Pourquoi Île-de-France Mobilités ne paie plus (pour l'instant) la RATP et la SNCF
César Armand
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Covid ou pas Covid-19, c'est une constante. Chaque mois, dans le cadre de contrats qui les lient sur le fonctionnement des bus, métros, trains, tramways et RER, Île-de-France Mobilités verse 300 millions d'euros à la SNCF et 400 millions d'euros à la RATP. Des paiements que l'autorité organisatrice des transports en Île-de-France vient de suspendre officiellement ce lundi 27 septembre.
Pour l'année 2021 en cours, et du fait de la crise sanitaire, IDF Mobilités accuse en effet un manque à gagner de 1,3 milliard d'euros : soit, dans le détail, environ 1 milliard d'euros de recettes tarifaires - la billetterie pèse 30% de ses ressources habituelles - et près de 300 millions de versements mobilité, dont s'acquittent les entreprises de 11 salariés et plus et qui représentent en temps normal la moitié de ses gains. A cela s'ajoute une dette de trésorerie de 1,5 milliard d'euros. Son conseil d'administration en fait une règle d'or pour la bonne gestion des affaires courantes.
D'autant qu'IDF Mobilités négocie cette enveloppe depuis mai-juin avec l'administration et le gouvernement. Selon nos informations, ceux-ci l'ont bien promis de l'aider, mais n'ont jamais semblé pressés. Toujours est-il que le temps, c'est de l'argent, et que l'autorité organisatrice négocie avec la RATP et la SNCF pour les payer au plus tard en décembre prochain.
Déjà l'été dernier, elle avait suspendu ses paiements pendant deux mois pour faire réagir le gouvernement. Aussi, dès septembre 2020, IDF Mobilités avait obtenu de l'Etat près de 1,45 milliard d'euros d'avances remboursables et 150 millions d'euros de subventions.
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Aussi, dans le cadre d'un protocole signé à cette occasion, l'autorité organisatrice compte bien revenir à la charge. Une clause de revoyure prévoit en effet une "réévaluation de la situation en cas de nouvelles pertes de ressources imputables à la situation sanitaire".
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César Armand
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