« Air Liquide va investir 8 milliards d'euros dans l’hydrogène bas carbone », (Benoît Potier, PDG)
Nathalie Jourdan
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Air Liquide se prépare à investir massivement dans l'hydrogène décarboné
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Air Liquide se prépare à investir massivement dans l'hydrogène décarboné
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Comme un coup d'éclat avant son départ en juin prochain. Alors que la guerre en Ukraine ravive le débat sur la souveraineté énergétique de l'Europe, le futur ex PDG d'Air Liquide démontre une nouvelle fois son sens aigu du timing. En déplacement en Normandie ce mardi au côté de Bruno Le Maire, Benoît Potier a annoncé l'intention de son groupe d'investir « 8 milliards d'euros dans la chaîne de valeur de l'hydrogène bas carbone d'ici 2035 ». Ce plan massif et mondial devrait trouver une première traduction dans quelques mois avec le lancement de la construction d'un giga électrolyseur au cœur du complexe pétrochimique de Port-Jérôme, en Seine-Maritime : « l'un des premiers de cette taille au monde », dixit le patron d'Air Liquide.
Appuyé par l'Etat, le projet n'attend plus que le blanc seing de la commission européenne à qui une participation de 190 millions d'euros est demandée dans le cadre du green deal (voir l'encadré ci-dessous). A première vue, le soutien ne l'UE ne fait guère de doutes. « Nous avons de grands espoirs», a d'ailleurs indiqué un Benoît Potier, tout sourire, à La Tribune. L'intéressé est d'autant moins fondé à douter que l'installation baptisée Air Liquide Normand'hy sera le fruit d'un « partenariat franco-allemand » ainsi qu'il le rappelle. Elle utilisera en effet la technologie de membrane par échange de protons ( dite PEM) de Siemens Energy et devrait être alimentée en électricité « renouvelable » par TotalEnergies avec qui le géant gazier vient de conclure un protocole d'accord.
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D'une puissance de 200 MW, cette future usine constituera en fait l'un des maillons d'un réseau complet de fourniture d'H2 en circuit court puisqu'elle sera reliée par un écheveau de pipe line aux deux autres unités de production d'hydrogène bleu (produit à partir du gaz mais avec captage du CO2) qu'Air Liquide exploite -ou exploitera bientôt- dans l'enceinte des raffineries normandes d'Exxon Mobil et de TotalEnergies. « Ce réseau aura donc trois sources, une verte et deux bleues », résume Benoît Potier. La capacité dudit réseau devrait atteindre environ 300 tonnes par jour.
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