Roche dévisse en Bourse après les résultats d'un traitement contre la maladie d'Alzheimer
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Le traitement expérimental de Roche contre la maladie d'Alzheimer, qui visait à ralentir le déclin cognitif des personnes atteintes d'une forme encore légère de la maladie, n'a pas atteint ses objectifs primaires dans une étude clinique en deux volets appelée Graduate I et Graduate II.
Les résultats ont montré un ralentissement du déclin clinique chez les patients encore à un stade précoce de la maladie mais qui n'est pas « statistiquement significatif », détaille le groupe suisse. Roche précise toutefois que ce traitement qui cible les plaques amyloïdes pour éviter leur accumulation est bien toléré, y compris dans son administration sous-cutanée.
Le groupe suisse compte présenter les données lors d'un congrès médical sur la maladie d'Alzheimer prévu à San Francisco du 29 novembre au 2 décembre afin d'aider à faire avancer les travaux sur cette « maladie complexe », a rappelé Levi Garraway, son médecin chef et directeur du développement de produits dans le communiqué. Les essais ont été menés auprès de 1.965 personnes dans 30 pays sur plus de 27 mois.
Ce revers n'est pas le premier échec pour Roche sur la maladie d'Alzheimer, qui comme de nombreux autres laboratoires pharmaceutiques, a tenté sans succès de mettre au point un traitement pour cette maladie neurodégénérative. Face à cette déception, le titre Roche perdait 5,19% à 372,8 francs suisses à 15h50, pesant sur le SMI, l'indice de référence de la Bourse suisse, en baisse de 0,79%.
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Le groupe pharmaceutique japonais Eisai et l'américain Biogen ont annoncé fin septembre que leur traitement, le lecanemab, avait permis de réduire le déclin cognitif de patients aux premiers stades de la maladie. Selon les entreprises, le médicament a permis de réduire de 27% le déclin cognitif des patients traités, sur une période de 18 mois. Eisai et Biogen prévoient de publier les résultats complets dans une revue scientifique, et de déposer des demandes d'autorisation pour la commercialisation du traitement aux Etats-Unis, au Japon et en Europe avant la fin mars 2023. Les bénéfices du médicament pour les patients « sont modestes, mais réels », et ces résultats sont donc « vraiment encourageants », a réagi le professeur de neurosciences John Hardy, de l'University College de Londres. « Si les données résistent à un examen approfondi, il s'agit d'une nouvelle fantastique », a pour sa part commenté Tara Spires-Jones, de l'Université d'Édimbourg. Le traitement n'entraîne pas « une guérison », mais « freiner le déclin cognitif et ainsi préserver la possibilité de mener des activités quotidiennes normales est déjà une victoire énorme. »
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(Avec AFP)
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