Renault : une année 2016 "record", pas de provisions pour le "dieselgate"

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Pour nous, c'est une très bonne année, on a atteint toutes les cibles que l'on s'était fixées sur le plan stratégique Drive the change à échéance 2017, a déclaré la directrice financière du groupe, Clotilde Delbos.
"Pour nous, c'est une très bonne année, on a atteint toutes les cibles que l'on s'était fixées sur le plan" stratégique "Drive the change" à échéance 2017, a déclaré la directrice financière du groupe, Clotilde Delbos. (Crédits : © Darley Shen / Reuters)
Les immatriculations des marques du groupe sont en progression, tout comme la marge opérationnelle.

Renault a publié vendredi un bénéfice net en hausse de 19,7% à 3,54 milliards d'euros pour l'année 2016, et a annoncé avoir réalisé un chiffre d'affaires de 51,2 milliards d'euros (+13,1% par rapport à 2015).

Après une année qualifiée de "record", l'entreprise, devenue le premier constructeur automobile français en terme d'unités écoulées dans le monde, a indiqué qu'elle visait désormais un chiffre d'affaires de 70 milliards d'euros à l'horizon 2022.

Objectifs atteints

Cette forte progression de l'activité est due aux immatriculations de véhicules du groupe (marques Renault, Dacia et Samsung Motors) qui ont bondi de 13,3% par rapport à 2015 et atteint 3,18 millions d'unités, mais aussi à l'accroissement de la marge opérationnelle. Celle-ci s'est élevée à 6,4% du chiffre d'affaires contre 5,2% en 2015. La marge opérationnelle de la division automobile est quant à elle de 4,9% contre 3,6% l'année précédente.

"Pour nous, c'est une très bonne année, on a atteint toutes les cibles que l'on s'était fixées sur le plan" stratégique "Drive the change" à échéance 2017, a déclaré la directrice financière du groupe, Clotilde Delbos. Ces objectifs, notamment celui de dépasser 50 milliards d'euros de chiffre d'affaires, "ont été atteints dès 2016, ce qui montre le succès de la stratégie qui a été mise en place depuis quelques années. On est donc très contents des résultats", a ajouté Mme Delbos lors d'un point presse au siège de l'entreprise à Boulogne-Billancourt.

L'ombre du "dieselgate"

Malgré ces bons chiffres, le constructeur français doit aussi composer avec l'ouverture d'une information judiciaire dans le dossier "dieselgate". Le parquet de Paris cherche à savoir s'il y a eu "tromperie sur les qualités substantielles et les contrôles effectués". Alors que l'affaire a déjà coûté des milliards de dollars à Volkswagen, à l'origine du scandale, Clotilde Delbos a justifié  le fait de ne pas passer de provisions dans les comptes 2016 de Renault.

"Ce que ça coûte à notre collègue germanique, c'est principalement aux Etats-Unis. Si vous regardez ce que ça leur coûte en Europe, à ce stade, je n'ai pas vu grand chose", a-t-elle indiqué. "Nous sommes très confiants, nous n'avons pas triché, nous l'avons dit, nous le redisons", a encore lancé la directrice financière, pour qui l'affaire est née plutôt "de l'interprétation de normes que d'un problème vis-à-vis de normes existantes".

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 14/02/2017 à 17:55 :
Renault annonce qu'il va recruter 200 salariés en CDI pour l'usine de Cléon (Moteurs et boites de vitesse).
Annonce que la production de l’usine a cru de 25 % en 2016 par rapport à 2015.
"des postes d’opérateurs de fabrication et de logistique, des techniciens, des conducteurs d’installations et des managers de proximité"
Une bonne nouvelle de plus !
a écrit le 12/02/2017 à 20:10 :
L' excellente rentabilité de RENAULT provient d' une gamme entièrement nouvelle, de sa pôle position dans l' électrique et le Vul et du taux de charge de 100 de ses usines. S' y ajoute les ventes à partenaires qui apportent près de 15 % de marges au groupe .

