Crise du logement : les étudiants face au fléau du manque de résidences spécialisées
Maxime Heuzé
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Le CROUS gère 175 000 logements étudiants.
Reuters
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Le CROUS gère 175 000 logements étudiants.
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Se loger quand on est un étudiant relève du parcours du combattant. Selon le site de petites annonces Bien'ici, pour les studios, la tension locative - c'est-à-dire la différence entre l'offre et la demande de logements - a augmenté de 63% à Bordeaux, de 70% à Lille et même de 114% à Rennes entre l'été 2023 et l'été 2024. Une situation qui nuit aux 2,93 millions d'étudiants, dont beaucoup doivent quitter le domicile familial pour poursuivre leur cursus universitaire.
C'est d'ailleurs pour permettre aux plus modestes d'entre eux de se loger qu'ont été construites les résidences étudiantes. Ces dernières représentent 380.000 places, dont 175.000 gérées par les CROUS - qui affirment loger 6% des étudiants -, et 60.000 par des bailleurs sociaux, selon une réponse écrite du ministère du Logement à la sénatrice (LR) du Haut-Rhin Sabine Drexler en juillet 2023.
En plus d'éviter aux étudiants de se retrouver à la rue, « les logements CROUS permettent aux étudiants de faire des économies sur ce qui est leur premier poste de dépense, puisque ces chambres coûtent entre 150 et 600 euros par mois », selon Hania Hamidi, secrétaire générale du syndicat Unef. En comparaison, le loyer moyen à l'échelle nationale est de 413 euros, et même de 636 euros à Paris, selon la dernière enquête de l'Observatoire de la vie étudiante (OVE). Une différence notable à l'heure où le coût de la vie a flambé pour les étudiants : +27,76% depuis 2017, selon l'Unef.
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Pourtant, malgré l'utilité évidente de structures dédiées, il manque encore 250.000 logements pour répondre à la demande de tous les étudiants, évalue l'Association interprofessionnelle des résidences étudiantes et services (AIRES). Rien que pour les CROUS , « pour 24 places, nous avons 100 demandes d'étudiants, donc il y a clairement un manque de logements », reconnaît Bénédicte Durand, la présidente du Centre national des œuvres universitaires et scolaires (CNOUS) qui administre les CROUS.
Maxime Heuzé