Climat : le gouvernement met la pression sur TotalEnergies
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Des militants ecologistes protestent lors de l'assemblee generale annuelle de totalenergies a paris
STEPHANIE LECOCQ
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Des militants ecologistes protestent lors de l'assemblee generale annuelle de totalenergies a paris
STEPHANIE LECOCQ
Il n'y a pas que les centaines d'activistes écologistes postés à l'entrée de l'Assemblée générale de TotalEnergies qui ont fait monter la pression sur la multinationale, ce vendredi matin. Le gouvernement y a également mis son grain de sel, appelant la major à aller « plus vite » sur le développement des énergies renouvelables, et reconnaissant la légitimité des contestations. Le même gouvernement qui, quelques mois plus tôt, se félicitait des efforts consentis par l'entreprise pour opérer des ristournes sur le prix de l'essence, et comptait sur elle pour assurer la sécurité d'approvisionnement en énergies fossiles de la France, touchée par un choc d'offre sans précédent.
En effet, la Première ministre, Élisabeth Borne, a estimé vendredi que « les militants du climat » étaient « dans leur rôle d'alerter et de dire qu'il faut accélérer », alors que des échauffourées ont eu lieu avec la police, aux abords de la salle parisienne où s'est finalement tenue l'AG après l'usage de gaz lacrymogène par les forces de l'ordre. « C'est ce que porte aussi le gouvernement : il faut que tous nous accélérions sur la transition écologique », a-t-elle ajouté, tout en reconnaissant au géant pétrolier d'avoir « engagé sa transition vers les énergies renouvelables ». Un peu plus tôt dans la matinée, c'était au tour de la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, d'interpeller l'énergéticien : « Total investit dans les énergies renouvelables, mais l'enjeu, c'est d'aller plus vite, plus fort et surtout plus rapidement », a-t-elle souligné à Franceinfo, lui demandant de « mettre le paquet » sur les renouvelables.
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Aux alentours de midi, l'adjoint à la mairie de Paris David Belliard (Paris en Commun-Ecologie pour Paris) s'est joint à la partie : « Personne n'a de leçon de calme à recevoir d'une entreprise dont le business détruit littéralement la planète », a-t-il twitté en réponse à message de TotalEnergies appelant à l'apaisement.
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