Les patients auront désormais leur mot à dire dans le cadre de l'évaluation des médicaments et des dispositifs médicaux (appareils de mesure du taux de sucre dans le sang, implants divers...), a annoncé mardi 9 novembre la Haute autorité de santé (HAS). La participation des patients doit se faire par l'intermédiaire d'associations, précise la HAS, qui est chargée d'évaluer l'intérêt des médicaments et des dispositifs médicaux en vue de leur rem boursement par l'Assurance maladie et de la fixation de leur prix par le Comité économique des produits de santé (Ceps).
Cette participation des usagers, à l'instar de ce qui se fait dans d'autres pays, permettra d'intégrer dans l'évaluation leur "savoir spécifique" (vécu de la maladie, des traitements...), note la HAS, qui a mis en ligne des guides à l'attention des associations de patients et d'usagers.
L'expérimentation lancée par la HAS "concerne l'ensemble des médicaments et dispositifs médicaux (stimulateurs cardiaques, prothèses implantables, pompes à insuline,..., NDLR) pour lesquels une procédure" d'évaluation complète est planifiée, c'est-à-dire les nouveaux médicaments, ceux déjà pris en charge et qui obtiennent une nouvelle indication ou ceux que la HAS réévalue périodiquement.
A cela, s'ajoutent les dispositifs médicaux avec un nom de marque, "qui présentent un caractère innovant ou qui peuvent avoir un impact sur les dépenses de santé".
A partir du 21 novembre, une liste des produits pour lesquels la contribution des associations est attendue sera publiée sur le site de la HAS ("sous réserve de l'accord des industriels concernés"). Une liste mise à jour chaque semaine. Les associations auront 30 jours pour faire parvenir leurs contributions qui seront transmises aux experts des commissions responsables des évaluations au sein de la HAS . Un premier bilan de cette expérimentation sera réalisé au bout de 6 mois de fonctionnement, indique la HAS.
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Le rôle des patients sera donc avant tout consultatif. Mais il répond à une nouvelle tendance portée par les acteurs publics et privé du secteur. Impliquer le patient dans le suivi de sa santé et de son parcours de soins. Par ailleurs, à l'heure où de nouveaux scandales sanitaires menacent d'éclater (tests de diagnostic de la maladie accusée par les associations de patients de manquer de fiabilité, ...), les associations de patients pourraient jouer un rôle de garde-fou.
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(J-Y.P avec AFP)
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