Après les bus de grande couronne en cette année 2021, les lignes de train Transilien seront, elles, ouvertes à la concurrence entre 2023 et 2032. Suivront le Grand Paris Express à partir de 2024, le bus à Paris et en petite couronne en 2025, le RER E...
DR
Le groupe opérateur de transports publics parisien vient de créer une filiale dédiée à l'ouverture à la concurrence en région parisienne. Transdev et Keolis sont sur les rangs pour lui damer le pion, sur un marché francilien qui a été particulièrement lent à mettre fin à une situation de monopole.
C'est l'histoire d'une exception française. Voire même francilienne. Le 11 février dernier, l'autorité organisatrice des transports en Île-de-France, IDF Mobilités (IDFM, ex-STIF) attribuait cinq contrats d'exploitation de bus dans les Yvelines et le Val-d'Oise pour un montant total de 1 milliard d'euros.
Une situation inédite
Les heureux lauréats : Transdev (filiale de la Caisse des Dépôts) gardant pour sept ans le réseau de Montmorency (95) et prenant pour quatre celui du Vexin (95) à RATP Dev. Keolis (filiale de la SNCF) récupérant pour cinq ans les lignes de Transdev entre le 78 et le 95 et pour huit ans celles de Poissy-les-Mureaux jusque-là exploitées par Transdev (90%) et RATP Dev (10%). RATP Dev (filiale de la RATP) héritant de Keolis du réseau centré autour de Mantes-la-Jolie (78).
Cela n'a l'air de rien, mais c'est inédit depuis la loi du 8 décembre 2009 relative à l'organisation et à la régulation des transports ferroviaires (ORTF), prise en application du règlement européen de 2007 et prévoyant l'ouverture à la concurrence des bus en région parisienne. La loi d'orientation des mobilités de décembre 2019, alors portée par la ministre des Transports et ex-PDG de la RATP Elisabeth Borne, venant encadrer cette ouverture.
C'est sans doute pourquoi quatre jours après cette réattribution, le groupe RATP annonçait la création d'une nouvelle filiale dédiée « à son développement sur la mobilité » en Île-de-France : RATP Cap Île-de-France. « Nous nous préparons activement à l'ouverture à la concurrence », confirme un porte-parole. « Nous sommes à un moment charnière de notre histoire avec l'ouverture progressif du réseau historique », ajoute-t-il. Il s'agit de « répondre finement aux enjeux des territoires franciliens et de son autorité organisatrice Île-de-France Mobilités (IDFM, ex-STIF) dans les années à venir », insiste-t-il.
Nommé ce 1er mars 2021, le président de RATP Cap Ile-de-France Xavier Lety, 45 ans, « est expérimenté », dit-on encore à la RATP. « Il a travaillé sur le précédent contrat RATP-STIF (ancien nom d'IDFM, Ndlr), de même qu'il a dirigé les départements Tramways et RER de l'entreprise. Cette filiale va associer des talents du groupe, de l'établissement public d'intérêt commercial comme de RATP DEV, à des compétences externes », poursuit-on.
Newsletter
Ma Tribune
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.