On n'a jamais autant cherché de pétrole qu'aujourd'hui

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Les investissements consacrés aux forages pétroliers ont atteint un record historique en 2012, ainsi que le nombre de projets offshore, selon l'IFP. Bilan : 100 découvertes ont été annoncées sur les neuf premiers mois de 2012.

L'activité pétrolière atteint un record historique. Boostée par un baril de pétrole durablement installé entre 110 et 110 dollars, l'industrie pétrolière continue son rythme soutenu d'investissements en exploration-production, en forte hausse depuis 2009, selon le bilan annuel dressé ce vendredi par l'IFP Energies nouvelles. Les investissements en exploration production dans le monde ont bondi de 13% en 2012, à 640 milliards de dollars et devrait afficher la même croissance en 2013, selon l'institut pétrolier.
Conséquence : le nombre de découvertes de pétrole ou de gaz annoncées de janvier à septembre 2012 s'élève à plus de 100, avec notamment du gaz offshore en Tanzanie et au Mozambique, du pétrole au large de l'Indonésie, du Brésil et en Norvège (Mer de Barents et mer de Norvège). «Ces découvertes ne remettent pas en cause le principe du peak oil», ce moment où la production de pétrole déclinera dans le monde, souligne Nathalie Alazard-Toux, directeur économique de l'IFP, «d'autant qu'il est difficile d'estimer la portée de ces annonces puisque les réserves ne sont pas encore cernées. Au maximum, cela pourrait décaler de cinq ans le pic annoncé», ajoute-t-elle.

La fracturation aux Etats-Unis concentre 20% des investissements mondiaux
En attendant, l'industrie parapétrolière retrouve ses niveaux records d'activité de 2009 dans tous les segments: géophysique, forage, construction offshore (où le nombre de projets atteint un record historique). Aux Etats-Unis, la fracturation (utilisée pour exploiter du gaz de schiste) a concentré 50 milliards de dollars d'investissements, soit 20% du total des investissements de forage dans le monde. «Ce dynamisme avive la concurrence très fortes des compagnies chinoises et coréennes sur ces activités», souligne Olivier Appert, président de l'IFP.
Dans le raffinage, le contraste se creuse entre l'Europe et les Etats-Unis, où les capacités de production stagnent, et l'Asie /Moyen Orient qui concentrent 80% des projets de raffineries. L'IFP table sur un prix du baril de 100 dollars environ en 2013, après une moyenne de 110 dollars en 2012. Quant aux perspectives du gaz de schiste en France, «ce n'est pas pour demain», a soupiré Olivier Appert, en se réjouissant néanmoins qu'«on commence à se poser en France un certain nombre de bonnes questions. Les éléments d'un débat se mettent en place», estime-t-il.

 

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a écrit le 08/10/2012 à 8:10 :
Boostée par un baril de pétrole durablement installé entre 110 et 110 dollars ???

soit 110.0000000000000000 dollars ??? ;)
a écrit le 08/10/2012 à 2:45 :
Lorsque le coût de l'extraction du barril de pétrole aura dépassé celui de sa valeur marchande, le subsidiera-t-on?
a écrit le 05/10/2012 à 21:19 :
L'article omet de parler des gisements pharaoniques de Tamar et de Léviathan ( mais aussi Dalit et Mari-B ) situés quelque part en mer méditerranée entre Israël et Chypre ( dénommé aussi bassin Levantin ) . Selon l'Institut d?Études Géologiques, ce bassin contiendrait jusqu'à 3500 milliards de m3 de gaz naturel. Les spécialistes pensent que dans les couches basses il y aurait également du pétrole. Si elle s'avère exacte, il s'agit d'une information majeure.
Réponse de le 05/10/2012 à 23:08 :
Idem pour les gisements pharaoniques de la Grèce!
a écrit le 05/10/2012 à 21:07 :
C'est pour quand le recours à ces autres énergies comme l'électricité,la biomasse, l'hydrogène, l'eau, etc ?... Depuis la fin du XIXè siècle, le pétrole a fait beaucoup de bien à l'humanité mais a aussi entrainé bien des malheurs. Pourtant tous les scientifiques savent que ces autres énergies existent mais qu'il manque la volonté politique accentuée par la pression de puissants lobbies, leur permettant de les mettre en application.
Réponse de le 06/10/2012 à 9:45 :
@ Ivankisautsursesky: pour la biomasse, j'ai ma grand-mère!
Réponse de le 06/10/2012 à 16:13 :
sauf que c'est un autre qui utilise mon pseudo pour répondre à Ivan.
a écrit le 05/10/2012 à 13:44 :
Une baisse du prix du pérole n'entrainera pas nécessairement une baisse du chomage.La relation entre cout du travail et prix de l'énergie est assez complexe à analyser.Qu'en pensent les économistes?
Réponse de le 05/10/2012 à 13:54 :
La dernière fois que les prix du pétrole se sont écroulés, c'était à la fin des années 90.

En 1998, la facture énergétique de la France était de 11 milliards d'euros (euros d'aujourd'hui) contre 61 milliards d'euros en 2011. Résultat : 3 ans de croissance (3,4% en 1998, 3,3% en 1999 et 3.7% en 2000).

En 2001, le prix du pétrole étant reparti à la hausse, la facture énergétique de la France est passée à 27 milliards d'euros (euros d'aujourd'hui). La croissance est tombé à 1,8%.

