l'idée mais sans évoquer de préalable, estimant que "c'est à lui de voir s'il doit venir ou pas (...) nous, on est là".

"A un moment donné, c'est le seul repreneur, il faut bien qu'on l'accueille, il faut bien qu'on discute de l'offre", a déclaré Jean-Marc Ducourtioux, autre délégué CGT des GM&S.

Il a toutefois souligné "qu'il faudra que les salariés votent" sur le projet de reprise, et "qu'il y aura une majorité, oui ou non. On ne peut pas être unanime avec plus de 150 gars laissés sur le tas".

Les salariés devaient encore se concerter mardi sur des actions sur les jours à venir, sur des sites éloignés ou proches de La Souterraine, sachant qu'ils auraient à y être jeudi pour une visite du repreneur.

Lundi, le tribunal de commerce de Poitiers a prolongé d'une semaine l'activité de GM&S, en liquidation depuis le 30 juin, et doit statuer le 31 juillet sur l'offre de reprise de GMD, qui ne conserverait 120 des 277 emplois de l'équipementier, deuxième employeur privé de Creuse. Les salariés ont assuré qu'il iraient en nombre à Poitiers pour l'audience.

(avec l'AFP)

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a écrit le 26/07/2017 à 12:52 :
Avec de tels salariés, le repreneur doit avoir envie qu'on lui fasse mal. A sa place je jetterais l'éponge.
Réponse de le 27/07/2017 à 15:40 :
C'est évident !
a écrit le 26/07/2017 à 9:46 :
Eux aussi :

Ils seront fixés sur leur sort ce mercredi matin à 10 heures. Les 471 salariés de TIM, à Quaëdypre (Nord), et les centaines d'ouvriers travaillant pour des sous-traitants locaux attendent, la boule au ventre, la décision du tribunal de commerce de Tourcoing.
Tous savent que leur sursis arrive à son terme et se comparent volontiers à leurs collègues creusois de GM&S. «Nous sommes en redressement judiciaire depuis le 31 janvier dernier et nous avons déjà bénéficié de plusieurs prolongations, explique Olivier Lamote, délégué syndical CFDT. Mais le tribunal nous avait bien expliqué, lors de la dernière audience, qu'il n'irait pas plus loin.» Soit les juges valident le rachat par un repreneur, soit ils prononcent la liquidation pure et simple. Ce qui signerait dans la seconde option la fin de l'aventure industrielle pour cette entreprise filiale du groupe allemand Fritzmeier, spécialisée dans la fabrication de cabines pour engins de chantiers.
Il y a encore cinq ans, TIM comptait le double de salariés, pour un chiffre d'affaires de 176 M€. Entre-temps, la crise du BTP est passée par là. Et Hans Hellich, l'emblématique patron pendant trente-deux ans, est parti à la retraite en 2014 en laissant les commandes à une équipe incapable de faire face aux enjeux.
a écrit le 26/07/2017 à 8:13 :
Au repreneur, je souhaite bien du plaisir , mais que diable va t il faire dans cette galère ? Des mois que les gars sont chauffés à blanc par la CGT qui s'y connait en agit prop , cela ne s'efface pas en un coup de baguette magique. Et en plus pour gagner quoi ? GM et S ne fabrique pas des produits de si haute technologie ou avec un tel savoir faire !
a écrit le 25/07/2017 à 20:42 :
Le 10 mai, les représentants syndicaux annoncent "l'échec des négociations". Dès le lendemain, des salariés commencent à détruire du matériel: ils découpent en deux une presse et écrasent une machine-outil. Selon la CGT, l'usine a été "piégée" à l'aide de bonbonnes de gaz et de bidons

Défendre le salarié je le comprend .
Détruire les moyens de production je ne peut le comprendre , surtout quand on réclame du travaille .

Le repreneur est courageux ...
Il reprend 120 personnes sur 277 , dite moi qu'il y a 157 syndicalistes dans cette entreprise ?
Et les syndicalistes veulent le rencontrer , pour négocier les noms de ceux qui restent ?
a écrit le 25/07/2017 à 19:45 :
Entre les patrons voyoux qui ont pillé la boîte et la CGT qui par son intransigeance fait fuir les repreneurs, GMS est bien mal barré.

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