Le constructeur japonais bouleverse son état-major pour se relancer après l’échec de la fusion avec son compatriote Honda.C'est un grand chambardement chez Nissan. Dans le sillage de sa fusion avortée avec son grand rival Honda, le constructeur japonais réorganise son état-major. C'est finalement un étranger, le Mexicain et actuel directeur de la planification, Ivan Espinosa, qui devient le PDG du groupe. Il remplacera, à compter du 1er avril, Makoto Uchida, qui paye les mauvais résultats du groupe.
Aujourd'hui directeur de la performance, le Français Guillaume Cartier, un temps pressenti pour prendre la tête du constructeur, « verra son rôle élargi au marketing mondial et à l'expérience client », précise Nissan dans un communiqué ce mardi, dans le sillage d'un conseil d'administration. Également pressenti pour devenir PDG ces jours derniers, le directeur financier Jérémie Papin est nommé directeur général. Actuel vice-président de la division de la planification des véhicules et de l'ingénierie des composants, Eiichi Akashi devient directeur de la technologie et directeur général.
Des ventes en berne
Nissan est aujourd'hui en très grande difficulté. Plombé par des ventes en berne et un retard préoccupant dans la voiture électrique, le troisième constructeur nippon a échoué à se marier avec son concurrent Honda en décembre dernier. Ce qui a provoqué une dégringolade du titre en Bourse, et suscite désormais des craintes pour son avenir.
Le constructeur avait annoncé de grosses restructurations l'année dernière, marquée par une forte réduction de sa capacité industrielle et la suppression de 9 000 emplois. Mais beaucoup estiment que ce traitement de cheval ne suffira pas pour redresser le groupe. Au regard de plusieurs analystes, Nissan doit soit trouver un allié pour rebondir, soit se serrer davantage la ceinture pour retrouver des couleurs. La tâche qui attend Ivan Espinosa n'a, quoi qu'il en soit, rien d'un long fleuve tranquille.