La vaccination des salariés en entreprise débute ce jeudi 25 février
latribune.fr

Photo d'illustration
BENOIT TESSIER
latribune.fr

Photo d'illustration
BENOIT TESSIER
Le secrétaire d'État chargé de la Santé au travail, Laurent Pietraszewski, l'avait annoncé jeudi 18 février, la vaccination contre le Covid-19 pourrait avoir lieu au sein des entreprises "sans doute à partir de la fin du mois" de février, en commençant par les 50-64 ans présentant des comorbidités. C'est confirmé depuis lundi par le secrétariat d'État chargé des retraites et de la santé au travail: les médecins du travail pourront vacciner les salariés de 50 à 64 ans atteints de comorbidités à compter du 25 février, et le vaccin retenu est celui d'AstraZeneca.
À l'instar des médecins généralistes, les médecins du travail "doivent se rapprocher de la pharmacie d'officine de leur choix, pour s'identifier et se procurer des doses du vaccin AstraZeneca sous le même régime de contingentement", précise le texte.
"Le périmètre d'intervention des services de santé au travail", qui comprennent, outre le médecin du travail, des infirmières, "sera amené à s'adapter dans les semaines qui viennent au fur et à mesure de l'évolution de la stratégie vaccinale globale et de la disponibilité des vaccins", ajoute le communiqué.
Suite au lancement de l'administration du vaccin AstraZeneca, destiné aux moins de 65 ans, l'Agence du médicament (ANSM) a indiqué vendredi que le "signal potentiel identifié le 11 février, de syndromes pseudo-grippaux souvent de forte intensité (fièvre élevée, courbatures, maux de tête)" touchant des professionnels de santé des établissements de santé "se confirme". Les 363 cas déclarés au total au 16 février concernent des personnes "très majoritairement âgées de moins de 50 ans (âge moyen de 31 ans)".
L'ANSM a néanmoins estimé que ces effets secondaires, "en cours d'évaluation au niveau européen", ne remettaient pas en cause "le rapport bénéfice/risque du vaccin" AstraZeneca.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Le mercredi 6 janvier dernier, le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux, sur franceinfo, s'était dit ouvert à la vaccination en entreprise, tout en fustigeant le gouvernement qui selon lui s'était "planté" dans le lancement de la vaccination contre le Covid-19 ce qui allait faire prendre du retard à la France et pénaliser la reprise économique.
Il avait pointé du doigt le retard "terrible" pris dans la vaccination par rapport à d'autres pays, comme l'Allemagne, qui a déjà vacciné plusieurs centaines de milliers de personnes contre quelques milliers en France.
"Si nos voisins vaccinent plus vite, ça veut dire qu'ils repartiront plus vite et on a déjà eu un confinement plus strict (...), donc on risque aussi d'avoir ce phénomène de perte de parts de marché" pour l'économie française, a-t-il souligné.
Les entreprises "peuvent aider leurs salariés quand ils ont besoin de se faire vacciner", par exemple en les libérant plus tôt pour cela, "et elles peuvent aussi vacciner en entreprise" comme elles le font pour la grippe, a-t-il proposé.
À lire également
Mais cette vaccination en entreprise ne pourra se faire que "quand le vaccin d'AstraZeneca sera validé par l'agence de santé européenne" car ses contraintes de conservation sont moins drastiques que le vaccin actuel de Pzifer-BioNTech ou celui, autorisé mercredi par l'Union européenne, de Moderna, a jugé le président du Medef.
Il avait toutefois rappelé qu'en entreprise, la vaccination resterait "volontaire et anonyme" et ne pourrait pas être exigée par l'employeur.
latribune.fr
Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise
Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028
Nucléaire : le Blayais finalise son dossier pour accueillir les réacteurs nouvelle génération
Industrie, mobilités, logements, géothermie : la nouvelle offensive verte de l’Occitanie