Climat: TotalEnergies rejette la résolution sur la prise en compte de ses émissions indirectes
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Le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné.
Reuters
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Qui pollue lorsqu'un particulier brûle de l'essence dans sa voiture individuelle ? L'énergéticien qui a extrait, transporté, raffiné puis vendu le pétrole, le constructeur automobile, ou bien le consommateur final, qui a choisi de se rendre à la pompe ? Tout sauf la première réponse, estime TotalEnergies : une nouvelle fois, la multinationale renvoie à ses clients la responsabilité des émissions liées à l'utilisation de ses propres produits. Et refuse, sur ce volet, de s'imposer l'ambition d'une trajectoire d'ici à 2030 compatible avec une augmentation des températures bien en-dessous de 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle.
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En effet, alors que l'Assemblée générale du groupe approche (le 26 mai), son Conseil d'administration a appelé vendredi à voter contre une résolution d'investisseurs représentant moins de 1,4% du capital, demandant à l'entreprise de se doter d'objectifs d'émissions indirectes dites de « Scope 3 » qui soient « alignés avec l'Accord de Paris sur le climat ». Concrètement, il s'agit du CO2 rejeté lors de l'extraction et la transformation des matières premières, jusqu'à la fabrication, la logistique, la distribution, l'utilisation et la fin de vie des produits - par exemple, le carburant utilisé par les automobilistes ou le gaz brûlé en cuisine. TotalEnergies préfère ainsi se concentrer sur le Scope 1, c'est-à-dire ses émissions directes, comme les fuites de méthane sur ses champs gaziers, et le Scope 2, lié à la consommation d'électricité, de chaleur et de vapeur.