Carburants : le gel des prix conduirait à vendre à perte, selon le patron de Système U

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Serge Papin, président du groupement coopératif Système U, a martelé samedi son inquiétude quant à un éventuel gel des prix des carburants qui pourrait mener à "vendre à perte", selon lui.

Serge Papin, président du groupement coopératif Système U, s'est inquiété samedi de l'effet d'un "gel" des prix des carburants qui pourrait amener à "vendre à perte", estimant qu'"une des pistes" pour maîtriser les prix des carburants était "la réflexion sur la TIPP". Interrogé sur Europe 1, M. Papin s'est redit "favorable au principe d'encadrement du prix des carburants". Mais il a jugé qu'un "gel" des prix était "compliqué parce que ça voudrait dire qu'à un moment, il faudrait vendre à perte".

"Si on bloque les prix, ça veut dire que demain on vend à perte", a-t-il affirmé. "Pour nous, l'enjeu financier est tellement fort qu'on pourrait à ce moment là ne plus avoir les moyens d'acheter le carburant", a-t-il ajouté. "Je pense qu'une des pistes probablement, c'est la réflexion sur la TIPP" (taxe sur les produits pétroliers, TICPE), a poursuivi Serge Papin, estimant qu'il y a "la possibilité de jouer (...) sur la fiscalité, auquel cas c'est à l'Etat d'arbitrer ses rentrées fiscales". Mais "si on veut remettre en cause la fiscalité actuelle sur le carburant pour faciliter dans le pouvoir d'achat (...) le budget des transports, à ce moment là sans doute, il faudra retrouver une fiscalité plus importante ailleurs", a-t-il observé, en parlant d'un "jeu à somme nulle".

Moscovici a semblé éliminer trois pistes sur quatre

Le gouvernement veut enrayer avant la rentrée la remontée des prix des carburants vers leurs niveaux records mais reste flou sur les mesures promises pour la fin août par Pierre Moscovici, qui a souligné mardi qu'un blocage n'était "pas évident" à instaurer. "Il n'est pas question que les prix des carburants continuent d'augmenter", avait alors assuré le ministre de l'Economie, également sur Europe 1, alors que la pression s'accentue sur le gouvernement pour instaurer le blocage temporaire des prix promis par François Hollande avant l'élection présidentielle.

Bercy agira après la remise d'un rapport de l'administration le 24 août et une réunion avec les raffineurs et les distributeurs (dépôts, transport de carburant, stations-services...) le 28, avait expliqué le ministre. "Je prends ici l'engagement réitéré que les prix des carburants seront à ce moment à un niveau qui ne peut être supérieur à celui d'aujourd'hui ou même à celui d'il y a quelques semaines", a-t-il insisté. Pierre Moscovici a néanmoins reconnu qu'il n'avait pas de panacée pour alléger la facture à la pompe.

"Prix réduits pour les foyers les plus modestes"

"Les mesures ne sont pas simples à prendre, le blocage ce n'est pas évident, il y a des conditions réglementaires précises et puis il y a des mesures fiscales ou financières qu'on peut prendre, mais elles sont coûteuses", a fait valoir le ministre. La loi prévoit en effet qu'un blocage des prix doit être motivé par une crise, des circonstances exceptionnelles ou une situation "manifestement anormale" du marché. Quant à limiter les taxes prélevées par l'Etat, le manque à gagner fiscal serait de 5 milliards d'euros pour dix centimes de moins sur le prix à la pompe.

Troisième piste : le retour de la taxe "flottante" sur les produits pétroliers (déjà appliquée entre 2000 et 2002). Elle doit passer par la loi et ne peut donc pas être décidée en urgence, a constaté M. Moscovici mardi. Enfin, le ministre a également évoqué la possibilité de prix réduits pour les plus modestes et celle, plus vague, d'"agir de façon concertée avec les distributeurs".

La tâche s'annonce donc complexe pour le gouvernement s'il veut tenir les promesses du candidat Hollande. D'autant que les prix à la pompe frôlent leurs records du printemps dernier. Selon les derniers relevés du ministère de l'Ecologie publiés lundi, le diesel (80% de la consommation en France), est revenu la semaine dernière à environ 3 centimes de son record de la mi-mars (1,4584 euro). Le sans plomb 95 est un peu plus de 6 centimes sous le sien (1,6664 euro le 13 avril).

