Energies renouvelables et services, nouveaux moteurs de croissance pour EDF et Engie

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Les énergies renouvelables pèsent de plus en plus lourd dans l'activité des énergéticiens conventionnels.
Les énergies renouvelables pèsent de plus en plus lourd dans l'activité des énergéticiens conventionnels. (Crédits : fotolia.com © ptyszku)
En présentant leurs résultats semestriels, les deux énergéticiens français ont affirmé qu’ils étaient en ligne avec leurs plans de transformation, et souligné le rôle croissant des énergies renouvelables et des services énergétiques dans leurs activités. Leurs dirigeants entretiennent à distance la polémique sur la fin des tarifs réglementés d'électricité.

Les baisses de respectivement 3,9% de la production nucléaire et de 16% pour l'hydroélectricité ont plombé les résultats d'EDF sur le premier semestre de l'année. Le chiffre d'affaires s'établit à 35,7 milliards d'euros (-2,6%), pour un bénéfice net en baisse de 3,7% à 2 milliards d'euros et un Ebitda qui chute de 21,8% à 7 milliards d'euros.

Les « conditions de marché » ont également pesé sur ces résultats, notamment le dispositif de l'Arenh (accès régulé à l'énergie nucléaire historique) qui contraint l'opérateur national à vendre une partie de sa production à ses concurrents alternatifs à un prix régulé (aujourd'hui fixé à 42 euros le mégawattheure) alors qu'il a dû dans le même temps s'approvisionner à des tarifs de marché au plus haut afin de faire face à la demande de ses clients. En outre, la pression concurrentielle a rogné sur les marges de l'opérateur.

L'électricité, un besoin essentiel et non substituable

Interrogé sur sa réaction à la décision du Conseil d'État de mettre un terme aux tarifs régulés du gaz jugés contraires au droit communautaire, le PDG de l'entreprise publique a tenu à souligner lors d'un point presse téléphonique les différences avec l'électricité.

«Clairement le Conseil d'État signale qu'il perçoit différemment la situation du gaz et de l'électricité, a-t-il indiqué lors d'une conférence avec des analystes financiers, rappelant que l'électricité est à la fois un besoin essentiel pour les gens - alors que le gaz ne l'est pas  - et n'est pas substituable.»

Pourtant, le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot avait indiqué devant le Sénat mi-juillet que la France allait devoir obéir aux injonctions de Bruxelles concernant la suppression des tarifs réglementés pour les deux types d'énergie. «Il en va du gaz comme de l'électricité, à un moment ou à un autre, il faudra s'y plier», avait-il déclaré devant des sénateurs.

Renouvelables et services énergétiques, moteurs de la croissance pour EDF

Par ailleurs, Jean-Bernard Lévy s'est dit confiant dans le rattrapage dans l'année de la production nucléaire (diminuée au premier semestre par un nombre record de réacteurs à l'arrêt à la demande de l'ASN), qui devrait atteindre entre 390 et 400 térawattheures, contre 384 au premier semestre.

Le PDG a également souligné que l'entreprise était en ligne tant avec son plan de cession d'actifs sur la période 2015/2020, réalisé à hauteur de 8 milliards d'euros sur les 10 milliards prévus, qu'avec son plan d'économies sur 2015/2018, réalisé à 70%.

Il a également tenu à lister les réalisations opérées ces six derniers mois dans le secteur des énergies renouvelables par EDF Energies Nouvelles (EDF EN) et dans les services énergétique, deux activités qu'il a qualifiées de « moteurs clés de la croissance ».

Engie en avance sur son plan de transformation

Engie a pour sa part présenté un chiffre d'affaires en très légère hausse (+1,6%) à  33,1 milliards d'euros, un bénéfice net amélioré de 3,5% à 1,28 milliard d'euros, un Ebitda globalement stable (- 0,1%) en évolution brute à 5 milliards, mais qui affiche une croissance organique de 4,0% et un résultat net part du groupe en nette progression (15,5%) à 1,5 milliard.

