Renault va vendre des voitures électriques en Chine à son partenaire Dongfeng

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Fluence Z.E. est un tricorps réservé aux pays émergents que Renault propose en motorisation électrique
Fluence Z.E. est un tricorps réservé aux pays émergents que Renault propose en motorisation électrique (Crédits : DR)
Le groupe automobile français a signé un accord avec son partenaire chinois pour lui vendre des voitures électriques. Pour Renault, il s'agit de renforcer son assise industrielle dans un pays où il n'a pas le droit de construire autre chose que des SUV.

Renault conforte son offensive en Chine. Alors que le volet commercial est bordé à l'extrême (la marque ne peut pas commercialiser autre chose que des SUV pour le moment), le groupe va néanmoins renforcer le volet industriel en vendant à son partenaire local, Dongfeng, des voitures électriques.

Les agglomérations chinoises sont saturées

Dongfeng commercialisera ce véhicule sous une marque locale (non-précisée) et à destination uniquement du marché chinois. Il sera conçu à partir de la plateforme Fluence Z.E., un tricorps du segment C (compactes) que Renault réserve aux pays émergents.

Cette annonce est une réponse à l'évolution du marché automobile chinois. Face à la saturation des agglomérations, de nombreuses municipalités ont décidé de plafonner les nouvelles immatriculations, sauf celles qui sont équipées de technologies vertes.

Un nouveau débouché pour un programme décevant

Pour Dongfeng, le partenariat avec Renault est une opportunité intéressante puisqu'il peut ainsi accéder au catalogue de voitures électriques de la marque au losange. De son côté, Renault peut amortir les lourds investissements consentis dans cette technologie et dont les performances commerciales ne sont pas du tout à la hauteur des prévisions initiales.

Lors du lancement du programme électrique à la fin des années 2000, Carlos Ghosn estimait ce marché à 10% du marché mondial à horizon 2020. Selon de nombreuses études, il est vraisemblable que celui-ci ne dépasse pas les 1% à cette date. Il n'en reste pas moins que la technologie électrique reste une solution qui intéresse tous les constructeurs.

En attendant d'élargir son catalogue...

Pour Renault, cet accord doit également permettre de renforcer son assise industrielle en attendant d'obtenir les autorisations pour commercialiser de nouveaux modèles. Renault construit actuellement une usine en Chine qui doit lui permettre de commercialiser le Kadjar, son nouveau SUV. Cette usine de 150.000 unités annuelles, installée à Wuhan, doit entrer en service en 2016 et lancera la même année un SUV de segment D (un Koleos 2).

Au salon de Francfort, les dirigeants du groupe confiaient espérer un élargissement de leur catalogue par les autorités locales. Ils souhaitent lancer la Talisman, la nouvelle berline de Renault, remplaçante de la Laguna. Les familiales et intermédiaires bénéficient encore d'une bonne place dans le paysage automobile chinois, même si celui-ci évolue de plus en plus vers les SUV. Grâce à l'électrique, Renault pourrait s'attirer les faveurs des pouvoirs publics et des collectivités, et se donner ainsi les moyens de ses ambitions chinoises...

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Commentaires
a écrit le 28/09/2015 à 20:50 :
Faute de structures adaptés, la filière des voitures électriques est un flop retentissant.
Connaissaiez vous l'emplacement de bornes électriques dans votre ville?
a écrit le 28/09/2015 à 15:48 :
C'est RENAULT qu'il vous faut, je le disiais, l'écrivais, une valeur sûre et qui monte...!!!

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