L'américain Merck supprime plus de 14.000 postes

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Cela représente 15% des effectifs mondiaux du groupe pharmaceutique. Le laboratoire va fermer 16 sites dans le monde.

Les dirigeants de Merck ont, malheureusement, tenu parole. Le laboratoire américain a annoncé jeudi la suppression de 15 % de ses effectifs mondiaux, conformément au chiffre avancé par son PDG Richard Clark, en mars 2009, au moment de l'annonce de la fusion à 41 milliards de dollars, avec son compatriote Schering-Plough. Cela représente plus de 14.000 emplois. Merck, numéro deux mondial du secteur pharmaceutique derrière Pfizer, va fermer huit usines et huit centres de recherche. Les usines se trouvent aux États-Unis, en Europe (Italie, Portugal), en Amérique latine (Mexique et Brésil) et à Singapour.

Au total, en prenant en compte les sites déjà cédés ou fermés, leur nombre passera de 91 à 77 dans le monde, indique le laboratoire. Les 29 usines d'Intervet, la branche santé animale de Schering-Plough apportée à Merial, la coentreprise avec Sanofi, ne sont pas concernées. Les centres de recherche et développement (R&D) sont situés aux États-Unis, au Canada et en Europe (Pays-Bas, Danemark, Allemagne, Écosse).

La France n'a pas été mentionnée mais MSD-Chibret, la filiale hexagonale du groupe, y prévoit au moins 800 suppressions de postes. Un labo de recherche et développement doit être fermé à Riom (Puy-de-Dôme), ainsi qu'une partie d'une usine d'Éragny-sur-Epte (Oise). Les salariés craignent aussi des suppressions de postes massives parmi les visiteurs médicaux.

3,5 milliards d'économies

La fusion avec Schering-Plough doit permettre à Merck de faire face à ses pertes de brevets, notamment celui du blockbuster Singulair, contre l'asthme, en 2012. "Le but de la restructuration est de créer une organisation de recherche et développement flexible, qui cultive l'innovation", ont indiqué les dirigeants américains de Merck. Le groupe continuera cependant à embaucher "dans des domaines stratégiques et de croissance".

Les dirigeants ont aussi confirmé l'objectif de 3,5 milliards de dollars d'économies de coûts par an à partir de 2012, tout en indiquant que les annonces de ce jeudi ne représentent qu'un montant que de 2,7 à 3,1 milliards à cette échéance. Le coût de la fusion est estimé entre 3,5 et 4,3 milliards avant impôts. "Les objectifs d'économies viendront aussi d'activités non liées aux restructurations, comme les initiatives d'économies sur les achats" précise Merck.

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