Ces chiffres montrent qu'«Engie évolue plus rapidement que prévu dans un environnement difficile», selon sa directrice générale Isabelle Kocher, qui l'avait déjà laissé entendre lors d'une rencontre avec des journalistes début juillet.

Le groupe est en avance tant sur son programme de cession de 15 milliards d'euros entre 2016 et 2018 (réalisé à 73%) que sur ses investissements sur les nouveaux marchés porteurs (12 milliards engagés essentiellement dans les énergies renouvelables et services énergétiques sur les 14 milliards prévus entre 2016 et 2018) que sur son plan d'économies baptisé Lean 2018 (1,2 milliards d'économies sur la même période), réalisé à 90%.

D'ici la fin de l'année, "la croissance organique devrait demeurer soutenue sur nos trois moteurs de croissance", que sont les énergies renouvelables, les actifs régulés et les services, a estimé Isabelle Kocher.

La fin des tarifs réglementés d'électricité ouvrirait une avenue pour Engie

À propos des tarifs réglementés, elle a rappelé à nouveau que leur suppression, entérinée pour le gaz par le Conseil d'État, "doit être faite en parallèle pour les tarifs réglementés de l'électricité".

«Nous sommes déjà très dynamiques dans nos développements dans l'électricité, en particulier en France, et bien sûr, la fin des tarifs réglementés ouvrirait une avenue pour nous pour développer nos offres», a-t-elle ajouté.

Objectifs confirmés pour 2017

Les deux entreprises ont réaffirmé leurs objectifs pour 2017. Engie a confirmé son objectif principal d'un résultat net récurrent compris entre 2,4 et 2,6 milliards d'euros cette année en précisant qu'il devrait se situer en "milieu de fourchette".

EDF a de nouveau anticipé un Ebitda en recul entre 13,7 et 14,3 milliards d'euros cette année (après 16,4 milliards en 2016), qui devrait remonter à 15,2 milliards au moins l'an prochain.

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a écrit le 01/08/2017 à 13:37 :
Le gouffre de la CNAV qui doit financer les retraités d’EDF-GDF ou la gigantesque escroquerie d’EDF aux dépens du privé

http://economiepolitique.org/le-gouffre-de-la-cnav-qui-doit-financer-les-retraites-edf-gdf/
a écrit le 01/08/2017 à 12:48 :
ordonnances de 1945, ukases staliniens, monopole EDF-GDF tuant toutes concurrences possibles autorisant ainsi les gabegies insensées de l’électricien national grâce à nos impôts et aux tarifs prohibitifs dont on nous sert abondamment qu'ils sont les moins chers (mais de quelques centimes seulement) histoire de cacher d'autres pratiques éhontées
a écrit le 30/07/2017 à 22:46 :
Corine Dubruel : «Le prix de l'énergie nucléaire ne reflète pas la réalité»
Énergie - Corine Dubruel, Présidente de CentraleSupelec Energie, ancienne responsable exécutive chez Engie, Vinci Energies, GE/Alstom ou ABB. EDF a-t-elle les moyens de survivre à cette transition énergétique ?

Je pense sincèrement que non, et c'est bien le problème. Jusqu'à maintenant on n'a pas voulu regarder les problèmes en face, pour protéger EDF. Et EDF a développé très timidement le reste, du fait du poids du nucléaire. Il va falloir réaffecter le personnel à la maintenance et au démantèlement, et EDF doit revisiter sa stratégie à 2025/2030. Aujourd'hui on a un leader chinois qui va être le meilleur mondial sur le plan du nucléaire. Je n'ai aucune certitude que Areva soit capable de produire une nouvelle centrale EPR a un prix compétitif. En tant que citoyenne je ne suis pas sûr que ça vaille le coup de prendre des risques de construire des grosses centrales nucléaires alors que le prix de l'électricité est supérieur à de l'énergie plus facile. À titre professionnel j'ai développé toutes les énergies : le charbon, le gaz, le nucléaire, le solaire, l'éolien, et j'étais favorable à un mix énergétique avec le nucléaire. Mais quand je vois que c'est un chinois qui va prendre la place ça ne m'enchante pas, et j'ai aussi un doute sur le prix du nucléaire face aux enjeux de sécurité.

