C'est un « panorama » réalisé chaque année par le cabinet d'audit EY Consulting et la fondation Palladio « agir pour la construction de la ville de demain » sur le moral et la confiance des acteurs de l'immobilier et de la ville. Publié depuis sept ans juste avant la semaine du Marché international des professionnels de l'immobilier (Mipim) à Cannes, ce document que La Tribune dévoile ce 9 mars est intitulé « Une industrie sous tension(s) ».
Fruit de près de 1.000 entretiens - 515 dirigeants, 293 étudiants et 37 interviews approfondies -, il s'appuie sur 38 fédérations et organisations professionnelles dans l'architecture, la commercialisation, le conseil, la construction, le financement, la gestion, l'ingénierie, l'investissement, la promotion, l'urbanisme et l'aménagement.
D'emblée, il en ressort que la filière affiche des résultats « mitigés » en 2022 avec +0,9% de croissance, contre 2,6% pour l'économie nationale et loin des +6,2% de résultats entre 2021 et 2020, Covid oblige. Sans surprise, seule une petite moitié (52%) des dirigeants interrogés se dit donc « optimiste » quant à ses perspectives à douze mois, contre 84% début 2022.
« Face aux incertitudes géopolitiques et financières, à une crise de l'offre et à une hausse des charges, la chute de confiance a été assez brutale à l'automne 2022 »,relève Marc Lhermitte, associé chez EY Consulting responsable des activités liées à la compétitivité, à l'attractivité et au développement économique.