Face à un Dacia très offensif, Renault veut monter en gamme
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(Photo d’illustration.)
Piroschka Van De Wouw
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Piroschka Van De Wouw
« On a deux marques pour jouer la complémentarité », martèle Fabrice Cambolive, directeur de la marque Renault. Nommé le 1er septembre directeur de la croissance du groupe, il ajoute : « Il faut différencier Renault et Dacia au maximum. » En marge d'une présentation officieuse à la presse de la nouvelle Renault Clio 6 le 2 septembre, le patron du design, Laurens van den Acker, enfonce le clou : « La Clio est dans la partie haute du segment B [petites voitures], la Dacia Sandero dans la partie basse. » Les mots d'ordre aujourd'hui semblent clairs: la marque Renault doit monter en gamme. « Je suis convaincu que Renault Group est en bonne position pour créer de la valeur, au meilleur niveau et de façon pérenne, pour les années à venir », martelait fin juillet François Provost, dès sa nomination comme directeur général du groupe de Boulogne-Billancourt.
La croissance du groupe Renault ces dernières années s'est faite grâce à Dacia, indubitablement. La part de marché de la marque dans les voitures particulières est de 6,2 % dans l'Union européenne pour les sept premiers mois de 2025, selon l'Association des constructeurs européens (Acea). C'est certes une progression par rapport aux 5,7 % de l'an dernier. Luca De Meo, l'ancien directeur général du constructeur, avait multiplié pour cela les lancements. Mais, sur une longue période, Renault est en régression. Le label n'occupait-il pas 7 % du marché il y a dix ans et 8,5 % en 2010 ?