Une grande cohésion pour l' Alliance qui trouve enfin ses marques dans un marché largement internationalisé mais qui n' a pas à l' inverse profité à Volkswagen group en 2016 ...


Le podium zst à portée.
a écrit le 12/02/2017 à 9:40 :
Et la France , elle y gagne quoi , rien ! Le nombre de salariés de Renault diminue inexorablement , la France importe de plus en plus de Renault et Dacia et creuse encore plus son deficit , la formule 1 est en ruine et on la laisse agonisée , et les patriotes français sont en colère ,cette entreprise c'est un bien national et on laisse la mondialisation nous la voler . A qui profite , la magouille aux actionnaires étrangers surement ,à nos voisins européens qui nous affaiblisse comme jamais , à des pays surprenants l'Algérie ,la Russie ...qui ont su convaincre ,le PDG comment (il serait qu'une enquête soit ouverte sur les comptes cachés de Carlos ) , et le grand gagnant c'est Carlos ,qui fait un bras d'honneur aux français et qui gagne le pactole . IL faut un PDG français et patriote à la tête de Renault ,c'est urgentissime!
Réponse de le 12/02/2017 à 20:46 :
Pour faire comme VW ...?

"Les administrateurs de Volkswagen se sont aussi réunis à huis clos ce vendredi pour examiner les progrès réalisés par Herbert Diess, le patron de la marque VW, chargé de l'extirper du bourbier du "dieselgate", ont dit des sources à Reuters.

http://www.capital.fr/bourse/actualites/le-patron-de-la-division-poids-lourds-de-daimler-demissionne-1206426
Réponse de le 13/02/2017 à 8:19 :
Renault a relocalisé l'assemblage des Trafic (ex Espagne et Royaume-Uni)
des Bolloré Bluecar (ex Pininfarina Italie).
Tous les utilitaires de la marque sont assemblés en France ce jour.
Assemblage de la Micra à Flins depuis peu, 200/jour. L'objectif est de 132 000/an avec 80% de la production exportée en Europe. La précédente Micra était assemblée en Inde.
Renault est le constructeur qui a le plus augmenté ses effectifs en Europe, France et Espagne, depuis 2015.
Le groupe va continuer a investir sur les usines françaises les moins rentables.
Pour les seules raisons de l'écosystème/COP 21, et du prix de revient, il n'est plus possible de tout assembler en France, depuis bien longtemps.
Pas très sérieux de trimbaler des voitures par voie maritimes de France à l'autre bout de l'Asie ou de l'Amérique du sud. Pas bon pour la planète et casserole assurée au niveau des marges.
Si l'Afrique du nord et la Moyen-Orient achètent autant de Dacia, c'est bien parce qu'il ont assimilé la marque qui procure par exemple au Maroc d'énormes rentrées d'argent et de nombreux emplois et qui permet à certaines familles marocaines d'accéder à la mobilité sans tout sacrifier.
C'est ce qui sauve le Maroc économiquement, industriellement et socialement.
Ce gain de santé du Maroc se répercute aussi sur ses voisins.
Le Maroc, plus fort économiquement, est plus stable et plus riche, il peut ainsi importer bien plus depuis la France et l'UE, c'est donc du donnant-donnant. Les échanges entre la Maroc et le sud de l'Europe s'en trouvent renforcés. Italie et Espagne en profitent aussi au bout d'un certain temps.
Il faut analyser les évolutions sur le long terme, ce qui parait à court terme négatif, est profitable au sud de l'économie européenne sur le long terme.
Il est impossible pour les constructeurs européen d'assembler en Europe pour vendre à l'Afrique et au Moyen-Orient, en Asie et en Amérique du sud. A moins de baisser significativement les salaires minimum en Italie, en Allemagne et en France. Dans ce choix, ce serait la croissance intra-nations européennes qui prendrait un coup de massue de plus. Le résultat serait bien pire que les délocalisations, pour au bout du compte voir les marocains, tunisiens, algériens et égyptiens acheter des voitures de constructeurs non européens, et booster ainsi l'économie chinoise ou sud-coréenne au détriment de l'Europe, avec pour résultat final l'affaiblissement des constructeurs européens.
PSA se ventait il y a peu, d'assembler plus en France que Renault, ce qui avec l'arrivée de la Micra et la montée en puissance des derniers Trafic reste à prouver maintenant.
Acheter une Peugeot, même assemblée en France, redirige 14% des bénéfices automatiquement chez Dongfeng Motor.
Une réussite ?
Le protectionnisme est une grosse fumisterie vendu par Trump ou Le Pen. Je ne parle pas de la taxation justifiée de certains produits comme l'acier et le photovoltaïque chinois, points sur lesquels l'Europe a mise trop de temps à réagir.
Le protectionniste est souvent une vision populiste et à très court terme qui ne peut qu'illusionner les faibles d'esprit quelques mois, même pas le temps d'un quinquennat, la réalité économique rattrape vite l'utopie et les mensonges.
Réponse de le 13/02/2017 à 9:42 :
Impôts du Groupe Renault en France :
336 millions pour les résultats 2015
1,055 milliard pour 2016
a écrit le 10/02/2017 à 21:08 :
Si l'on compte bien, 50 milliard de chiffre d'affaire pour 3 185 000 voitures, cela fait un prix de vent moyen inférieur à 15 000 euro par voiture ;

