Le Consumer Electronic Show ne se résume pas uniquement aux start-up. Il est également un terrain de jeu pour les industriels, entre démonstration de leurs capacités à innover et détection de solutions disruptives.La conférence de Jensen Huang, le président de Nvidia, programmée en ouverture de l'édition 2025 l'annonçait clairement : si on a tendance à réduire le CES aux seules start-up, il est pourtant un rendez-vous tout aussi primordial pour les grandes entreprises. D'ailleurs, ils étaient près de 80.000 industriels et grands groupes à faire le déplacement au Nevada la semaine dernière.
L'intérêt est double : Las Vegas est le meilleur endroit pour présenter officiellement la dernière innovation et créer le « buzz » qui fait grimper l'attention et réveille les intérêts de son secteur, voire au-delà. Mais c'est aussi un formidable territoire d'exploration pour aller dénicher l'innovation disruptive qui fait gagner des années de R&D et des millions d'investissements. Un enjeu qui n'est pas neutre en termes de compétitivité.
Outre Nvidia, l'autre conférence qui a fait parler d'elle, avant même d'avoir lieu, est celle de Delta Airlines, qui a opté pour la Sphère, cette salle de spectacle en forme d'immense boule lumineuse. La compagnie y a annoncé tout un pan de nouveaux services pour le voyageur, sièges vibrants et effets spéciaux en prime pour rendre la promesse plus vraie que nature.
C'est aussi au cœur du désert américain que LG a présenté son téléviseur sans fil avec technologie d'upscaling grâce à l'IA, Samsung révélant de son côté un écran pouvant aller jusqu'à 115 pouces, et Baillie son robot sphérique assistant personnalisé pour la maison. Kering en a profité pour mettre Madeline à l'honneur, ce nouveau « personnal shopper » qui connaît les goûts de son client comme personne... grâce à l'IA. Autant d'exemples qui illustrent que le CES reste un formidable levier de notoriété, et une manière de préempter son marché.