Michelin va supprimer 614 postes en France en 2022

L'industriel table sur 339 départs en retraite et 193 "places ouvertes" à la mobilité externe. Alors que le siège de Clermont-Ferrand est particulièrement touché, les sites de Troyes, Le Puy, Montceau, Cholet, Vannes et Bourges sont également concernés.

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Le fabricant français a confirmé la suppression de 614 postes en France en 2022.
Le fabricant français a confirmé la suppression de 614 postes en France en 2022. (Crédits : Alessandro Bianchi)

Engagé depuis un an dans un "plan de simplification et de compétitivité", le pneumaticien poursuit sa réorganisation. Le fabricant français a confirmé la suppression de 614 postes en France en 2022. Les sites du siège social à Clermont-Ferrand - avec 469 postes, dont 419 dans le secteur tertiaire et 50 dans l'industrie - sont particulièrement concernés, selon une note transmise aux syndicats avant une réunion du comité social et économique, mercredi et jeudi.

Parmi ces suppressions de postes, Michelin table sur 339 départs en retraite et 193 "places ouvertes" à la mobilité externe.

Le siège de Clermont-Ferrand particulièrement touché

Comme en 2021, dans le cadre de son plan de compétitivité, Clermont-Ferrand est particulièrement affecté. L'an dernier, Michelin avait en effet déjà supprimé 531 postes, dont 330 à Clermont-Ferrand, et a en créé 205 (170 au siège social). Néanmoins, les sites de Troyes, Le Puy, Montceau, Cholet, Vannes et Bourges sont également concernés, dans une moindre mesure.

Le groupe, qui compte 17.000 salariés en France, avait ainsi annoncé en janvier trois vagues de départs à venir dans le cadre de son plan, en avançant le chiffre de 2.300 suppressions de postes d'ici 2023.

Le groupe, qui va fêter ses 132 ans, prévoit parallèlement de créer 322 emplois l'an prochain dans l'Hexagone.

La nécessaire diversification

Alors qu'il vise les 34 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2030 (contre 24 milliards en 2019), le groupe clermontois est confronté depuis plusieurs années à l'arrivée en Europe de pneumatiques à bas coûts venus notamment d'Asie.

Michelin doit donc multiplier les nouvelles activités et cela passe par la réorganisation. Il part ainsi à la conquête de part de marché sur l'hydrogène à travers sa joint-venture Symbio (à 50% avec Faurecia), mais aussi des solutions dans la production additive (imprimante 3D), du médical, et des matériaux composites et dans les services (maintenances, gestion de flotte, datas...).

Parallèlement, le groupe va investir plusieurs milliards d'euros pour considérablement baisser son impact environnemental. Le groupe veut réduire de 36% les émissions CO2 de ses usines d'ici à 2030, après les avoir déjà réduites, selon lui, de 42% depuis 2014. « Nous allons multiplier nos investissements par trois pour baisser nos émissions de CO2 », indique Jean-Christophe Guérin, patron industriel du manufacturier.

(Avec AFP)

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