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a écrit le 20/08/2012 à 13:16 :
1) le prix des carburants est constitué à 70% de taxes, et ce pour un produit qui est un véritable monopole : autrement dit, il ne s'agit pas d?impôts mais d'une véritable manne financière qu'on pourrait assimiler à une drogue ! (vous connaissez beaucoup de produits taxés à un tel taux ailleurs dans le monde ?!). Il serait temps de revoir le système, cad de faire une cure de désintoxication 2) tant qu'on n'aura pas de véhicule d'une performance acceptable, accessible à un grand nombre, dont pas une goutte de carburant n'a de rapport avec le pétrole, il n'y aura pas de concurrence et on n'est pas près de voir le prix du pétrole baisser !
a écrit le 20/08/2012 à 9:45 :
Aujourd'hui, le carburant automobile consommé en France se répartit entre
environ 80% de gazole et 20% d'essence (supers 95 et 98). Le gazole, intrinsèquement
plus cher car, entre autres, plus énergétivore à fabriquer, est importé à 30%, faute de
capacité française de raffinage. Son plus faible prix à la pompe et son meilleur rendement
kilométrique ne compensent la cherté d'achat et d'entretien des moteurs que pour de
longs kilométrages annuels. La différence de taxation rend le gazole moins cher ( de près
de 18 centimes le litre aujourd'hui ). La nocivité de l'émission de particules fines liée à
l'emploi de gazole est incontestée. D'où une suggestion : pourquoi ne pas relever la taxe
gazole tour en baissant celle du super, à taux global de taxation inchangé ? C'est-à-dire
augmenter de x centimes le gazole tout en baissant de 4x centimes l'essence (80/20 = 4). Négligeant pour simplifier la différence entre supers, on pourrait aujourd'hui annuler
pratiquement l'écart des prix entre diesel et essence en augmentant le premier de 3,5
centimes/l et baissant le second de 14 centimes/l. Ces taxations seraient réajustées
périodiquement tant que le rapport des achats 80/20 diminuerait, tout en gardant
constante la somme des taxes étatiques. La balance des paiements s'améliorerait en
proportion, au bénéfice de la production nationale et de l'emploi.--------------------
------- La suppression de cette différence de prix pseudo-écologique relancerait la
production des moteurs à essence, dont les développements technologiques ( voir par
exemple http://www.mce-5.com/ ) qui permettent d'améliorer couple et rendement
énergétique sont loin d'être terminés; ceci en attendant le succès des automobiles
hybrides associées à des moteurs à essence purement générateurs électriques, exemple la très remarquable Chevy VOLT ( General Motors ).
a écrit le 20/08/2012 à 7:13 :
il faut donner plus de pouvoir aux élus verts.eux seuls ont la volonté d'augmenter les prix du diesel.ils ont compris qu'il fallait forcer les français a moins polluer.les parkings relais doivent etre obligatoires et payants,le covoiturage doit etre encadré avec la création d'une vignette.la moitié des nationales encore gratuites doivent devenir payantes
Réponse de le 20/08/2012 à 8:49 :
Augmenter les prix du diesel c'est augmenter les taxes. Les voitures diesels actuelles ne pollues pas plus que celles à essences et pour la plupart des voitures neuves, moins que celles à essences. Les FAP sont la pour éviter au maximum cette pollution. Le nier c'est faire preuve de mauvaise foi, mais rien de plus normal pour les verts, dont la devise est : pourquoi faire mieux quand on peut faire moins bien.
a écrit le 19/08/2012 à 20:39 :
supprimer la voiture c'est comme arrêter de fumer et d'enfumer, c'est de la liberté et de l'argent en plus .
Réponse de le 19/08/2012 à 21:18 :
et en plus, si vous arrêtez la bagnole, y aura moins de bouchon pour les autres !!! youpi
Réponse de le 20/08/2012 à 5:05 :
comme de nombreux français nous avons 2 voitures (véhicule de 10 (clio conso 7 litres petit trajet 6000 kms/an) et 12 ans (picasso conso 5.5 litres - 15000 kms/an). Le développement des transports en commun et la hausse importante des carburants et du cout d'entretien des voitures (garage/assurance/contrôle technique) font que lorsque la 2ème voiture ne sera plus en état de fonctionner on en supprimera 1, sauf à avoir un véhicule "bio" à faible coût mais pour l'instant ce n'est pas le cas, alors vive le vélo !
Réponse de le 20/08/2012 à 8:52 :
Facile pour des citadins de parler de transports en commun. Dans la grande majorité des campagne, il est impossible de vivre sans un moyen de locomotion individuel que ce soit pour travailler tous jours ou bien pour se déplacer. Alors garder vos arguments ou bien nuancez les.
Réponse de le 20/08/2012 à 9:02 :
les habitants des campagnes n'ont qu'à écrire à leurs députés et sénateurs pour protester !! et imposer le gel des prix , ou des bons de consommation spécial campagne pour les gens modestes.
Réponse de le 20/08/2012 à 15:52 :
Missile rien ni personne force a habiter a la campagne. Comme la plus part des francais, je reve d'une maison mais je n'ai pas les moyens d'acheter une deuxieme voiture donc j'habite en ville et me debrouille. Nous pouvons tres bien vivre dans un monde sans voiture!
a écrit le 19/08/2012 à 15:56 :
s'il veut vraiment ameliorer le pouvoir d'achat des francais, c'est en baissant la dépenses publiques donc les prélèvements obligatoires qu'il pourrait le faire ... le prix du carburant étant composé à 70% de taxes, ça ne fera que diminuer les rentrées fiscales de l'état... ce qu'il devra bien compenser par ailleurs ! Sans compter la hausse des subventions aux véhicules hybrides et électriques devenus encore moins compétitifs !
Quand au marge sur le cout du diesel hors taxes, j'aimerais bien la connaitre : à mon avis, entre le prix d'achat à l'étranger (on importe essentiellement le diesel consommé en france) + le transport + le cout de distribution, il ne doit pas rester grand chose ! Par contre, si le carburant à prix 10 centimes, l'état se gave de 7 centimes de plus par litre !!!...mais ca, bien sur, il ne veut pas y toucher ! mais bon, les elections sont passées, les conn.. peuvent se faire en toute impunités... !
a écrit le 19/08/2012 à 13:58 :
Je pense que vous êtes sûrement au RSA pour avoir un tel raisonnement, donc vous n'avez pas besoin de voiture pour aller travailler et vous avez toute votre journée devant vous pour aller faire vos courses à pied au LIDL du coin. A votre place, je n'en voudrais pas à ceux qui se ruinent à payer une voiture pour aller travailler, tout ça pour payer des impôts qui au final serviront à vous faire vivre.

