Au CES, OPmobility confirme sa stratégie pour conquérir l’Amérique

Marie Lyan
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Photo d'illustration
DR/OPmobility

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C'est sous un nouveau nom, OPmobility, dévoilé en mars 2024, que l'ex-Plastic Omnium a installé les couleurs de son pavillon la semaine dernière au CES de Las Vegas. Une présence qui n'avait rien d'un hasard pour ce groupe français, né à Paris en 1946, et spécialisé à l'origine dans la fabrication de pièces en plastique, plus légères.
Fort de cette nouvelle identité, OPmobility compte accélérer sur le marché de l'automobile, pourtant fortement chahuté en Europe au cours des derniers mois, et plus largement sur le marche de la mobilité. « Notre changement de nom est l'occasion de passer à une autre étape dans l'histoire du groupe : nous souhaitons désormais servir l'ensemble des mobilités pour qu'elles deviennent plus responsables, écoresponsables, accessibles », souligne à La Tribune son directeur général, Laurent Favre, rencontré au cœur des allées du CES.
Face à un secteur automobile qui subit de plein fouet de lourdes transformations (électrification, voitures autonomes, connectivité...), OPmobility souhaite surtout amorcer un nouveau virage, en construisant des passerelles avec l'univers de la tech. D'où la présence du groupe au CES. « Les innovations qui nous disruptent aujourd'hui ne proviennent plus de l'automobile, admet Laurent Favre. Ce sont désormais de nouveaux arrivants issus du monde de la tech comme Tesla, ou des fabricants de téléphone qui embarquent des technologies comme l'intelligence artificielle ou les softwares. Le CES est donc un lieu pour rencontrer et nouer des partenariats tournés vers l'innovation et aller chercher de nouveaux clients. »
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La semaine dernière, l'équipementier français partageait ainsi le même hall que des constructeurs comme Honda, Volvo et Volkswagen, mais aussi que des géants de la tech comme Amazon ou Google. Le français profitait de son pavillon pour présenter ses dernières innovations, à destination entre autres, du marché américain. « Nous avons travaillé sur des technologies dans le domaine des pièces extérieures, mais aussi de l'éclairage. En ajoutant une touche de tech et d'intelligence artificielle, nous aurons demain des pièces extérieures qui communiqueront : le pare-choc arrière pourra par exemple vous prévenir, grâce à des capteurs, si un passager traverse la route derrière vous. Il informera aussi les véhicules à l'arrière de ce qui se passe devant eux, en cas de travaux », explique Laurent Favre.
Marie Lyan