Les transactions s'envolent, les stocks s'épuisent : l'immobilier ancien en surchauffe
César Armand
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C'est une surprise pour personne : les ventes de logements anciens ont explosé en 2021. Entre le 1er janvier et le 31 octobre, il s'est vendu 1,198 million d'appartements et maisons, soit 14,5% de plus que sur la même période en 2019 ; 2020 n'étant pas considérée comme une année de référence du fait de la crise sanitaire.
En réalité, la demande est telle que les prix des appartements et des maisons anciennes ont, respectivement, augmenté de 5,2% et de 9%. L'inflation se fait davantage sentir en province - +7,5% et +9,4% - qu'en Île-de-France - +2,5% et +7% -. « Toutes les courbes sont en hausse à quelques exceptions près », martèle maître Frédéric Violeau pour le Conseil supérieur du notariat.
Dans le même temps, les ratios entre la ville/l'agglomération la plus chère - Paris dans les deux cas - et la ville/l'agglo la moins chère sont relativement stables : de 2,5 pour les appartements et de 2,8 pour les maisons anciennes. La forte attractivité du littoral atlantique réduit ainsi l'écart entre la capitale et Nantes à 2,8 en 2021 contre 3,1 en 2011.
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Là où le bât blesse, c'est sur le pouvoir d'achat. La hausse des prix est telle qu'elle n'est pas compensée par la faiblesse des taux d'intérêt. Résultat : à pouvoir d'achat égal à celui de 2020, les surfaces achetées sont inférieures en 2021. Partant d'une base de crédit de 800 euros par mois pendant 20 ans avec un taux d'intérêt de 1,13% en 2021, le Conseil supérieur du notariat (CSN) estime par exemple qu'il est possible de s'acheter un appartement de 50 mètres carrés (ou un 42 m² à Nantes). C'est 4 m² de moins qu'en 2020 avec un taux d'intérêt à 1,30%.
César Armand