c'est le chiffre d'affaire moyen le plus faible des constructeurs, ca correspond au bas de gamme ;
Réponse de le 12/02/2017 à 9:51 :
Les low cost sont bas de gamme.
Pour les autres c'est de la moyenne gamme ou haut de gamme, selon finitions et options !
Le Citan de Mercedes est assemblé avec les Kangoo sur une architecture de Kangoo. Le Citan serait donc bas de gamme?
Renault est très orienté petites et moyennes autos, donc la moyenne ne peut pas être élevée. Renault ne produit pas, comme Volkswagen ou Toyota, des camions, qui sont comptabilisés dans les chiffres.
Sachant que Renault s'implante en Chine et n'est pas présent aux Etats-Unis, et en convalescence en Iran et en Russie :
Renault améliore ses marges, gagne des parts de marchés sur ses concurrents, est N°1 européen des utilitaires, a relocalisé le Trafic, assemble des véhicules d'autres constructeurs en France (Micra, Opel Movano, Nissan NV400, Citan, Bluecar, etc), vend des moteurs ou (et) BV à d'autres (Mercedes, Nissan, Infiniti, Suzuki et Opel), assemble des Smart.
Réponse de le 12/02/2017 à 10:58 :
Une marge de 6, 4 % pour RENAULT c' est énorme en regard des 0 , 5 % générés par Volkswagen au premier semestre 2016.... Il est vrai que le Volkswagengate est passé par là et que le soutien des ventes a conduit à laminer les marges.

Donc oui le résultat RENAULT est à la fois exemplaire et historique, sa place sur le podium n' est maintenant plus qu' une question de mois.
Réponse de le 12/02/2017 à 10:59 :
Une marge de 6, 4 % pour RENAULT c' est énorme en regard des 0 , 5 % générés par Volkswagen au premier semestre 2016.... Il est vrai que le Volkswagengate est passé par là et que le soutien des ventes a conduit à laminer les marges.

Donc oui le résultat RENAULT est à la fois exemplaire et historique, sa place sur le podium n' est maintenant plus qu' une question de mois.
Réponse de le 12/02/2017 à 10:59 :
Une marge de 6, 4 % pour RENAULT c' est énorme en regard des 0 , 5 % générés par Volkswagen au premier semestre 2016.... Il est vrai que le Volkswagengate est passé par là et que le soutien des ventes a conduit à laminer les marges.

