Îlink : une autre façon de vivre, construire et partager la ville

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Le village mutualisé et partagé de l'île de Nantes s'étend sur 22.000 mètres carrés et comprend 187 logements.
Le village mutualisé et partagé de l'île de Nantes s'étend sur 22.000 mètres carrés et comprend 187 logements. (Crédits : iLink)
Terrain d'expérimentation destiné à élaborer la ville de demain, le programme immobilier îLink entend étoffer l'aménagement urbain de l'île de Nantes tout en proposant un cadre connecté et évolutif dans le temps.

Ce qui pouvait s'apparenter à une proposition hors normes dans la tête de doux rêveurs est devenu en six ans une nouvelle façon d'aborder la promotion immobilière. Et îLink, ambitieux programme de 22.000 mètres carrés (55 millions d'euros) voulu par la Société d'aménagement de la métropole Ouest Atlantique pour étoffer l'aménagement urbain de l'île de Nantes, s'est mué en un véritable laboratoire pour construire la ville de demain (lire également notre supplément sur les trophées Smart City 2018).

« On a réinterrogé les façons de faire et d'aborder les problématiques par l'usage », s'accordent les nombreux acteurs du projet (les promoteurs Quartus, Vinci Immobilier et Adim Ouest, le bailleur social Harmonie Habitat et l'agence conseil Scopic). Pour eux, cette opération a été « tout sauf un long fleuve tranquille ». Entre workshops, expérimentations et consultations tous azimuts, l'accouchement de ce « village » de 187 logements, commerces et bureaux où se croiseront 500 habitants et 500 actifs aura duré six à sept ans au lieu des trois ou quatre habituellement nécessaires pour ce type de programme.

Un modèle qui se veut évolutif

Résultat, les voisins se connaissaient avant même d'avoir pris possession des lieux. Au coeur de ce village conçu pour être partagé et mutualisé : La Conciergerie. Un carrefour doté d'un bar, d'un relais de poste, d'un pressing, d'un lieu pour la distribution de paniers de légumes, d'un espace de coworking... Testé sur trois sites pendant trois ans dans le quartier des Olivettes, celui-ci, ramené sur 165 mètres carrés, dispose de 25 postes connectés.

« On a bousculé les habitudes, avec des logements évolutifs par exemple, et pris le temps de construire un modèle qui fonctionne », assure Éric Boscherie, directeur général adjoint de Vinci Immobilier. Devant répondre à des enjeux économiques, sociétaux et territoriaux, la résolution de cette équation a permis de mettre au point un modèle pérenne et capable de s'adapter à différents modèles. « Car qui peut prévoir ce que seront les besoins des collectivités dans trois, cinq ou dix ans ? », dit-il.

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