Autolib' : report de licenciement, reclassement... les salariés enfin fixés sur leur sort

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Le plan de sauvegarde de l'emploi d'Autolib' devrait être mis en oeuvre autour du 1er septembre, en fonction de la date à laquelle il sera validé par les services de l'Etat.
Le plan de sauvegarde de l'emploi d'Autolib' devrait être mis en oeuvre "autour du 1er septembre", en fonction de la date à laquelle il sera validé par les services de l'Etat. (Crédits : Reuters)
Deux semaines après l'arrêt du service d'autopartage Autolib' à Paris, les quatre syndicats représentatifs des 260 salariés de la société du groupe Bolloré ont signé, le 14 août, le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). Il prévoit un report de licenciement au 31 octobre prochain, des départs anticipés, diverses aides à la mobilité, à la création d'entreprise ou à la formation, ainsi qu'un plan de reclassement interne et externe.

Enfin l'épilogue. Les délégués FO, CGT, SUD et CFDT et la direction d'Autolib' sont parvenus à un accord, le 14 août dernier, concernant le Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). Ce dernier devrait être mis en oeuvre "autour du 1er septembre", a indiqué à l'AFP Samir Mohamdi, délégué syndical FO (majoritaire), en fonction de la date à laquelle il sera validé par les services de l'État.

Cet accord de plan social marque ainsi l'aboutissement de plusieurs semaines de négociations entre les deux parties, conséquence de l'arrêt définitif du service d'autopartage de véhicules électriques à Paris, le 31 juillet. Depuis le début du mois de juillet, la diminution du nombre de véhicules et de stations disponibles s'est faite de façon progressive pour, dit-on, "permettre au groupe Bolloré de reclasser dans de bonnes conditions et dans le respect du dialogue social les 254 salariés dont il a la responsabilité".

Report de licenciement, départs anticipés et congés de reclassement

Dans le détail, les salariés d'Autolib' quitteront officiellement les effectifs du groupe Bolloré le 31 octobre prochain, au lieu du 31 août - soit un report de licenciement de deux mois obtenu par les syndicats.

Le PSE comprend également la mise en place de départs anticipés, des aides à la mobilité, un congé de reclassement de huit mois, des aides à la création d'entreprise ou à la formation, ainsi que la recherche de reclassement interne et externe, a précisé Samir Mohamdi, qui le juge "satisfaisant".

Peu de débouchés dans le groupe

Par ailleurs, une cellule de reclassement en interne, lancée il y a une semaine, a déjà mené "environ 75 entretiens" avec des salariés d'Autolib'.

"Mais le groupe Bolloré a surtout des besoins pour des hauts postes à bac +5 [donc des postes de cadres], ce qui ne correspond pas à notre profil", déplore Samir Mohamdi.

Il souhaite que les élus intercèdent en leur faveur auprès des nouveaux entrants dans le secteur de l'autopartage à Paris: Renault dès septembre, PSA à partir de la fin de l'année mais aussi le loueur Ada et la société de location entre particuliers Drivy.

Une autre source syndicale interrogée par l'AFP juge le plan social "pas à la hauteur des moyens du groupe Bolloré". Mais "la très grande majorité des collègues avait envie de voir rapidement une issue arriver, aussi imparfaite soit-elle".

L'arrêt d'Autolib' aura également un impact sur la société Bluecarsharing, en charge pour le groupe Bolloré des relations client des services d'autopartage à Paris, Lyon, Bordeaux, mais aussi en Italie, en Angleterre et aux États-Unis. Autolib' représentant "environ 60%" de l'activité, une proportion similaire des 180 salariés devrait être touchée par un PSE jumeau, estimait un délégué syndical fin juillet.

(avec AFP)

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