Les essais d'un médicament co-développé par Sanofi suspendus après un décès

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Les essais cliniques d'un candidat-médicament contre l'hémophilie A et B, développé par la biotech américaine Alnylam Pharmaceuticals en partenariat avec le groupe français Sanofi, ont été suspendus aux États-Unis après le décès d'un patient, ont annoncé jeudi les deux sociétés.
Un "événement thrombotique fatal est survenu chez un patient atteint d'hémophilie A" inclus dans une étude de phase II du fiturisan, traitement expérimental d'Alnylam co-développé avec Sanofi, qui détient aussi des droits de co-commercialisation, selon un communiqué du groupe français.
Par conséquent, Alnylam "a suspendu l'administration du fiturisan dans toutes les études qui lui sont actuellement consacrées" en attendant l'examen approfondi de la pharmacovigilance et l'élaboration d'une stratégie d'atténuation des risques avec ce produit, est-il précisé.
Alnylam a toutefois l'intention de reprendre l'administration du médicament dès que possible, sous réserve de l'accord des autorités réglementaires concernées.
À la Bourse de Paris, cette annonce entraînait Sanofi dans le rouge jeudi: le titre abandonnait 0,80%, à 81,72 euros, à 16H20 (14H20 GMT), alors que l'indice CAC 40 était en hausse de 0,30% à la même heure. Alnylam, en tant que premier concerné, chutait lui d'environ 14% sur le Nasdaq.
"Ce n'est pas positif pour Sanofi, mais le produit n'est pas mort et il est relativement petit à l'échelle du groupe", a commenté un analyste parisien interrogé par l'AFP.
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En 2014, Sanofi est monté à 12% du capital d'Alnylam pour 700 millions de dollars, obtenant par la même occasion des droits commerciaux sur plusieurs de ses médicaments en développement dans les maladies rares, dont le fiturisan.
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(Avec AFP)
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