C'est seulement le premier exercice et, déjà, Stellantis démontre la pleine puissance de son modèle économique avec des ratios de rentabilité au plus haut... Et ce, dans un contexte particulièrement défavorable (hausse des matières premières, pénurie des semi-conducteurs...).
Le communiqué de presse compare l'exercice 2021 avec l'exercice 2020 qui reste théorique, à partir de données compilées puisque Stellantis est né en janvier 2021 de la fusion des groupes Fiat Chrysler et PSA. En outre, cet exercice souffre d'une comparaison très favorable puisque l'année 2020 avait été l'une des plus catastrophiques de l'histoire de l'automobile, en raison de la crise sanitaire.
Le chiffre d'affaires s'élève à 152 milliards d'euros, en hausse de 14%. Le résultat opérationnel courant ressort à 18 milliards d'euros, soit une marge de 11,8%. Ce niveau de rentabilité est très au-dessus des standards du marché hors crise sanitaire. Les groupes généralistes tournent autour de 5% à 8% pour les plus performants. Il fallait jusqu'ici regarder du côté des marques premium pour trouver des marges à plus de 9%.
Dans le détail, c'est l'Amérique du Nord qui parait tirer la rentabilité vers le haut avec une marge de 16,3%. Les activités asiatiques (Chine, Inde et Asie Pacifique) affichent une marge de 11,1%, mais le volume est négligeable (moins de 4 milliards d'euros de chiffre d'affaires, et 442 millions de profits opérationnels). L'Europe contribue à hauteur de 5,3 milliards d'euros de profits, soit presque le double en un an, mais la rentabilité est moindre à 9,1% (une performance somme toute très élevée). Même l'Amérique Latine qui a largement souffert de la crise, et de la volatilité des devises, engrange une rentabilité de 8,3%. Autre indice de la robustesse financière du groupe, les flux de trésorerie s'élèvent à 6,1 milliards d'euros.