Autre possibilité, diamétralement opposée : vous êtes pleins aux as et avez les moyen d'acheter un logement à 200 m de votre lieu de travail, situé en plein centre ville et proche de toutes les commodités. Dans ce cas, soyez heureux et profitez-en bien, mais n'en veuillez pas aux autres de ne pas avoir vos moyens.
Réponse de le 20/08/2012 à 15:56 :
Trop facile comme commentaire... On prend les transports en comun et nous payons nos impots comme tout le monde. Tout de suite, si on a pas de voiture on est un profiteur!quelle belle mentalite!
a écrit le 19/08/2012 à 13:42 :
Diminuer les impôts sur le carburant n'aura aucune conséquence sur la marge des distributeurs, seul l'Etat sera touché !
a écrit le 19/08/2012 à 12:45 :
s'il bloque le prix du carburant, je m'offre un Hummer !
Réponse de le 20/08/2012 à 8:54 :
Betises, quand tu nous tiens.
a écrit le 19/08/2012 à 12:41 :
Ne mélangeons pas les problèmes. Les prix des carburants doivent-ils augmenter pour inciter les citoyens à être économes en carburant? Si oui, il faut l'assumer. Ou bien les prix sont-ils un frein au pouvoir d'achat et au développement économique? Dans ce cas les taxes doivent baisser et la dépense publique doit diminuer pour compenser le manque à gagner.
a écrit le 19/08/2012 à 9:07 :
ce qui serait à l'étude est une taxe flottante qui varierait selon le prix du carburant quand celui-ci arriverait à un certain niveau

il faut bien voire que les taxes sur les produits pétroliers ont pour but de limiter la consommation .. il faut que les gens changent de comportement, une marche à pieds pour chercher son pain c'est mieux que la voiture .. le covoiturage .. les voitures électriques qui arrivent

le problème ce n'est pas la taxe .. c'est le prix du baril quand le prix du baril dépasse les 100 $ ...changer de comportement est obligatoire .. il ne va pas baiser exemple la baisse de la croissance en chine fait baisser le prix du pétrole...c'est la demande qui fait le prix du pétrole
un prix élevé du carburant permet de faire pression sur les français pour un changement
de comportement et ne plus penser que le pétrole est en libre service et surtout ad eternam


