Pharmaceutiques : des salariés français de Daiichi Sankyo en grève de la faim

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Les négociations sur le plan social de Daiichi en France doivent se terminer le 29 décembre.
Les négociations sur le plan social de Daiichi en France doivent se terminer le 29 décembre. (Crédits : Reuters)
Le laboratoire pharmaceutique japonais prévoit 284 licenciements dans l'Hexagone, notamment des visiteurs médicaux. Les salariés exigent de meilleures conditions de départ.

Six salariés français du laboratoire pharmaceutique japonais Daiichi Sankyo ont entamé mardi une grève de la faim pour réclamer un meilleur accompagnement aux 284 licenciements prévus dans cette entreprise de 303 salariés, a appris vendredi l'AFP.

Par cette action, entamée il y a trois jours, ils entendent également faire pression sur l'entreprise pour qu'elle vende la licence de son médicament Lixiana au laboratoire français, Majorelle, qui aurait proposé de reprendre "entre 50 et 100" salariés, selon Thomas Hollande, l'avocat des salariés.

"Les salariés demandent à la direction de se positionner sur cette déclaration d'intention et de leur donner des informations sur leur intention de lancer ou non ce médicament" pas encore commercialisé en France, a poursuivi Thomas Hollande.

"Nous avons tout essayé depuis trois mois et demi (ndlr: le lancement des négociations relatives au plan social). L'entreprise refuse de nous entendre et de nous informer", a raconté à l'AFP Sylvie Payenchet, délégué CGT, en grève de la faim.

L'ensemble des visiteurs médicaux et de 67 salariés du siège concernés

Les salariés exigent de meilleures conditions de départ, comme un système de pré-retraite pour les plus de 55 ans et un accompagnement pour les salariés qui effectueraient une formation de reconversion.

Contactée par l'AFP, la direction a fait valoir qu'elle regrettait cette grève de la faim mais indique avoir fait le maximum en proposant des conditions "exceptionnelles" à hauteur d'environ 175.000 euros par salarié.

Les représentants du personnel réfutent ce chiffre. Pour eux, il "ne veut rien dire". Selon Thomas Hollande, les mesures proposées sont inférieures à celles d'un premier plan social en 2013, qui s'était conclu par 160 départs volontaires et six licenciements.

Concernant la vente de la licence du Lixiana, "c'est extrêmement compliqué, cela ne se fait pas comme ça", a indiqué l'entreprise. "Si nous en sommes là, c'est que nous n'avons pas trouvé de solution". Le plan social prévoit le départ de l'ensemble des visiteurs médicaux et de 67 salariés du siège.

Il fait suite au futur déremboursement d'un médicament et à l'incertitude sur la commercialisation du Lixiana en France. Les salariés, au contraire, accusent l'entreprise de motivations "uniquement boursières et financières". Les négociations sur le plan social doivent se terminer le 29 décembre.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 17/12/2016 à 11:17 :
ca commence à craindre sévère le salaria...

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