Donc oui le résultat RENAULT est à la fois exemplaire et historique, sa place sur le podium n' est maintenant plus qu' une question de mois.
Réponse de le 12/02/2017 à 12:27 :
@ Actions le 12/02/2017 à 9:51

si comme vous dites Renault vends des mécaniques à Mercedes class A, B, et C, Nissan, Opel, Infiniti, Bluecar, etc etc

cela doit donc être déduit du chiffre d'affaire de Renault, ce qui mécaniquement fait baisser le prix moyen de vente des bagnoles Renault,

à vous croire "Actions", le prix moyen de Renaut doit donc plutôt se situer à moins de 12 000 euro, Renault c'est digne de Dacia et Lada Avtovaz ...

donc Renault vends encore plus de bas de gamme que le calcul de "Faiblesse"...

Autre conclusion, les Mercedes ne sont plus des Premium ...
Réponse de le 12/02/2017 à 17:44 :
@Calculons
Toutes les marques cassent les prix pour les particuliers el les loueurs, Volkswagen, PSA ou Fiat comme les autres.
Votre bashing est puéril, c'est bien Renault qui gagne actuellement face à ses concurrents, les chiffres sont sans appel! Et ce n'est qu'un début !
L'orientation du groupe est aussi de se faire une place dans les berlines et sportives haut de gamme. Ceci ne peut se faire en un jour.
Les perspectives de progression du Groupe, Chine, USA, Iran et Russie, vont remettre les pendules à l'heure.
Les concurrents looser, pris de panique, tentent de s'orienter aussi très rapidement vers le low cost.
Excusez Renault d'avoir fait le bon choix en premier, pour contrer les fabrications asiatiques ou sud-américaines à bas cout.
Préféreriez-vous que les européens achètent des chinoises, des coréennes ou des indiennes plutôt des Renault, Peugeot ou Volkswagen assemblées en Afrique du nord?
a écrit le 10/02/2017 à 21:06 :
Renault est-il encore français? Il dépend de l'Alliance Renault Nissan dont le siège est à Amsterdam. Les dirigeants viennent de toutes les nations, les capacités de production sont principalement située hors de France. Quand aux ventes de 10 millions de véhicules, seulement 3,2 millions reviennent au groupe Renault et 0,5 million est vendu en France. Renault est une entreprise vraiment globale dont l'état actionnaire à 19,3% perçoit les dividendes. Le retrait de l’état français a permis à cette entreprise de se libérer du système asservissant des subventions de l'état et prendre un essor global. Peugeot suit le même voie.
Réponse de le 12/02/2017 à 11:01 :
Volkswagen dépend des 17 % du Quatar, cessez de vous mettre la tête dans le sable !!!!
a écrit le 10/02/2017 à 20:43 :
Surtout ne le dîtes pas à Ségolène , elle va tout faire pour descendre cette hérésie -comme pour la région Poitou Charente dont elle avait la gestion- : une entreprise Française qui marche ça ne lui plait pas!! Pourquoi ne pas demander des dommages à FaussWagen qui a ouvertement triché et floué le contribuable Français ?!! Ah ben non, c'est pas Français, elle elle ne détruit que les entreprises Françaises qui fonctionnent avec des dirigeants et personnels compétents !! Jalousie ? Imcompétence ? je vous laisse le choix !
a écrit le 10/02/2017 à 17:52 :
Le résultat net de Renault est maintenant très proche de celui de Nissan.
Et le dépassera probablement l'année prochaine.
Avec moins de ventes et moins de salariés pour le français.
L'état n'a rien lâché sur la participation et droits de vote de Nissan.
Ceci parait donc totalement justifié.
Renault a racheté et sauvé Nissan, au détriment de sa propre progression.
Nissan a profité depuis plusieurs années du choix japonais d'un yen faible.
Les cartes sont maintenant rebattues à l'avantage de Renault.
Point barre !
Réponse de le 10/02/2017 à 19:46 :
C'est déjà fait, la marge Renault dépasse déjà celle de l'allié.
Et la part de Nissan dans les résultats Renault a baissé, en € & en %.

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