a écrit le 19/08/2012 à 8:31 :
quant à moi, la prochaine mesure que je prendrai (sans réunir au préalable une commission ) ce sera suppression de la bagnole, car j'en ai ras le bol de payer autant pour une bagnole (assurances, réparations , carburant ..... RAS LE BOL !!!! ça lui évitera de vendre à perte , et même de vendre tout court !!!
a écrit le 19/08/2012 à 7:37 :
Gel du prix des carburant = la fausse bonne idée. En limitant la hausse des prix de l'essence :
1/ l'état n'incite plus le particulier "consommateur" a changer de comportement (covoiturage, transport en commun..) voire à investir dans un véhicule plus propre (électrique/hybride...)
2/ l'état contrarie sa politique de relance du secteur auto (prime éco) en maintenant indirectement des aides aux moteurs traditionnels
4/ ces subventions indirectes seront particulièrement inégalitaires puisqu'elles favoriseront les détenteurs de "grosses cylindrées" ou de "sportives" souvent détenues par des catégories sociales plutôt favorisées
5/ ces subventions seront inégalitaires car seulement "perçue" par ceux qui se déplacent en voiture alors que celui qui se déplace à pieds, en vélo ou en transport en commun ne percevra rien (vélo, pourquoi alors ne pas le subventionner ?, transport en commun pas de baisse ou de gel du prix des abonnements mais bien des hausses constantes !!)
3/ l'état perdra une partie de ses recettes, en période de déficit budgétaire et de dettes importantes il faudra qu'il trouve d'autres recettes pour compenser et là ce n'est plus le consommateur payeur mais bien le contribuable dans son ensemble
Dès lors il faut modifier la fiscalité sur les carburants en mettant au même niveau les taxes sur le gasoil et l'essence (écart de l'ordre de 8%) tout en sachant que les entreprises du transport ont la faculté de facturer la "surcharge gasoil" et qu'un particulier qui parcours en moyenne 15 000 ?/an une hausse de 0.10 centime correspond a un surcout annuel de l'ordre de 90 ? . Le prix des carburants ne cessera d'augmenter du fait du déséquilibre entre l'offre et la demande et l'état, faute de moyen ne pourra que très temporairement "adoucir" cette flambée des prix.


