• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
RégionsPays de la Loire

La maison imprimée en 3D « Made in Nantes » veut exporter son savoir-faire

Frédéric Thual, à Nantes

Publié le 28 mars 2018 à 13:18 - Mis à jour le 13 décembre 2024 à 01:09

4D2B

4D2B

Frédéric Thual

Le Quotidien Numérique

11 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « La Russie produit environ 300 nouveaux chars par an, qui ne sont pas utilisés sur le front ukrainien »: pourquoi les pays baltes craignent un mauvais coup de Moscou

  • 2

    23.600 milliards de dollars : la facture d'un divorce industriel entre l'Occident et la Chine

  • 3

    Laurent Voulzy et Isaure Le Faou : « Personne ne m’avait mis autant de lumière sur le cœur et sur l’âme »

  • 4

    Les motoristes restent plus que jamais les champions de la rentabilité, très loin devant Airbus et Boeing

  • 5

    Cyberattaques russes : l’Europe frappe le FSB avec des sanctions inédites

  • 6

    Guerre électronique : Dassault Aviation et Harmattan lancent Namib

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Annoncée comme une première mondiale, la maison nantaise, construite à l'aide d'une imprimante 3D est sortie de terre en quelques mois. Elle devrait être habitée à la rentrée prochaine par des bénéficiaires de l'habitat social. Accompagnateur et investisseur du projet, la SATT Ouest Valorisation a favorisé la création de la startup 4D2B pour commercialiser les secrets de fabrication.
« On a montré que ça marchait et que la maison est habitable. La différence avec les produits concurrents, comme les chinois ou les russes, c'est qu'ici, nous avons tout construit sur place, sans assembler de modules préfabriqués », explique Benoit Furet, enseignant chercheur à l'Université de Nantes et porteur du projet Yhnova : à savoir la construction d'un habitat social de 95 m² à l'aide d'une imprimante 3D robotisée.

Né en quelques mois, au cœur du quartier populaire de la Bottière à Nantes, ce prototype, fonctionnel et certifié, permettrait de réduire de 15 à 20% les coûts de construction, d'abaisser les factures énergétiques et d'accélérer les délais de construction.

Une dizaine de brevets et/ou de grappes de brevets ont déposé pour l'Europe, l'Asie et les États-Unis. Une mission menée par la Société d'Accélération et de Transfert de Technologies (SATT) Ouest valorisation, créée dans le cadre des Investissements d'Avenir, pour assurer les transferts de technologie entre le monde académique et l'industrie.

« Nous avons atteint un niveau de TRL (Technology Readiness Level) de 8 qui correspond à la production du prototype dans l'échelle de maturation d'un projet »,explique Vincent Lamande, Président de La SATT Ouest Valorisation.

Point de repère pour les bureaux d'innovation, cette échelle permet d'évaluer le coût de développement d'un projet. De 1 à 3 (la recherche de la preuve de concept), les industriels ne s'y intéressent pas. De 4 à 6, les spécialistes parlent de « fossé de la mort », le 9e stade correspond à la phase de commercialisation. On y est presque.

Vincent Lamande, President de Ouest Valorisation et Xavier Aduriz, ingénieur commercial à la direction marketing & Transfert de technologie Ouest Valorisation - Photo Frédéric Thual

Des qualités mesurées dans le temps

« La preuve de concept est là, devant vous », souligne Vincent Lamande, au pied de la bâtisse, comme glissée au chausse pied entre des arbres centenaires ou classés et un HLM de quatre étages. Pour se faufiler entre les écueils, il a fallu concevoir et manœuvrer un robot inexistant sur le marché.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Dans l'univers de la R&D plutôt habitué à la confidentialité des laboratoires, on a parfois tendu des bâches pour protéger ces innovations, des grains mais aussi des regards indiscrets alors que défilaient des délégations chinoise, danoise, polonaise, belge... sur le site. Des partenaires potentiels... qu'on a veillé à ne pas transformer en concurrent.

La dizaine de brevets touche à la fois la conception du robot, le process de fabrication, la composition de la mousse polyuréthane, les matériaux, le ferraillage, les buses de l'imprimante, les logiciels, la marque Batiprint3D, des angles de murs arrondis pour éviter la condensation... ou, encore, le type de peinture utilisé pour accentuer les qualités thermiques de l'habitat. La maison est équipée d'un bataillon de capteurs (température, qualité de l'air, hygrométrie), qui permettront de suivre son évolution dans les prochains mois et de vérifier qu'elle atteint bien l'objectif d'être 20% en-dessous des exigences requises par les normes RT 2012.