En Allemagne par exemple, leur facture de l'énergie au global n'est pas plus chère, bien que le prix de l'électricité au Mégawatt/heure est plus élevé. Mais ils consomment moins, grâce à des mesures d'économies d'énergies efficaces. Il faut mettre en place un ensemble de mesures en ce sens.

http://www.ladepeche.fr/article/2017/07/11/2610497-corine-dubruel-prix-energie-nucleaire-reflete-realite.html
Réponse de le 31/07/2017 à 11:33 :
Cette dame parle de mégawatt/heure alors que l'unité physique correcte est le mégawatt.heure. Il s'agit là d'une erreur de culture scientifique de niveau collège.

Avec une erreur aussi grossière, je mets donc en doute son expertise, d'autant plus que son propos est assez creux, énumérant quelques poncifs sans les justifier, ou énonçant des doutes sans apporter d'éclairage.
a écrit le 30/07/2017 à 18:30 :
Ce sont les investissements erronés dans le gaz notamment qui ont affecté les opérateurs type EON comme son président l'a clairement indiqué en 2013, ces derniers avaient sous estimé comme beaucoup la forte baisse des prix des technologies renouvelables. Tous les opérateurs mondiaux du nucléaire sont dans le rouge même quand les pays ont très peu de renouvelables. Cela confirme encore l'absence de lien entre la crise du secteur nucléaire et les renouvelables. Le bas prix de l'énergie renouvelable produite bénéficie bien aux consommateurs et entreprises. Enfin la consommation de charbon a augmenté récemment de 37% en France contre seulement 5% en Allemagne. Traduction : ce sont bien les bas prix du charbon et le bas prix de la taxe CO2 qui est responsable de la hausse de consommation de charbon dans plusieurs pays et absolument pas les renouvelables.
Réponse de le 31/07/2017 à 1:54 :
Au début on nous a vendu que les ENR feraient baisser la part des fossiles. Et là vous voulez nous vendre qu'elles ne font pas augmenter la part du charbon. Il semble que les promesses aient été revues à la baisse...
Réponse de le 31/07/2017 à 14:38 :
A vrai dire je n’ai pas cherché la raison des pertes d’EON et RWE, je pensais qu’ils avaient commencé à financer la sortie du nucléaire et la gestion des déchets tel que prévu avec le gouvernement Allemand. Qu’ont il provisionné sur les 23 Milliards ? en tous cas ils ont déjà largement entrepris la transition énergétique et je crois que leur expérience, positive ou négative, servira de base de calcul pour valoriser les autres énergéticiens Européens.

A vrai dire je n’ai pas cherché la raison des bénéfices d’ailleurs. Chacun ses responsabilités et si EDF veut à tous prix maintenir en fonctionnement des vieux réacteurs, c’est leur problème. Qui peut encore dire si c’est un fleuron ou un oligopole ? et de toute façon, quoi qu’on fasse ou qu’on dise, ils donnent l’impression de ne jamais être responsables, alors à quoi bon perdre du temps en rhétorique ou en morale.

Question coûts de production de l’électricité, pour le nucléaire et le charbon la messe est dite depuis longtemps, si l'on prend l’exemple des USA : voir article de Bloomberg concernant les USA : https://www.bloomberg.com/news/articles/2016-11-23/economics-will-keep-wind-and-solar-energy-thriving-under-trump. Graphiques repris sur World Resources Institute.

