Les baisses de respectivement 3,9% de la production nucléaire et de 16% pour l'hydroélectricité ont plombé les résultats d'EDF sur le premier semestre de l'année. Le chiffre d'affaires s'établit à 35,7 milliards d'euros (-2,6%), pour un bénéfice net en baisse de 3,7% à 2 milliards d'euros et un Ebitda qui chute de 21,8% à 7 milliards d'euros.
Les « conditions de marché » ont également pesé sur ces résultats, notamment le dispositif de l'Arenh (accès régulé à l'énergie nucléaire historique) qui contraint l'opérateur national à vendre une partie de sa production à ses concurrents alternatifs à un prix régulé (aujourd'hui fixé à 42 euros le mégawattheure) alors qu'il a dû dans le même temps s'approvisionner à des tarifs de marché au plus haut afin de faire face à la demande de ses clients. En outre, la pression concurrentielle a rogné sur les marges de l'opérateur.
Interrogé sur sa réaction à la décision du Conseil d'État de mettre un terme aux tarifs régulés du gaz jugés contraires au droit communautaire, le PDG de l'entreprise publique a tenu à souligner lors d'un point presse téléphonique les différences avec l'électricité.
Pourtant, le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot avait indiqué devant le Sénat mi-juillet que la France allait devoir obéir aux injonctions de Bruxelles concernant la suppression des tarifs réglementés pour les deux types d'énergie. «Il en va du gaz comme de l'électricité, à un moment ou à un autre, il faudra s'y plier», avait-il déclaré devant des sénateurs.
Par ailleurs, Jean-Bernard Lévy s'est dit confiant dans le rattrapage dans l'année de la production nucléaire (diminuée au premier semestre par un nombre record de réacteurs à l'arrêt à la demande de l'ASN), qui devrait atteindre entre 390 et 400 térawattheures, contre 384 au premier semestre.
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Le PDG a également souligné que l'entreprise était en ligne tant avec son plan de cession d'actifs sur la période 2015/2020, réalisé à hauteur de 8 milliards d'euros sur les 10 milliards prévus, qu'avec son plan d'économies sur 2015/2018, réalisé à 70%.
Il a également tenu à lister les réalisations opérées ces six derniers mois dans le secteur des énergies renouvelables par EDF Energies Nouvelles (EDF EN) et dans les services énergétique, deux activités qu'il a qualifiées de « moteurs clés de la croissance ».
Engie a pour sa part présenté un chiffre d'affaires en très légère hausse (+1,6%) à 33,1 milliards d'euros, un bénéfice net amélioré de 3,5% à 1,28 milliard d'euros, un Ebitda globalement stable (- 0,1%) en évolution brute à 5 milliards, mais qui affiche une croissance organique de 4,0% et un résultat net part du groupe en nette progression (15,5%) à 1,5 milliard.
Le groupe est en avance tant sur son programme de cession de 15 milliards d'euros entre 2016 et 2018 (réalisé à 73%) que sur ses investissements sur les nouveaux marchés porteurs (12 milliards engagés essentiellement dans les énergies renouvelables et services énergétiques sur les 14 milliards prévus entre 2016 et 2018) que sur son plan d'économies baptisé Lean 2018 (1,2 milliards d'économies sur la même période), réalisé à 90%.
D'ici la fin de l'année, "la croissance organique devrait demeurer soutenue sur nos trois moteurs de croissance", que sont les énergies renouvelables, les actifs régulés et les services, a estimé Isabelle Kocher.
À propos des tarifs réglementés, elle a rappelé à nouveau que leur suppression, entérinée pour le gaz par le Conseil d'État, "doit être faite en parallèle pour les tarifs réglementés de l'électricité".
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Les deux entreprises ont réaffirmé leurs objectifs pour 2017. Engie a confirmé son objectif principal d'un résultat net récurrent compris entre 2,4 et 2,6 milliards d'euros cette année en précisant qu'il devrait se situer en "milieu de fourchette".
EDF a de nouveau anticipé un Ebitda en recul entre 13,7 et 14,3 milliards d'euros cette année (après 16,4 milliards en 2016), qui devrait remonter à 15,2 milliards au moins l'an prochain.
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