La RATP accélère sur l'immobilier pour amortir le « choc » de l'ouverture à la concurrence
César Armand
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Catherine Guillouard est Pdg de la RATP depuis 2017.
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Catherine Guillouard est Pdg de la RATP depuis 2017.
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C'est une lame de fond que rien ne peut arrêter depuis la loi du 8 décembre 2009 relative à l'organisation et à la régulation des transports ferroviaires (ORTF). Une application du règlement européen de 2007 prévoyant l'ouverture à la concurrence des bus en région. Une concurrence encadrée par la loi d'orientation des mobilités (LOM) de décembre 2019 alors portée par Elisabeth Borne, ministre des Transports et ex-PDG de la RATP.
Après les bus de grande couronne en 2021, les lignes de Transilien entre 2023 et 2032, le Grand Paris Express en 2024, et avant le RER E entre 2025 et 2039, le tramway RATP en 2030, les RER C et D entre 2033 et 2039, le réseau de métro, ainsi que les RER A et B en 2040, les bus à Paris et en petite couronne aujourd'hui exploités par la RATP seront ouverts à la concurrence en 2025.
La régie autonome des transports parisiens (RATP) s'y prépare déjà. Outre la création d'une filiale dédiée au développement de la mobilité dans la région-capitale baptisée RATP Cap Ile-de-France, l'opérateur a lancé début 2021 une unité de direction baptisée RATP Solutions Ville. De la même façon qu'il s'est engagé à baisser de 20% ses consommations d'énergie et de 50% ses émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2025.
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Il s'agit de « trouver des nouveaux chemins de développement dans les services aux villes », explique à La Tribune la PDG Catherine Guillouard. « Nous avions des savoir-faire jusque-là éparpillés que nous avons unifiés et structurés avec une feuille de route et des moyens pour développer de nouveaux business », ajoute-t-elle.
César Armand
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