Foncia très courtisé par les fonds d'investissement

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Des fonds comme Bridgepoint, Eurazeo et KKR sont sur les rangs. Mais la filiale de BPCE d'administration de biens immobiliers, valorisée entre 750 et 800 millions d'euros, est aussi convoitée par des acteurs du secteur, comme Citya et Crédit Immobilier de France.

À l'occasion de la présentation des résultats annuels de BPCE ce mercredi, un sujet s'est invité dans les discussions : celui de la vente de Foncia, le leader français de l'administration de biens, filiale à 100 % du groupe bancaire. Le lancement il y a un mois d'une « réflexion stratégique » sur l'avenir de la société a réveillé l'appétit des investisseurs. Les candidats, dont les offres de premier tour sont attendues mi-mars, sont déjà nombreux. Prié de faire un point sur ce projet de cession, le président de BPCE, François Pérol, a fait savoir que la banque Rothschild, mandatée pour l'opération, étudiait toutes les options pour la valoriser.

Foncia valorisé entre 750 et 800 millions d'euros

Parmi les candidats à l'acquisition de Foncia, les fonds d'investissement font figure de favoris. Une quinzaine d'entre eux manifesteraient de l'intérêt pour le dossier, dont des français, comme Eurazeo et LBO France, mais aussi des anglo-saxons, tels que Bridgepoint, Carlyle, Cinven et KKR. D'après nos informations, ils seraient prêts à mettre entre 600 et 700 millions d'euros sur la table, soit entre 10 et 12 fois la marge brute opérationnelle de Foncia en 2010.
Or, l'administrateur de biens, racheté en 2007 pour 1,32 milliard d'euros et déprécié depuis, est aujourd'hui valorisé entre 750 et 800 millions dans les livres de BPCE. Ce montant représenterait un plancher aux yeux du président du groupe, François Pérol. La question du prix est d'autant plus fondamentale pour la banque qu'elle doit encore rembourser 2,2 milliards d'euros à l'État avant fin mars. L'été dernier, elle avait cédé la Société Marseillaise de Crédit au Crédit du Nord pour 872 millions d'euros.

Propositions faibles

Les concurrents directs de Foncia, pour leur part, ne devraient pas se montrer plus généreux que les fonds. Leurs propositions devraient être au contraire bien inférieures. Pour l'heure, un seul acteur du marché s'est officiellement porté candidat. Il s'agit de Citya, quatrième administrateur de biens français. Ce dernier, avec un chiffre d'affaires presque six fois inférieur à celui de Foncia, est trop petit pour assumer seul l'opération. Il envisagerait donc de proposer à BPCE une prise de participation légèrement majoritaire, qui lui donnerait le contrôle de la gouvernance, en vue d'une introduction en Bourse dans les cinq ans.
Autre candidat possible, le Crédit Immobilier de France. Celui-ci a certes déjà racheté le pôle services d'Icade en 2009 mais serait intéressé par le dossier. Enfin, Crédit Agricolegricole a été cité comme candidat potentiel. Les autres solutions ne sont pas légion. La piste Nexity, maison-mère du numéro deux du secteur, Lamy, semble aujourd'hui exclue puisque BPCE détient 40 % de son capital. Quant à Urbania, il sort à peine d'une longue affaire judiciaire.

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