4D2B doit tre le leader européen de la construction en 3D

L'ensemble des brevets, sera bientôt traduit en offre technologique pour permettre la commercialisation de licences auprès d'industriels. C'est l'un des objets de la start-up 4D2B, en cours de création, portée par l'ingénieur doctorant Alexandre Anbiehl, acteur du Laboratoire des Sciences Numériques de Nantes (LS2N) qui, aux côtés de l'Institut de recherche en Génie Civil et Mécanique (GeM), a mis au point de procédé inédit de fabrication additive.

« C'est généralement ce qui se passe dans la santé. Sur des technologies de rupture, les industriels préfèrent soutenir une startup qui, elle, va prendre les risques avant d'être rachetée quelques années plus tard si tout se passe bien», observe-t-on à la SATT Ouest Valorisation.

4D2B sera bientôt incubée par la technopole nantaise Atlanpole, spécialisée dans l'accompagnement et l'accélération des entreprises innovantes, dans le cadre du programme Manufacturing Factory, lié à au développement de l'usine du futur. « 4D2B, parce qu'au-delà de la construction en 3D, nous investissons dans la quatrième dimension avec l'intelligence et les fonctionnalités dans les parois », justifie Benoit Furet. A ce jour, le capital de la startup serait détenu par trois enseignants chercheurs, un doctorant et un spécialiste du bâtiment.

« Très vite, nous allons constituer une équipe, dégager une stratégie, mener une levée de fonds, faire entrer des investisseurs et trouver des industriels susceptibles d'adopter tout ou partie de ces technologies. L'ambition est d'en faire le leader de l'impression 3D en Europe. Sur ce type de projet, la vocation est bien internationale », affirme Vincent Lamande.

Une première pour le City Lab nantais

La démarche du transfert de technologie suivra une logique déjà déployée avec la start-up rennaise Surfactgreen créée en 2016 pour accompagner le développement de tensioactifs 100% verts à partir de matières premières naturelles, après trente années de recherche, une dizaine de brevets et une levée de fonds de 1,2 millions d'euros. Dans ce type d'opération, la SATT Ouest Valorisation se rémunère sur la vente de licences ou de grappes de licences et grâce aux royalties négociées sur le chiffre d'affaires des industriels. Cette fois, l'histoire va beaucoup plus vite.

« Parce qu'on a réussi à mettre en relation et fédérer l'ensemble des acteurs académiques, institutionnels et économiques, à sécuriser l'espace public et à engager une évaluation dans le cadre du programme Nantes City Lab. Celui-ci est pensé pour faire de la métropole nantaise un champ d'expérimentation pour les projets innovants liés à l'idée de smart city », souligne Francky Trichet, adjoint au numérique de la ville de Nantes.

« Et c'est la première réalisation concrète de cet engagement », s'est réjoui Johanna Rolland, présidente de la Métropole. Parmi les effets collatéraux positifs, ce chantier a aussi permis de travailler sur la pénibilité au travail avec la réduction des troubles musculosquelettiques, d'alléger la dépendance aux conditions météorologiques en raison de l'absence d'échafaudage, de faire évoluer l'image des métiers du BTP et de favoriser l'émergence de nouveaux métiers comme celui de « roboticien ».

Des projets émergent à l'international

Chiffrée à 195.000 euros, la construction de la maison aura nécessité un investissement de plusieurs centaines de milliers d'euros. « Plus de 500.000 euros... », lâche un des acteurs du projet. Dont un tiers est investi par la SATT Ouest Valorisation, gestionnaire des brevets, et 250.000 euros amenés par la Caisse des dépôts et consignation. Déjà, des échanges et des chiffrages auraient lieu avec des groupes industriels.

« On étudie la création d'un lotissement péri-urbain dans la région d'Angers pour construire des maisons sur un niveau et R+1 dont la technologie est maintenant maitrisée, et avons un projet avec un promoteur chinois pour la construction de quarante maisons individuelles au sein d'un écoquartier piloté par un architecte français...», note Benoit Furet, joint par un promoteur mexicain intéressé.

La startup projette d'étudier la réalisation d'un bâtiment commercial de 700 m² dans l'Ouest de la France et la construction d'un centre de vacances sur l'île Maurice.

« C'est sûr que si les projets doivent se multiplier nous allons devoir investir... », dit-il.

Du coté des laboratoires de l'Université de Nantes, les recherches vont se poursuivre pour élever la construction et travailler avec des matériaux biosourcés, plus écologiques que la mousse polyuréthane...

« De manière aussi à pouvoir décliner et proposer des gammes...aux industriels », esquisse Vincent Lamande.

