Un 4x4 pour remplacer la Smart, le pari d'Ineos à Hambach
Olivier Mirguet
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Ineos Automotive envisage de produire son futur 4x4, le Grenadier, sur le site de l'usine Smart à Hambach (Moselle).
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Ineos Automotive envisage de produire son futur 4x4, le Grenadier, sur le site de l'usine Smart à Hambach (Moselle).
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Le Grenadier va-t-il remplacer la Smart à Hambach ? Cinq jours après l'annonce par Mercedes de la vente de l'usine de la micro-citadine, le groupe britannique Ineos apparaît tel un potentiel repreneur inattendu et incongru. L'industriel Jim Ratcliffe, dirigeant d'un consortium de 23 000 salariés (61 milliards de dollars soit 54 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2019 pour Ineos Group, non coté en bourse), a décidé de se lancer dans la production automobile. Sa filiale Ineos Automotive envisage, depuis 2017, de construire un successeur du Defender, le légendaire 4x4 utilitaire dont Land Rover a cessé la production en janvier 2016. Le projet d'Ineos Automotive, baptisé Grenadier, a été présenté début juillet à l'état de prototype. Sa carrosserie reprend l'aspect utilitaire et les lignes à angles vifs du Defender, mais sa mécanique est inédite. Ineos annonce un partenariat avec BMW pour les moteurs à 6 cylindres en ligne essence ou diesel. L'allemand ZF et l'autrichien Magna Steyr fourniraient les transmissions (automatique huit rapports) et l'ingénierie mécanique. Le rythme de production prévisionnel de ce solide 4x4 s'établit à 25.000 unités par an, pour un prix de vente à partir de 50.000 livres (55.000 euros, hors malus). Après la petite Smart, dont les promoteurs vantaient les vertus écologiques, les défenseurs de l'environnement apprécieront.
Le projet initial d'Ineos Automotive devait comprendre deux sites de production à Bridgend (Pays de Galles) pour l'assemblage sur 23.000 mètres carrés et à Estarreja (Portugal) pour les carrosseries, avec des mises en service annoncées en 2021. Les travaux de terrassement à Bridgend ont été suspendus à l'annonce du projet de reprise de l'usine Smart à Hambach. Les deux nouvelles usines auraient créé un millier d'emplois dans les deux pays. "La surcapacité est depuis longtemps un problème majeur dans le secteur automobile", observe Dirk Heilmann, président d'Ineos Automotive, dans un communiqué publié le 7 juillet par l'entreprise. La crise sanitaire du Covid justifie, selon Dirk Heilmann, la remise à plat de toute son organisation. Ineos, qui ne précise pas le périmètre de la reprise des activités à Hambach (1600 salariés) ni le montant de son offre, promet sa décision "au cours des prochaines semaines".
Olivier Mirguet
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