Une affaire de corruption plombe les résultats 2009 de Technip

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Le spécialiste des équipements pétroliers et gaziers a fait état ce jeudi d'un résultat net en baisse de 62 % à 170,4 millions d'euros en 2009 contre 176 millions attendus. La société a été affecté par une provision de 245 millions en vue d'un règlement des litiges aux Etats-Unis concernant une affaire de corruption présumée au Nigeria.

Technip, le spécialiste des équipements pétroliers et gaziers a publié ce jeudi un résultat net 2009 pénalisé par une provision pour une affaire de corruption au Nigeria. Le résultat net du groupe a atteint 170,4 millions d'euros en 2009 contre 176 millions attendus par les analystes, en raison notamment d'une provision de 245 millions en vue d'un règlement des litiges aux Etats-Unis concernant une affaire de corruption présumée au Nigeria.

Le groupe a enregistré un résultat opérationnel courant de 676,7 millions en hausse de 3,0%. Son Ebitda (résultat avant impôt) s'est établi en hausse de 6,5% à 900,8 millions et son chiffre d'affaires en baisse de 13,7% à 6.456 millions. Il avait déjà annoncé vendredi dernier des prévisions de résultat opérationnel courant et de chiffre d'affaires, qui étaient ressortis au-dessus du consensus. Sa marge opérationnelle courante ressort à un "niveau record" de 10,5% contre 8,8% en 2008.

Par ailleurs, Technip propose un dividende de 1,35 euro par action au titre de 2009, contre 1,20 au titre de 2008. Les analystes tablaient sur un dividende de 1,29 euro.

Concernant les perspectives, le groupe a indiqué qu'il visait pour 2010 un chiffre d'affaires d'environ 5,9 milliards à 6,1 milliards d'euros, avec des ventes du Subsea (infrastructures sous-marines) d'environ 2,6 à 2,7 milliards, un taux de marge de ce secteur supérieur à 15% et une marge stable dans le domaine Onshore/Offshore, selon un communiqué.

"Pour 2010 et au-delà, malgré les incertitudes persistantes sur l'évolution de la demande d'hydrocarbures, des insuffisances apparaîtront tôt ou tard sur les réserves et sur la production, notamment pour le pétrole", a précisé Technip. Le groupe souligne également : "si l'on suppose une relative stabilité des cours du pétrole et une meilleure visibilité sur le coût global des projets, on pourrait assister à une accélération des décisions finales d'investissement durant le second semestre de cette année".

 

 

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