Dilecta relance le vélo 100% made in France près de Tours
Guillaume Fischer, à Tours
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Chaque vélo Dilecta, fabriqué en Indre et Loire, est numéroté.
Reuters
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Chaque vélo Dilecta, fabriqué en Indre et Loire, est numéroté.
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L'artisan de cycles sur mesure Cyfac, basé à Hommes à une trentaine de kilomètres de Tours, sortira en mai un troisième modèle de vélo haut de gamme estampillé Dilecta. Baptisée Le Paname, cette bicyclette urbaine et sportive viendra compléter la gamme renaissante de la marque fondée au Blanc dans l'Indre en 1913 qui a perduré jusqu'en 1968. Le modèle de route Le Blanc, référence à ses origines, et le Forçat, tourné vers le cyclocross, ont démarré leur commercialisation en début d'année. Un vélo en carbone est par ailleurs programmé pour 2022. L'ensemble de ses pièces seront également assemblées par Cyfac, à l'exception du cadre qui sortira de l'Atelier des composites, basé près de Nevers dans la Nièvre. Visant la cible haut de gamme, les tarifs des modèles se situent entre 4.000 et 10.000 euros. Dilecta propose parallèlement une gamme textile technique fabriquée dans la région d'Aix en Provence, composée de maillots, de vestes, de collants et de cuissards.
En relançant Dilecta, Eric Vanhaverbeke, fils d'un ancien coureur de l'équipe cycliste du constructeur indrois, s'est trouvé un ambassadeur de choix en la personne de Paul Belmondo. Consultant sur Canal + et Eurosport, l'ancien pilote de Formule 1 est un coureur cycliste avéré. Surtout, Vanhaverbeke tente le pari de recréer une marque de vélo entièrement fabriquée en France. En ce sens, les composants proviennent exclusivement de l'Hexagone. Ainsi, les fabricants de garde-boue Berthoud (Pont de Vaux), de pneumatiques Hutchinson (Montargis), de roues Mavic (Annecy) et d'embouts de guidons Velox (La Guerche de Bretagne) équipent notamment les nouveaux cycles Dilecta. Popularisée par l'ancien champion du monde de cyclisme, André Darrigade, Dilecta a compté jusqu'à 250 salariés et fabriquait avant-guerre 25.000 vélos par an dans son usine du Blanc. Les ambitions d'Éric Vanhaverbeke sont nettement plus modestes. Ciblant le haut de gamme face à des fabricants premium comme Victoire, Caminade et Wish one, il n'envisage que des séries limitées à quelques centaines d'exemplaires. L'entrepreneur, qui a investi plusieurs centaines de milliers d'euros dans la renaissance de Dilecta, table sur un chiffre d'affaires d'un million d'euros en 2022.
Guillaume Fischer, à Tours
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