Frédéric Thual, à Nantes

Sur le même sujet

Le projet de Sesterce doit s'implanter sur le site de l'ancien pôle Ecotox de Rovaltain (Photo d'illustration).

Data center : suspension du permis de construire du méga-projet de Sesterce à Valence

La start-up marseillaise Sesterce prévoyait un datacenter à Alixan, dans la Drôme, pour un investissement d'1,5 milliard d'euros. Mais le tribunal administratif de Grenoble a estimé qu’une étude d’impact environnemental aurait dû être menée, et soulève un doute sérieux sur la compatibilité du projet avec les règles d’urbanisme.

Premium
Auvergne-Rhône-Alpes
Carole Delga lors de la rencontre des maires d'Occitanie le 10 juillet à Toulouse.

Carole Delga : « Je préfère un TGV qu’une Micheline sur les rails »

Pour la deuxième fois de son mandat, la présidente de région a choisi de réunir les maires occitans lors de deux rencontres à Toulouse et Montpellier. Face à elle, les préoccupations nombreuses des élus sur un territoire vaste et contrasté.

Premium
Régions
La région Pays de la Loire entend capitaliser sur son avance en matière d’énergie citoyenne. Fin 2025, 41 % de la production nationale d’énergie renouvelable citoyenne provenait de ce territoire. Illustration dans le Maine-et-Loire avec le parc éolien...

Énergies renouvelables : les Pays de la Loire veulent doubler la production d'ici à 2035

Entre 2024 et 2035, la région Pays de la Loire vise un peu plus qu’un doublement de sa production d’énergies renouvelables. Validée par le Comité régional de l’énergie (CRE), cette trajectoire repose sur un mix diversifié combinant biomasse, solaire, éolien, biométhane et pompes à chaleur. Elle reste toutefois conditionnée.

Premium
Pays de la Loire
Nicollin Environnement rassemble les prestations de gestion des déchets et propreté urbaine pour les collectivités et les entreprises.

Le Groupe Nicollin s'apprête à céder la majorité sur son pôle déchets et eau

Le mastodonte montpelliérain Nicollin, créé il y a 80 ans, s’apprête à franchir une étape : il annonce être entré en négociations exclusives en vue de l’entrée de Morgan Stanley Infrastructure Partners au capital de sa filiale Nicollin Environnement comme actionnaire majoritaire.

Régions
Au vu de sa dégradation, la porte amont de la forme Joubert à Saint-Nazaire nécessite d'être remplacée. Un chantier chiffré à 40 millions d'euros.

Un chantier à 40 millions d'euros pour sécuriser l’avenir du port de Nantes-Saint-Nazaire

Le remplacement de la porte amont de la forme Joubert marque le lancement de l’un des plus importants projets de modernisation du patrimoine portuaire nazairien depuis près de quinze ans. Avec près de trois ans de travaux, le chantier vise à garantir le fonctionnement d’une infrastructure vitale pour les activités maritimes et industrielles du territoire.

Premium
Pays de la Loire
Dans l'atelier de montage de l'entreprise EML, un dôme de chauffe en maintenance pour Framatome.

Relance du nucléaire : pourquoi les PME locales sont sous pression

La France veut construire six nouveaux EPR2 et relancer durablement sa filière nucléaire. Derrière les grands noms du secteur, la réussite du programme dépendra pourtant de centaines de PME capables de monter en cadence. En Bourgogne-Franche-Comté, où la filière représente déjà 23 000 emplois, l'entreprise EML illustre à la fois les promesses et les fragilités de cette réindustrialisation annoncée.

Premium
Régions
Le groupe de construction Charier (Loire-Atlantique) illustre un modèle de gouvernance familiale structuré sur le très long terme.

Transmission : les ETI françaises peu préparées à la succession

Les entreprises de taille intermédiaire (ETI) françaises révèlent une fragilité inattendue : leur succession. 95 % des ETI non cotées disposent désormais d’un organe collégial de gouvernance mais seules 11 % ont formalisé un plan de succession. Un angle mort préoccupant dans un pays où 68 % des ETI sont familiales, selon le premier Observatoire des pratiques de gouvernance des ETI.

Premium
Pays de la Loire
Vue aérienne de la place d'Armes des Sables-d'Olonne.

En Vendée, les chefs d'entreprise constatent un ralentissement de l'activité, le tourisme en première ligne

Près de la moitié des entreprises vendéennes ont subi une baisse de leur chiffre d’affaires au premier semestre 2026. Le secteur touristique aborde aussi la saison estivale avec inquiétude, selon la dernière enquête de conjoncture publiée par la CCI Vendée.

Premium
Pays de la Loire