Saint-Gobain touche le jackpot en Scandinavie pour se recentrer sur ses nouveaux marchés
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C'était le 6 octobre dernier : alors que Sébastien Lecornu annonçait, dans la cour de Matignon, la démission de son deuxième gouvernement - le plus court de la Ve République –, Saint-Gobain présentait sa feuille de route stratégique 2026-2030 « Lead & Grow ». Une nouvelle étape après un premier acte de décentralisation baptisé « Transform & Grow » de 2018 à 2021 et une confirmation intitulée « Grow & Impact » entre 2021 et 2025.
L'autoproclamé numéro 1 mondial de la construction durable entend, depuis ce jour-là, « s’étendre au-delà du résidentiel sur les marchés des infrastructures et du non résidentiel ». La veille, le bâtiment neuf et la rénovation totalisaient en effet 65 % de son activité contre 35 % pour les infrastructures et le non-résidentiel . Dans l'intervalle, il s’agit de faire monter cette branche à 40 % et de caper le reste à 60 %.
Avec sa gamme de produits du sol au plafond, en passant par les cloisons et les façades, le groupe coté au CAC 40 revendiquait également d’être « le seul industriel fournisseur et partenaire à apporter une offre complète » aux partenaires et aux particuliers. « Un produit, ça n’existe pas tout seul. C’est unique de pouvoir fournir tous ces éléments », expliquait Benoit Bazin, le P.-D.G. de Saint-Gobain.
Et pour cause, selon ses dires, le terrain de jeu est de 500 milliards d’euros, porté par la croissance démographique, l’urbanisation, la rénovation énergétique, l’adaptation des bâtiments et des infrastructures au changement climatique ou encore la relocalisation industrielle. Dans la chimie de la construction, dans laquelle la major a déjà investi massivement, l’idée est de passer de 6,5 à 9 milliards d’euros de chiffre d’affaires.
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