Voitures électriques : pourquoi Renault déploie ses propres stations de recharge
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La station de recharge rapide de Mobilize de Lormont (Gironde).
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La station de recharge rapide de Mobilize de Lormont (Gironde).
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C'est une des priorités de Renault. Le constructeur au losange déploie des stations de recharge dans tout l'Hexagone. Il opère via sa marque Mobilize, dédiée à la mobilité électrique. Celle-ci a vu le jour avec « Renolution », le plan stratégique lancé par Renault en 2022. Sa première station de recharge, qui a vu le jour à Lormont, en Gironde, en janvier 2024, illustre la stratégie d'implantation de la marque.
Celle-ci profite d'un terrain loué à un concessionnaire Renault-Dacia, au cœur d'une zone commerciale. La station entend séduire les automobilistes en itinérance, grâce à sa proximité avec la rocade de Bordeaux, à moins de cinq minutes de l'autoroute. Equipée de six bornes, cette station publique s'adresse aussi à tous les habitants et professionnels des environs qui souhaitent bénéficier d'une charge rapide, quel que soient le modèle de leur voiture
D'après Jérôme Faton, le directeur Energie de Mobilize, ce mode de recharge est amené à séduire de plus en plus d'automobilistes. « Il faut aujourd'hui 30 minutes pour passer de 20% à 80 % de charge sur un Scenic, explique-t-il. A partir de l'année prochaine, les évolutions techniques nous permettront de passer sous les 20 minutes. » Renault mise aussi sur des tarifs inférieurs à ceux pratiqués sur autoroute pour attirer les clients. Sur place, le prix d'une charge revient à 0,59 euro le kWh (0,39 euros avec abonnement), contre « plus de 0,60 euro » sur autoroute, argue Anne-Cécile Bonneville, la directrice du réseau de recharge de Mobilize.
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Une fois leur recharge lancée, les clients bénéficient d'un espace de repos, avec des canapés, une machine à café, du Wifi pour travailler, et des toilettes. En bon commerçant, Renault offre aussi aux automobilistes de passage la possibilité de découvrir ses modèles à la concession voisine, et d'essayer ses véhicules. « Nous avons en moyenne trois essais par semaine », se félicite Rodolphe Leroyer, le directeur de Renault Retail Group à Bordeaux.
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