« La difficulté va être faire cohabiter les travaux, la production et la sécurité des hommes », reconnaît Franck Rocher, directeur de la performance industrielle du groupe Manitou qui s'apprête à lancer l'agrandissement, le réaménagement et la modernisation de trois de ses sites de productions, Ancenis (Loire-Atlantique), Candé (Maine-et-Loire) et Laillé (Ille-et-Vilaine). Un chantier d'optimisation de 80 millions d'euros élaboré au cours de la crise sanitaire dont les conséquences ont montré la nécessité d'accélérer. Pour deux raisons : présent dans 140 pays avec un réseau d'un millier de concessionnaires, trente sociétés et neuf sites de production, le fabricant d'engins de manutention, de lavage et de terrassement pour les secteurs de la construction, de l'agriculture et de l'industrie, a vu fondre son chiffre d'affaires de 500 millions d'euros en moins d'un an, à 1,58 milliard d'euros. Et, depuis la fin de l'année 2020, les prises de commandes se sont accélérées pour atteindre 815 millions d'euros au cours du premier trimestre 2021 (400 millions d'euros en 2020). Le carnet de commandes affichant un record de 1.344 milliard d'euros.
Un grand écart..., qui pose la question de l'absorption les délais de livraison à rallonge. Si l'on peut y voir une fidélité de la clientèle, les signes d'une reprise économique et un rattrapage du temps perdu, le rebond prendra du temps. Passé de 2,1 milliards en 2019 à 1,58 milliard d'euros en 2020 (-24%), le chiffre d'affaires devrait progresser de 10% à 15% cette année et retrouver le niveau de 2017.