Dilecta relance le vélo 100% made in France près de Tours

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Chaque vélo Dilecta, fabriqué en Indre et Loire, est numéroté.
Chaque vélo Dilecta, fabriqué en Indre et Loire, est numéroté. (Crédits : Reuters)
HOMMES (37). Eric Vanhaverbeke, ancien dirigeant de MBK, s’est adjoint comme parrain Paul Belmondo pour ressusciter la marque de cycles Dilecta. Elle sera 100% made in France. (Crédit: Kévin Métallier)

L'artisan de cycles sur mesure Cyfac, basé à Hommes à une trentaine de kilomètres de Tours, sortira en mai un troisième modèle de vélo haut de gamme estampillé Dilecta. Baptisée Le Paname, cette bicyclette urbaine et sportive viendra compléter la gamme renaissante de la marque fondée au Blanc dans l'Indre en 1913 qui a perduré jusqu'en 1968. Le modèle de route Le Blanc, référence à ses origines, et le Forçat, tourné vers le cyclocross, ont démarré leur commercialisation en début d'année. Un vélo en carbone est par ailleurs programmé pour 2022. L'ensemble de ses pièces seront également assemblées par Cyfac, à l'exception du cadre qui sortira de l'Atelier des composites, basé près de Nevers dans la Nièvre. Visant la cible haut de gamme, les tarifs des modèles se situent entre 4.000 et 10.000 euros. Dilecta propose parallèlement une gamme textile technique fabriquée dans la région d'Aix en Provence, composée de maillots, de vestes, de collants et de cuissards.

Made in France

En relançant Dilecta, Eric Vanhaverbeke, fils d'un ancien coureur de l'équipe cycliste du constructeur indrois, s'est trouvé un ambassadeur de choix en la personne de Paul Belmondo. Consultant sur Canal + et Eurosport, l'ancien pilote de Formule 1 est un coureur cycliste avéré. Surtout, Vanhaverbeke tente le pari de recréer une marque de vélo entièrement fabriquée en France. En ce sens, les composants proviennent exclusivement de l'Hexagone. Ainsi, les fabricants de garde-boue Berthoud (Pont de Vaux), de pneumatiques Hutchinson (Montargis), de roues Mavic (Annecy) et d'embouts de guidons Velox (La Guerche de Bretagne) équipent notamment les nouveaux cycles Dilecta. Popularisée par l'ancien champion du monde de cyclisme, André Darrigade, Dilecta a compté jusqu'à 250 salariés et fabriquait avant-guerre 25.000 vélos par an dans son usine du Blanc. Les ambitions d'Éric Vanhaverbeke sont nettement plus modestes. Ciblant le haut de gamme face à des fabricants premium comme Victoire, Caminade et Wish one, il n'envisage que des séries limitées à quelques centaines d'exemplaires. L'entrepreneur, qui a investi plusieurs centaines de milliers d'euros dans la renaissance de Dilecta, table sur un chiffre d'affaires d'un million d'euros en 2022.

Filière cycliste dans la région

L'engouement pour les mobilités douces, illustrée par une pénurie générale des composants de cycles en France, est plus particulièrement ressenti en Centre Val de Loire. La région constitue un terrain de jeu privilégié pour le vélo avec 5.000 (et bientôt 7.000) kilomètres de pistes cyclables. Dans ce contexte, Eric Vanhaverbeke a rencontré début mars François Bonneau, président de la collectivité. Au menu des discussions, l'émergence d'une future filière cycliste sur le territoire autour de fleurons nationaux comme Zefal (accessoires) dans le Loiret et Alltricks (plate-forme de e-commerce) en Eure-et-Loir.

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Commentaires
a écrit le 17/03/2021 à 13:10 :
il n'y a ce jour aucune decision de nos gouvernant concernant
la réindustrialisation du pays en alignant les charges des entreprises
c'est bien la volonté de détruire qui continue quand les écolos impose leur idées
de contrainte supplémentaire
pour que des personnes soit sans emploi
eux ne risque rien ils sont en majorité fonctionnaire
combien les écolos depuis les années 70 c'est a dire en un demi siècle ont
détruit des emplois en france pour leur hypocrisie
et leur rapacité au pouvoir
a écrit le 17/03/2021 à 8:49 :
et juste au passage, on voit bien que la france, vu ses couts ne peut faire que du tres tres cher, ce qui est un peu a l'oppose de la reindustrialisation massive que tous ceux qui ont coule l'industrie exigent
ou alors ca cree de l'hyperinflation, et devinez qui viendra hurler que c'est pas norlmal? ( oui, les memes, un peu comme blondel a l'epoque)
a écrit le 17/03/2021 à 8:48 :
6000 euros le velo, ca reste un positionnement de niche
a ce tarif, vaut mieux que les perfs soient au rdv
Réponse de le 17/03/2021 à 11:41 :
On a une moto très potable à ce prix là...

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