Les options de Nissan en cas d’abandon de la fusion avec Honda
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Nissan est aujourd'hui au fond du trou. Plombé par des ventes en berne, le troisième constructeur nippon pourrait annoncer la fin des négociations concernant son mariage avec Honda ce jeudi, à l'occasion de ses résultats trimestriels.
Le contexte est électrique puisque la presse japonaise a déjà annoncé, la semaine dernière, l'abandon de cette fusion, ce qui a provoqué une dégringolade du cours de Nissan en Bourse. Tous les observateurs s'interrogent désormais sur l'avenir du groupe et les conséquences de ses déboires pour Renault, son premier actionnaire à hauteur de 35%.
Il faut dire que sa situation est critique. Interrogé par La Tribune, Sébastien Amichi, associé chez Kearney et spécialiste de l'automobile, n'y va pas par quatre chemins. « Les résultats de Nissan sont objectivement problématiques, juge-t-il. Sans restructuration massive, sa situation dans les douze à dix-huit mois à venir pose question. Au rythme de la dégradation de la marge opérationnelle, le constructeur pourrait finir par passer sous ses besoins en fonds de roulement et rencontrer de réelles difficultés pour payer ses salariés comme ses fournisseurs. »
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C'est la raison pour laquelle, selon lui, Honda s'est retrouvé dans une position dominante dans les négociations en vue d'une fusion, et aurait proposé, selon la presse japonaise, de filialiser Nissan plutôt que de privilégier un mariage entre égaux. « L'avantage de faire de Nissan une "business unit" est que si la marque fait défaut, le reste du groupe est protégé, explique Sébastien Amichi. Tandis qu'une fusion entre égaux dilue les difficultés financières de Nissan dans un futur ensemble. »
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