Rénovation : les professionnels veulent "déployer massivement" le Contrat de performance énergétique

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(Crédits : Reuters)
Ce contrat pourrait permettre d'économiser jusqu'à 50% d'énergie. C'est "un levier essentiel qui doit être adossé aux projets de rénovation mis en œuvre dans le cadre du plan de relance" selon le Syndicat national de l'exploitation climatique.

Le Contrat de performance énergétique (CPE), qui fixe des objectifs de baisse de la consommation énergétique d'un bâtiment dans le cadre d'une rénovation, doit être déployé "massivement" dans le volet rénovation du plan de relance, ont estimé vendredi les professionnels du secteur de l'efficacité énergétique.

"Le Contrat de performance énergétique est un levier essentiel qui doit être adossé aux projets de rénovation mis en œuvre dans le cadre du plan de relance" et "il faut le déployer massivement", a affirmé Olivier Salvat, président du Syndicat national de l'exploitation climatique (SNEC), lors d'une conférence de presse.

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Jusqu'à 50% d'économie d'énergie

Le Snec a présenté vendredi les résultats d'une enquête analysant un panel de plus de 150 CPE conclus par ses adhérents.

"Les Contrats de performance énergétique atteignent dans tous les cas ce qui a été garanti contractuellement" comme diminution de la consommation énergétique, a indiqué M. Salvat, ajoutant que les objectifs ont été dépassés dans 71% des contrats étudiés.

Le nombre de CPE a doublé en dix ans (entre 2011 et 2019), a souligné le Snec. "La trajectoire, la dynamique, est plutôt bonne" mais "cet outil n'est pas encore assez déployé et pourrait l'être beaucoup plus", a insisté M. Salvat.

Selon les données de l'enquête, les économies d'énergie visées par les CPE se situent en majorité entre 15% et 35%, mais peuvent aller jusqu'à 50%. Les CPE devraient donc permettre de répondre à l'objectif du "décret tertiaire" qui vise une baisse de 40% de la consommation énergétique d'ici 2030 dans les bâtiments de plus de 1.000 m2.

Les CPE mis en oeuvre par le SNEC couvrent trois grands secteurs: le résidentiel collectif comme les copropriétés, le tertiaire et les sites industriels.

La moitié des contrats ont une durée entre 6 et 10 ans, avec des tailles de projets très différents (la moyenne est de 22 bâtiments, mais un tiers concerne un seul bâtiment). Le Snec a indiqué préparer un modèle de contrat simplifié pour en faciliter la mise en oeuvre, notamment dans les cas simples de rénovation.

Le syndicat a salué les financements prévus dans le plan de relance: 2 milliards d'euros pour la rénovation énergétique des logements des ménages, 4 milliards pour la rénovation énergétique des bâtiments publics et 1,2 milliard pour la décarbonation de l'industrie.

Le SNEC, membre de la Fédération des services énergie, environnement (Fedene) , regroupe 60 entreprises employant 26.000 personnes. Il gère à travers ses adhérents 70% du parc collectif résidentiel et plus de 50% du parc tertiaire.

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