« Les prix des médicaments vont diminuer de 59 %, et ce n'est pas tout ! L'essence, l'énergie, les courses, et toutes les autres dépenses, ça baisse. Pas d'inflation ! » a déclaré Donald Trump, ce lundi, sur son réseau social Truth Social, sans expliquer comme il parvenait à ce chiffre. Le Président américain a annoncé qu'il signerait un décret aujourd'hui afin de réduire fortement le prix des médicaments sous ordonnance. Ni lui, ni la Maison-Blanche n'ont en revanche précisé comment ils comptaient y parvenir concrètement.
Mais des pistes avaient déjà été évoquées par Donald Trump quelques mois plus tôt, comme l'amélioration du processus de négociation entre l'assurance-santé publique et les groupes pharmaceutiques, ou encore la possibilité offerte aux États d'importer directement des médicaments depuis des pays étrangers aux coûts moindres. Cette dernière piste apparaît surprenante, sachant qu'elle entraînerait, de fait, une hausse des importations dans le pays et accentuerait le déficit commercial du secteur Outre-Atlantique.
À titre d'exemple, le flux d'exportations de produits pharmaceutiques de l'Europe vers les États-Unis représente 12 % du commerce mondial des produits de santé et seulement 5 % dans l'autre sens. Il y a tout juste un mois, Donald Trump annonçait lancer une enquête sur les produits pharmaceutiques, soit un premier pas vers l'instauration de taxes. C'est en effet ce même type d'enquête qui avait conduit l'administration Trump à imposer 25 % de droits de douane sur les importations de voitures.
L'une des conséquences de ces droits de douane serait, d'ailleurs, une augmentation du prix des médicaments pour les Américains... que Trump veut pourtant baisser. « Il y a des arbitrages à faire, car ce sont des objectifs contradictoires impossibles à concilier », souligne Julien Marcilly, chef économiste de Global Sovereign Advisory.