Pfizer rachète Anacor Pharmaceuticals pour 5,2 milliards de dollars

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Pfizer a plusieurs cibles dans le viseur.
Pfizer a plusieurs cibles dans le viseur. (Crédits : © Andrew Kelly / Reuters)
Après sa fusion ratée avec Allergan pour 160 milliards de dollars, le laboratoire pharmaceutique américain Pfizer jette son dévolue sur une société de biotech spécialisée dans les traitements anti-inflammatoires.

Le laboratoire pharmaceutique américain Pfizer a annoncé lundi l'acquisition pour 5,2 milliards de dollars de la biotech Anacor pharmaceuticals, spécialiste des anti-inflammatoires.

Anacor développe notamment le crisaborole, un médicament prometteur permettant de lutter contre les effets néfastes de l'eczéma touchant près de 25 millions de personnes aux Etats-Unis, selon les experts.

Ce médicament, qui pourrait avoir d'autres applications, fait actuellement l'objet d'une demande de commercialisation auprès de l'agence sanitaire américaine FDA.

Anacor détient aussi les droits du Kerydin, un produit destiné à traiter la mycose des ongles et qui est commercialisé par Sandoz.

Pfizer affaibli après sa fusion ratée?

Dans le détail, Pfizer, qui essaie de se renforcer après la fusion avortée à 160 milliards de dollars avec Allergan, fabricant de l'antirides Botox, offre 99,25 dollars par action Anacor, le tout en numéraire.

La transaction va avoir un effet dilutif sur les résultats à compter de 2017, ajoute le numéro un américain de la pharmacie dont les actionnaires ainsi que ceux d'Anacor ont approuvé la transaction.

Pfizer est par ailleurs intéressé par Medivation, une autre société de biotechnologies californienne spécialisée dans les traitements anti-cancéreux.

Le groupe est en compétition sur ce dossier avec son compatriote Amgen et surtout le laboratoire français Sanofi, qui a fait une offre officielle de 9,3 milliards de dollars pour le moment repoussée par Medivation.

(Avec AFP)

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a écrit le 17/05/2016 à 12:13 :
Compte tenu de la valorisation des entreprises pharma (Environ 4 fois le chiffre d'affaire) (CA Pfizer = 51,6 milliards de dollars en 2015), il s'agit d'une très petite acquisition. L'américain poursuit une activité "comme à l'ordinaire" qui consiste à compenser la baisse de ses activités par l'adjonction de quasi start-up s'inscrivant dans des niches ou proposant avec réussite une fausse nouveauté. Chaque grand champion se doit d'animer ce marché de dupes pour ne pas trop régresseret au moins donner une image de façade active. En même temps il apporte le plus souvent du sang neuf à une équipe terriblement vieillie, particulièrement chez Pfizer. Pourtant l'entreprise est au bord de la faillite. La commission américaine, qui devient une véritable tour de contrôle des entreprises, sorte de Miti d'antan à la japonnaise, avait certainement une idée derrière la tête en refusant la fuite en Irlande du géant. Il est possible que se prépare ainsi la fusion géante Merck-Pfizer à vrai dire seule véritable solution, qui permettrait de vendre une partie des doublons pour restructurer la nouvelle entreprise. Derrière, on s'active dans d'autres regroupements pour créer un lieutenant de poids. la problématique pharma ne sera pas pour autant réglée mais repoussée de 5 à 6 ans. L'inévitable solution consistant en une baisse drastique des prix.

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