Avec son usine 4.0, les ambitions de Lacroix pour rendre l’électronique française plus compétitive
Frédéric Thual
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Construite à Beaupréau-en Mauges dans le Maine-et-Loire, Symbiose, unité d'assemblage de composants électronique du groupe Lacroix, a réussi à diminuer de 30% ses consommations d'énergie.
Le groupe industriel nantais Lacroix vient d’inaugurer une usine d’assemblage de composants électroniques de 19.000 m² à Beaupreau-en-Mauges dans le Maine-et-Loire. Econome en énergie, digitalisé, automatisé et collaboratif dans sa conception, cet investissement, largement soutenu par Bpifrance, veut être le symbole du renouveau de la filière électronique en France.
A Beaupréau-en-Mauges (Maine-et Loire), la nouvelle usine du groupe Lacroix ambitionne d'être le symbole de la réindustrialisation à la française. Baptisé Symbiose, ce site de 19.000 m² et qui emploie 460 personnes, entend devenir l'un des fleurons de la filière électronique française et contribuer au rapatriement de productions de composants électroniques en Asie.
«Le confinement de la Chine a été un véritable électrochoc pour de nombreux clients qui se sont rendus compte qu'ils ne pouvaient plus continuer dans le contexte géopolitique actuel à miser sur des productions délocalisées à l'autre bout du monde, sans certitude qu'ils pourront les récupérer... », a indiqué Vincent Bédouin, le président du groupe d'électronique Lacroix, lors de l'inauguration de ce bel outil.
Une inauguration qui s'est déroulée ce jeudi 8 septembre en grande pompe, en présence du ministre de l'Industrie, Roland Lescure, de Frédérique Le Greves, Ceo de STMicroelectronics, de Christelle Morançais, présidente de la région Pays de la Loire, et de Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance. La banque publique est entrée au capital de l'entreprise via son fonds SPI (Société de Projets Industriels) à hauteur de 15 millions d'euros pour cofinancer cet investissement de 25 millions d'euros. BPIFrance a accompagné le groupe Lacroix pour 40 millions d'euros.
« On l'a équipée comme un sapin de Noël », ironise Nicolas Dufourcq, saluant la complémentarité de la French Fab et de la French tech dans ce projet. Opérationnel depuis le mois de février, ce nouvel outil de production aura respecté les plannings et le budget. « Avec le Covid, la pénurie de composants et la hausse des matières premières, c'est déjà un exploit. Nous avons finalement lancé le projet au bon moment... », confie Vincent Bedouin, au regard de l'évolution du contexte international et de la crise de l'énergie.
Équipée pour de petites, moyennes et grandes séries
En doublant de taille, l'unité d'assemblage de composants électroniques appuie son activité sur l'aéronautique et la défense (Safran, Thales...), les cryptomonnaies (Ledger...) et la cybersécurité, la domotique (Total Energies...) et seulement 18% pour le groupe Lacroix (Lacroix Electronics, Lacroix environnement et Lacroix city). « L'usine a été conçue majoritairement pour accueillir des productions autres que Lacroix », rappelle Vincent Bédouin, qui ambitionne d'atteindre un chiffre d'affaires de 100 millions d'euros en 2027, contre 68 millions en 2019, sur le site de Montrevault sur Evre.
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