a écrit le 19/08/2012 à 7:35 :
avant de grogner que l essence est cher il faudrait que les automobilistes change de voiture et prenne une auto en g p l qui coute que 0.70 centimes
Réponse de le 19/08/2012 à 10:25 :
Si tout le monde roule avec du GPL, la TICPE va s'y appliquer de façon musclée. Cette énergie est peu chère car marginale. L'Etat a besoin de maintenir ses revenus, il s'adapte au contexte. Si 100% des véhicules étaient électriques, il faudrait trouver comment mettre une taxe (TICPE E pour énergie, plus P pétrolier de TIPP en prévision du futur) sur les prises de recharge (ou un compteur dans les véhicules ?). Y a pas de miracle(s). Par contre, le gaz pollue sans doute un peu moins que les carburants classiques.
Réponse de le 19/08/2012 à 19:17 :
@Photo73 : Donc, il ne reste plus que les voitures à pédales. Plus de taxes, plus de radar pour les excès de vitesses.
a écrit le 18/08/2012 à 18:03 :
"le manque à gagner fiscal serait de 5 milliards d'euros pour dix centimes de moins sur le prix à la pompe." FAUX !!! quand le prix augmente à la pompe, les taxes augmentent en proportion : si les prix augmentent de 20 %, les rentrées fiscales AUGMENTENT de 20%... donc, décreter qu'à partir d'un certain prix, le montant (et non le pourcentage) de taxe n'augmente plus, ça n'enlève rien à l'état: ça lui bloque seulement son niveau de recette !!
Si l'état veut réellement atténuer a facture, il lui suffit de décreter qu'au dessus d'un certain niveau de prix, il bloque ... les taxes !!
Par contre, ce serait contre-productif pour les recettes de l'état, mais aussi pour le développement des voitures hybrides, électriques, etc...Plus les prix de carburant augmentent, plus ces motorisations deviennent attractives...!!
Réponse de le 19/08/2012 à 10:18 :
quand on à que des gouvernent du genre sarko qui ne veulent que du nucléair ont arrive a avoir rien fait des des année pour développer , faire des recherche pour ce passer du pétrole
ont ce demande pour qui ils travaillent c rigolo si ce n'est que pour leurs copains plein de fric
Réponse de le 19/08/2012 à 12:49 :
Bien sur : le prix du pétrole , c'est la faute à Sarko ! La canicule aussi, d'ailleurs !!
C'est sur qu'en bloquant les prix du carburant, il n'y aura pas de développement du nucléaire, puisque les filières Hybrides et électriques serront détruites !!! Allez donc présenter cet argument aux portes d'Aulnay, vous allez vous faire recevoir ...!!! (pas avec des roses!)
Réponse de le 20/08/2012 à 9:08 :
j'ai dit quand on a que des gouvernements du genre cela ne veux pas que sarko mr qui comprend quand sa l'arrange aller basta
a écrit le 18/08/2012 à 17:22 :
http://www.lepoint.fr/politique/election-presidentielle-2012/marine-le-pen-promet-de-faire-baisser-le-litre-d-essence-de-20-centimes-14-03-2012-1441124_324.php
Marine Le Pen propose, elle, une baisse de la TIPP de 20 %, qui "fera automatiquement baisser le prix de l'essence de 20 centimes par litre environ", et "de compenser cette baisse par une surtaxation des grands groupes pétroliers et gaziers". "Avec 12 milliards d'euros de bénéfices en 2011, Total devra participer à cet effort", conclut-elle.
Réponse de le 18/08/2012 à 17:53 :
Malheureusement pour elle Marine Le Pen a de gros problèmes dans la compréhension de l'économie. Entêtée elle pense qu'il s'agit d'une question "politique" qui se règle par de petites phrases ou la posture que l'on prend en ayant l'air d'être le plus malin. Elle oublie les fondamentaux macro économique et l'obligatoion de présenter un projet cohérent, applicable et acceptable car explicable. Elle aura passée sa chance. L'autre projet, nébuleuse difforme porté par le reste de la classe politique du parti communiste à Bayrou aura donc beau tanguer à la renverse, personne n'aura été capable d'expliquer aux électeurs ce qu'il faut faire de mieux, pourquoi et comment.
a écrit le 18/08/2012 à 16:20 :
Le site http://france-inflation.com/graph_super.php vous donne l'évolution des prix des carburants depuis 1956. Vous vous rendrez compte que de toute manière, la possibilité de bloquer les prix sera impossible sans revoir la TTIPP
a écrit le 18/08/2012 à 15:16 :
L'argent ne valant (en intérêt) plus grand'chose et étant disponible quasiment sans limite, il n'est donc pas surprenant qu'il soit investi en matières premières et en particulier en celles où il y a un (léger) déséquilibre offre / demande ou un climat de tension, tous garants de plus values. Producteurs et négociants en céréales ou pétrole (mais aussi l'Etat, par la TVA collectée) sont donc les bénéficiaires de ces politiques inavouées créant l'inflation.
a écrit le 18/08/2012 à 14:25 :
Comme le prix du carburant monte considérablement depuis quelques années afin de faire office de relai à une croissance qui n'avance plus, la taxe -toujours par principe comme celle de la TVA "provisoire"- qui rendait ce service de gonfler en cascade tous les prix ne se justifie plus tout à fait. En effet nos entreprises fabriquent avec un coût de transport et de production plus important que dans d'autres pays concurents comme par exemple les USA. Il est donc nécessaire de déverrouiller cette anomalie française qui a permis de subventionner nombre de grandes entreprises. En payant leur énergie moins cher les entreprise, particulièrement les petites, pourront consacrer l'argent économisé dans la production et la recherche sans passer par l'état. Un petit retour progressif et certainement trop lent à la normale face à un état délirant qui se veut contrôleur de tout. Il serait bien utile de penser par la même occasion que la TVA qui procède du même principe est d'un poids par trop inconsidéré pour les entreprises et l'emploi. Baisser la grande TVA à 17% en passant toute la petite -intégrée et mieux compensable- à 8% serait une première bonne étape à coût pratiquement neutre. Le repli d'un point tous les 18 mois environ est envisageable par la suite pour une stabilisation générale à 8 % [Nota : L' "Europe" exige une TVA minimum de 15 %! ] La baisse se pouruivrait ensuite à raison de 1 point tous les 2 ou 3 ans selon la croissance obtenue. Le gouvernement procède d'une bonne orientation macro économique, il faut globalement jusqu'à présent le souligner.
a écrit le 18/08/2012 à 14:25 :
la FRANCE championne du monde des taxes ...championne du monde du nombre de fonctionnaires par habitants..... .championne du monde d elu renumeres par habitants tout a un cout
Réponse de le 18/08/2012 à 15:26 :
@simplet : quel pseudo bien porté !
Réponse de le 18/08/2012 à 17:31 :
le bon sens et la simplicitee est tres rare dans ce pays
Réponse de le 19/08/2012 à 8:57 :
ce qui est rare est chère : principe économique
Réponse de le 22/08/2012 à 11:43 :
La grammaire c'est cher alors...
a écrit le 18/08/2012 à 14:24 :
60% du prix de l essence est composé de taxe donc l état sait ce qu il lui reste à faire .... Mais gouverner c est prevoire... CQFD
a écrit le 18/08/2012 à 13:57 :
Une seule solution: le VELO!!!! les gros-lards vont pouvoir enfin maigrir...
Réponse de le 18/08/2012 à 16:24 :
C'est sûr, les commerciaux vont être enchantés.
Réponse de le 18/08/2012 à 18:44 :
vous ne travaillez pas à l'usine PSA d'aulnay, vous !!!
a écrit le 18/08/2012 à 13:34 :
Promesse de Moscovici : diesel pas supérieur à 1,4246 ( prix 14 aout) fin aout , tout le monde a noté
Réponse de le 19/08/2012 à 12:35 :
1,57 sur l'autoroute hier...
a écrit le 18/08/2012 à 13:23 :
Ils vont vendre à perte...

