L’automobile française dans la tempête des droits de douane américains
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L'usine d'assemblage Chrysler de Stellantis à Windsor (Ontario), au Canada.
Reuters
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L'usine d'assemblage Chrysler de Stellantis à Windsor (Ontario), au Canada.
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Donald Trump n'a pas hésité à faire feu. Depuis le Bureau ovale de la Maison-Blanche, le président américain a annoncé, mercredi, « des droits de douane de 25 % sur toutes les voitures qui ne sont pas fabriquées aux États-Unis ». Ces surtaxes, qui entreront en vigueur le 2 avril, constituent un séisme pour l'industrie automobile mondiale. « L'impact s'annonce majeur, et très peu d'acteurs semblent en mesure d'échapper à des répercussions négatives, avant même de possibles contre-mesures d'autres pays qui pourraient encore augmenter les effets », écrit Michaël Foundoukidis, analyste chez Oddo BHF, dans une note publiée ce jeudi. Il faut dire que la moitié des voitures vendues aux États-Unis - soit environ 8 millions d'autos - sont importées, principalement du Mexique, du Canada, d'Europe, du Japon ou de la Corée.
Cette décision constitue notamment une gifle pour les champions français de l'automobile, dont beaucoup sont très exposés au marché américain. C'est en particulier le cas de Stellantis. Le géant franco-italo-américain, qui possède les marques Jeep, Ram, Chrysler et Dodge, a vendu pas moins de 1,3 million de voitures aux États-Unis l'année dernière. Environ un tiers d'entre elles sont exposées aux droits de douane, souligne Michaël Foundoukidis. Stellantis dispose, en effet, de plusieurs usines au Mexique et au Canada.
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Certains de ses modèles destinés aux États-Unis sont, en outre, fabriqués en Europe. C'est par exemple le cas de sa Dodge Hornet, fabriquée en Italie. De quoi faire trembler les investisseurs. Le titre Stellantis chutait de plus de 4 % ce jeudi matin, à 10,90 euros. Interrogé par La Tribune, le constructeur renvoie pour l'heure au communiqué du lobby américain de l'automobile. Celui-ci appelle Washington à faire preuve de souplesse dans la « mise en œuvre » des droits de douane, afin d'éviter que la flambée attendue des prix des voitures plombe la demande.