Renault trébuche en Bourse, rattrapé par une nouvelle polémique sur le diesel

La commission Royal aurait délibérément omis certains aspects des tests anti-pollution visant Renault. C'est ce qu'ont confié trois membres de cette commission au Financial Times. L'action a ouvert en baisse de plus de 2,6% mardi matin.
Le Renault Captur avait été mis en cause en début d'année par la Commission Royal pour ses émissions de polluants.
Le Renault Captur avait été mis en cause en début d'année par la Commission Royal pour ses émissions de polluants.

L'action Renault se négocie en nette baisse mardi matin à la Bourse de Paris après un article du Financial Times, selon lequel le rapport de la commission Royal sur les émissions polluantes aurait omis des éléments concernant le constructeur automobile.

La chute du titre sous contrôle

A 9 heures 55, le titre Renault recule de 2,29% à 72,17 euros, plus forte baisse de l'indice CAC 40 (+0,53%). Mais vers 10 heures 40, la chute semble jugulée puisque le titre ne perd plus que 1%.

Le Financial Times s'appuie sur le témoignage de trois des 17 membres de la commission Royal, qu'il n'identifie pas, pour écrire que le rapport publié fin juillet ne reprend pas tous les éléments recueillis lors des contrôles effectués. Le quotidien mentionne le fait qu'un dépassement a été observé sur 'une 'trappe' à oxydes d'azote (NOx) du Renault Captur en situation de test mais pas en conditions normales de conduite sur route. Le FT laisse ainsi entendre que des éléments auraient pu être sciemment omis dans le rapport.

Personne n'était joignable dans l'immédiat chez Renault pour un commentaire sur cet article. Le ministère de l'Environnement n'est pas non plus en mesure de réagir.

Des logiciels non accessibles?

Dans son rapport final, la commission Royal créée après le scandale des diesel Volkswagen recommande une amélioration des performances environnementales des véhicules et une modification rapide du cadre réglementaire européen.

La commission précise qu'elle n'a pas eu accès à l'ensemble des logiciels embarqués dans les véhicules testés et "ne peut donc pas se prononcer définitivement sur la présence ou absence de logiciels 'tricheurs'".

"A ce stade, la commission n'a pas mis en évidence l'utilisation de dispositifs d'invalidation illégaux mais ne peut en écarter l'hypothèse, qui ne pourrait être confirmée ou infirmée que par d'autres investigations approfondies", écrivent les auteurs du rapport.

Montré du doigt après les premiers tests effectués, Renault avait annoncé dès le mois d'avril qu'il améliorerait le système de dépollution de ses moteurs diesel.

(Avec Reuters)

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Commentaires 5
à écrit le 23/08/2016 à 16:28
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pourquoi le financial,il n'y a pas de presse en France? Declaration de trois membres anonymes;facile cela n'engage personne "ne peut se prononcer ,auraient pu etre,pas de mise en evidence" tres bien tout ça mais il faut etayer pour faire une acc...

à écrit le 23/08/2016 à 15:15
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Renault et d'autres constructeurs devraient se tourner plus rapidement vers les véhicules électro-solaires, çà mettrait un terme aux tricheries, polémiques très coûteuses (VW + conséquences sur la santé) et orientations dépassées. Sur le point d’arri...

à écrit le 23/08/2016 à 15:09
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Rien de surprenant, c'était écrit entre les lignes. Mme Royal va démentir et menacer le Financial Times d'une plainte !

à écrit le 23/08/2016 à 14:26
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je constate que tout est au conditionnel donc ??????????, rien !

à écrit le 23/08/2016 à 11:14
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En France il n'y a pas seulement Renault qui triche, il y a même la ministre de l'écologie qui triche et cache la vérité. C'est du beau. Ailleurs, les électeurs et contribuables demanderaient immédiatement la démission après un tel scandale. Il y ...

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