Qu'y-a-t-il de pire entre le déni et le pessimisme ? En mars 2022, le Marché international des professionnels de l'immobilier (Mipim) rouvrait, enfin, ses portes à Cannes après trois ans d'absence. Investisseurs, promoteurs, startuppeurs, les participants se projetaient dans l'après-Covid, quitte à oublier la guerre en Ukraine déclenchée un mois plus tôt. Du 14 au 17 mars dernier, l'ambiance était toute autre. Sur fond de crise économique, politique et sociale, les chefs d'entreprise et les élus locaux étaient certes heureux de se retrouver sous le soleil, mais les rafales de vent n'ont eu de cesse de leur rappeler à tel point la situation était volatile à tous les points de vue.
« Pessimists sound smart. Optimists make money (les pessimistes ont l'air intelligent. Les optimistes font de l'argent).Le pessimisme est réel, mais complaisant. Le jour, vous êtes très sérieux, la nuit, vous parlez de vos opportunités et de vos projets. Certes des classes d'actifs peuvent souffrir, comme le bureau, le résidentiel et même la logistique, mais d'autres se maintiennent comme la santé et certains reviennent comme le commerce »,décrypte Thierry Cahierre, co-head client et Fund Management de Redevco.