Ils n auront plus d argent pour se fournir en carburant...

Se foutent pas un peu de nous là?
Réponse de le 18/08/2012 à 15:54 :
@angeo, la vente à perte est illégale, et de plus quel dirigent de société est assez stupide pour vendre à perte?
Réponse de le 19/08/2012 à 14:48 :
System U ce sont des indépendants, je suis d'accord qu'il gagne très bien leur vie mais le carburant c'est vital pour une grande surface, et en effet la vente à perte est illégale.
Le problème est bien la TIPP mais aujourd'hui on ne peut pas s'en passer au vue des comptes de la France. Avec la guerre qui s'annonce entre Israël et l'Iran les prix vont être sympa dans les mois qui viennent.
C'est aujourd'hui qu'on voit la limite du système politique, des promesses toujours des promesses que ce soit de gauche comme de droite.
Réponse de le 19/08/2012 à 16:03 :
@independant : ils gagnent bien leur vie ... certes. Les compagnies pétrolières aussi d'ailleurs ! Mais la n'est pas le problème : est-ce sur la vente de carburants (en france) qu'ils gagnent de l'argent : pas vraiment ... c'est juste parce que ca attire le client qui ensuite fait ses courses !! Quand aux Cies pétrolières , elles font leur beurre à l'étranger (voir la richesse de Pétroplus en France) !!
2eme problème : vous mentionnez une marque de grande surface : le monde n'existeerait plus pour les pets commerces ??? Quid d'une petite station dans un village paumé : vous l'obligez à aligner son prix sur la grande surface ... dépot de bilan assuré (remarquez, finalement, vous aurez peut-etre le soutien des carrefour, Leclerc et Cies pour une telle politique de destruction de la petite concurrence... une fois cette lubie passé, les gros s'en sortiront et les petits auront disparus !!! (avec leurs emplois)
Réponse de le 19/08/2012 à 17:12 :
Ayant longuement travaillée dans la grande distribution, je confirme que les marges des stations des hyper et super sont quasi nulles (1 a 3cts par litre, selon la taille et la rotation de la station). Il s'agit juste d'un produit d'appel pour inciter les clients à rentrer dans le magasin. D'ailleurs le caissier ou le caissière de la station service est souvent un employé du magasin normalement aux caisses qui est détaché à la fonction station-service/gaz bouteille un jour donné. On ne peut pas nous obliger à vendre à perte, et nous n'avons pas le droit (et au passage c'est d'ailleurs pour ca que vous ne pouvez pas ou très très peu cumuler de fidelité sur vos achats en station avec les cartes fidelité du magasin, car celle-ci est monétisée). Bref, 100% d'accord avec Serge Papin.
Réponse de le 20/08/2012 à 10:10 :
Le covoiturage est souvent possible. Facile à organiser, tout le monde s'y retrouve.
Pour tous les trajets < 10km , je ne prends jamais la voiture
Réponse de le 22/08/2012 à 12:43 :
c'est simple il faut arreter de payer le petrole en dollars et sa sera moin cher a l achat

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