Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, entend apporter « une réponse ferme, proportionnée, robuste, bien calibrée et opportune aux mesures injustes et contre-productives prises par les Etats-Unis »
Reuters
ANALYSE. La Commission européenne promet aujourd’hui une « réponse ferme et proportionnée » aux taxes américaines, et notamment aux droits de douane de 25% sur les voitures importées aux États-Unis. Cette riposte constituera un vrai test pour la capacité des États membres à accorder leurs violons.
La meilleure défense, dit-on, c'est l'attaque. L'Union européenne prépare aujourd'hui sa riposte aux droits de douane de Trump. Cette réponse est d'autant plus attendue que le président américain a provoqué un séisme, ce mercredi, en taxant toutes les voitures et les composants automobiles importés aux États-Unis à hauteur de 25 %.
Ces taxes, qui ont suscité la stupeur des constructeurs et équipementiers automobiles, doivent entrer en vigueur le 2 avril. Et c'est aussi à cette même date que Washington entend imposer des droits de douane dits « réciproques ». Ceux-ci visent à taxer les produits importés d'un pays au même niveau que le sont les produits américains exportés.
La Commission européenne compte d'abord « évaluer ces annonces », comme l'a précisé ce jeudi Ursula von der Leyen, sa présidente. Mais l'institution entend apporter « une réponse ferme, proportionnée, robuste, bien calibrée et opportune aux mesures injustes et contre-productives prises par les États-Unis », a déclaré ce jeudi un porte-parole de la Commission, rapporte Euronews.
Bruxelles continuera, cela dit, « à chercher des solutions négociées » avec le pays des États-Unis, a souligné Ursula von der Leyen. Quand bien même ces « échanges » n'ont, à ce stade, « pas donné de résultats », comme le déplorait Stéphane Séjourné, le vice-président de la Commission européenne, dans nos colonnes dimanche dernier.
La nouvelle posture de fermeté de l'Allemagne
La capacité de l'Europe à mener cette riposte constitue, quoi qu'il en soit, un vrai test d'unité. Les Etats membres doivent, en clair, se mettre d'accord sur les modalités et l'ampleur de la contre-attaque. « L'unité est clairement le défi dans une situation de conflit commercial », rappelle une source proche de Bercy.
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Lors d'un débat, ce jeudi soir à l'Assemblée nationale, Marc Ferracci, le ministre de l'Industrie et de l'Énergie, a d'ailleurs insisté que la nécessité d'« une démarche d'unité et de fermeté dans la riposte », face « à la menace commerciale portée par l'administration américaine ».