Et le chômage est reparti à la hausse.
Réponse de le 05/10/2012 à 15:16 :
Il ne faut surtout pas faire comme si on n'avait pas instauré les 35h au tournant des années 2000.
Réponse de le 05/10/2012 à 20:28 :
@gépé: compte tenu des trois dévaluations successives du dollars US (les fameux assouplissements quantitatifs qui ne sont jamais que de l'impression de billets sans contrepartie), le pétrole est probablement relativement moins cher que par le passé.
a écrit le 05/10/2012 à 13:02 :
Impossible de descendre sous les 70 dollars le baril. Le développement du pétrole de schiste, du pétrole offshore ultra-profond et du pétrole des sables bitumineux n'est rentable que si le prix du pétrole reste au dessus de 70-80 dollars le baril. Quand le pétrole WTI est tombé à 78 dollars en juin 2012, tous les projets pétroliers ont été revus à la baisse en Amérique du Nord.
Réponse de le 05/10/2012 à 15:18 :
Ce fameux seuil des 70 dollars répété en boucle est tout simplement faux. Son usage irréfléchi dénote une méconnaissance profonde du secteur pétrolier.
Réponse de le 05/10/2012 à 16:07 :
Heureusement que nous avons des spécialistes qui ont fait l'Ecole des Mines et l'IFP School, sur ce forum !
Réponse de le 05/10/2012 à 20:11 :
Merci pour votre intervention qui confirme le précédent post. CQFD.
Réponse de le 05/10/2012 à 23:57 :
Je suis d'accord avec SCHLUMBERGER heureusement qu'il y a ces spécialistes comme ILLUSION d'ailleurs ses arguments sont imparables "dénote une méconnaissance profonde du secteur pétrolier" et vous vous êtes ingénieur chez TOTAL??? si c'est le cas on veut des arguments (réflexions, faits établis,...) qui alimentent cet article et pas des phrases creuses qui servent à rien si ce n'est pour dire que vous êtes intelligent et les autres bêtes (ça reste à prouver)
a écrit le 05/10/2012 à 13:01 :
et la france refuse l'exploiter le gaz de schiste de quoi sortir de la dette alors que les autres pays le font mais eux ils n'ont les memes écolos bornés que nous. 2% aux élections et ils foutent la m............ peuvent pas aller ailleurs ?
Réponse de le 05/10/2012 à 13:15 :
Le chauffage représente environ 40% de la consommation de gaz naturel en France.

Avec l'isolation, les chauffe-ea­u solaires, les pompes à chaleur valorisant­s la chaleur des eaux usées, la géothermie­, les chaudières biomasses.... la France pourrait arrêter le chauffage au gaz naturel et aussi le chauffage au fioul.
Réponse de le 05/10/2012 à 16:33 :
Ce gaz qui reste sous nos pied ne s'evapore pas! Au contraire, il prend de la valeur... Attendons que la prod americain baisse avant de vendre le notre...
a écrit le 05/10/2012 à 12:57 :
A propos de pétrole, rappelons à l'occasion que : Nous sommes aujourd'hui à/autour du pic (maximum de flux, de débit) de production mondiale de pétrole.
C'est bien évidemment aussi la raison fondamentale de la crise, même si on est apparemment même plus capable de nommer les choses.
pic US : 1971 (avec abandon Bretton Woods, enclenchement bulle de la dette)
pic mer du Nord : 2000
pic Mexique : 2005
etc
http://tribune-pic-petrolier.org/
(à signer et relayer)
Réponse de le 05/10/2012 à 13:11 :
Les pics locaux sont compensés par la production et la découverte de nouveaux gisements (Grèce, bassin méditerranéen, Guyane,...) sans compter le gaz, le pétrole de schiste et le charbon.
Réponse de le 05/10/2012 à 20:30 :
@schlumberger: et les émissions de ma grand-mère comptent pour du beurre alors :-)
Réponse de le 05/10/2012 à 20:33 :
@yt75: le Nixon Round d'août 1971, c'est la désindexation du dollar sur l'or. Donc pas de liaison directe avec le pétrole, même si cette désindexation a permis à plus long terme d'imprimer de la monnaie sans contrepartie.
Réponse de le 06/10/2012 à 9:31 :
@ Patrickb: les émissions de votre grand-mère sont comptabilisées avec celles des ovins de Nouvelle Zélande et ne font pas partie de la biomasse utile. Sinon pour votre mamie, éviter les féculents et prendre du Rennie Déflatine®, ce sera meilleur pour la planète et pour son entourage!
Réponse de le 06/10/2012 à 11:24 :
@ Patrickb: faites lui faire un bilan carbone à votre grand-mère! c'est remboursé par la sécu...
Réponse de le 06/10/2012 à 16:06 :
Enfin des gens qui ont le sens de l'humour :-)
a écrit le 05/10/2012 à 12:05 :
"baril de pétrole durablement installé entre 110 et 110 dollars" Petite erreur non?
a écrit le 05/10/2012 à 11:56 :
Une petite erreur au début : "un baril de pétrole durablement installé entre 110 et 110" répétition de 110, cela doit être plutôt 100 et 110
a écrit le 05/10/2012 à 11:51 :
Pendant ce temps la France investit à fond dans l'électrique qui ne verra pas le jour avant des décennies au mieux. Le prix du baril va dégringoler avec le gaz de schiste.Un sectuer où la France arrivera, comme toujours, après les carabiniers.
Réponse de le 05/10/2012 à 12:00 :
Le prix du baril va chuter avec les énormes gisements offshores grecs, chypriotes et libanais!

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