Effondrements d'immeubles à Marseille : Gaudin reconnaît des manquements

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Marseille: gaudin defend sa gestion apres l'effondrement d'immeubles
JEAN-PAUL PELISSIER

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Marseille: gaudin defend sa gestion apres l'effondrement d'immeubles
JEAN-PAUL PELISSIER
Au lendemain de la marche blanche en mémoire des huit morts dans les effondrements d'immeubles à Marseille, Jean-Claude Gaudin (LR) fait son mea culpa. Le maire de la cité phocéenne a reconnu, ce dimanche 11 novembre lors d'une conférence de presse à l'Hôtel de ville, des manquements de la municipalité au sujet de l'habitat insalubre.
Une note confidentielle de l'Agence régionale de santé révélée par Le Monde étrille le service communal d'hygiène et de santé (SCHS) de la ville de Marseille, jugeant que ses agents ont tendance à "sous-évaluer" les dysfonctionnements dans les immeubles et à "minimiser" leur impact sur la santé des habitants. Jean-Claude Gaudin, interrogé par la presse sur cette note, a assuré que la mairie allait "renforcer ce service-là".
Tout en reconnaissant les failles de la mairie sur l'habitat insalubre (menaçant la santé des occupants), le maire de Marseille a estimé, concernant les immeubles en péril, que "dès que nous sommes alertés, nous prenons (...) les arrêtés de péril". Une enquête a été ouverte et confiée à la police judiciaire pour déterminer les circonstances exactes de la catastrophe et d'éventuelles responsabilités.
Durant la conférence de presse, Jean-Claude Gaudin a une nouvelle fois écarté la possibilité d'une démission, martelant "je ne fais pas tout bien, j'en suis sûr mais je suis là et je reste là !". Il s'est également justifié sur son absence à la marche blanche du samedi 10 novembre, en hommage aux huit victimes de la rue d'Aubagne.
La marche blanche organisée par les familles et les proches des victimes de la rue d'Aubagne a réuni dans les rues de Marseille 8.000 personnes selon la police, "une marée humaine" selon les organisateurs.
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Tout au long de la semaine, les critiques à l'égard de la gestion de Jean-Claude Gaudin (LR), aux manettes de la ville depuis 23 ans, n'ont cessé de croître. Un rapport remis en 2015 au gouvernement faisait état de 40.000 logements indignes à Marseille, menaçant la sécurité de près de 100.000 habitants, alors que la ville en compte plus de 860.000, selon l'Insee.
(Avec AFP)
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