J’ai l’impression qu’Engie anticipe mieux les tendances du marché et se sera adapté plus rapidement et à moindre coût. L’avenir le dira.
En tous cas nous vivons une mutation profonde de l’énergie et des transports et le sujet est aussi passionnant que le furent l’arrivée de la micro informatique et de l'internet.
a écrit le 30/07/2017 à 10:25 :
Ce sont de bons résultats vu les bouleversements en cours dans le secteur de l’énergie.
Si l’on compare aux énergéticiens Allemands, nos deux fleurons nationaux s’en sortent bien (EON = 8,4 Milliards de perte en 2016 et RWE = 5,7 Mds). Il est vrai que les stratégies ne sont pas les mêmes et que l’Allemagne a fait le pari de la sortie rapide du nucléaire, avec des surcouts et des provisions énormes à réaliser. Alors qu’EDF a prolongé à 50 ans la durée de vie des centrales (incidence sur l’amortissement) et verse un dividende confortable, à croire qu’il n’y a plus d’investissements à faire ?
Pour Engie c’est presque plus facile, vu la faible exposition au secteur et sa moindre dépendance à l’Etat.
Heureusement, il reste encore une marge d’augmentation des tarifs du KWh en France et les tarifs administrés de l’électricité qui faussent le marché devraient être supprimés par une directive énergie de la Commission Européenne.
Il n’empêche que l’on n’a pas abordé le vif du sujet de la transition énergétique et que des investissements sont nécessaires pour le grand carénage et autre fin de vie de réacteurs. Quand on voit l’impact sur les résultats d’une baisse d’à peine quelques pourcents de la production nucléaire, alors qu’il représente 72 % de la production d’électricité.
Heureusement EDF EN semble déjà dégager de très bons résultats dans les ENR, mais vont-ils pouvoir se développer dans l’UE avec les mêmes marges ?

Encore une période de relative stabilité, pour combien de temps ?
A court terme, il faut espérer que les échanges transfrontaliers et les capacités d’effacement permettent de mieux équilibrer le réseau européen et de fluidifier les échanges.
Les pics de « surproduction » des énergies renouvelables dont fut victime l’Allemagne en 2016 et qui amena à des prix négatifs vont probablement se répéter, ainsi que le maintien à des niveaux bas du prix du pétrole, entrainant d’autres tendances déflationnistes du prix du KWh en Europe.
Beaucoup de pays européens s’équipent en énergies renouvelables, l’Espagne vient d’allouer 3,5 GW au PV et le potentiel reste important.

A long terme, la mobilité électrique va engendrer des besoins phénoménaux en électricité. D’ici là les pays du sud de la méditerranée devraient également s’équiper massivement en solaire et pourquoi pas exporter leur surplus d'énergie vers l’Europe ?
a écrit le 29/07/2017 à 12:00 :
Cette croyance dans le tout renouvelable et les services nous tuera. Personne n'y arrivera et ceux qui n'investissent pas dans le nucléaire verront leurs prédominance diminuer ou alors on ne respectera pas l'objectif des 2 degrés. Entre avoir chaud ou ne pas s'éclairer la nuit il va falloir choisir
a écrit le 29/07/2017 à 11:15 :
Aujourd'hui, les énergéticiens se précipitent vers les ENR, parce qu'en tant qu'activité subventionnée c'est une des dernières à être rentable, et sur les services dont on ne sait pas encore quelle quantité d'argent ça va rapporter.

Mais ne nous y trompons pas : Avec des prix de marché aussi bas, quasiment aucun actif n'est rentable.

Au mieux, avec le parc nucléaire, on paye les coûts d'exploitation sans pouvoir provisionner pour son remplacement. Bref, on hypothèque l'avenir.
Réponse de le 29/07/2017 à 12:24 :
+1
Réponse de le 29/07/2017 à 23:45 :
1) A 71 euros le MWh éolien onshore en France actuellement et des prix de marché encore plus bas dans les ventes à l'étranger où beaucoup se font désormais sans aucune subvention, on ne peut pas dire que les aides sont élevées pour développer toute une filière avec un marché mondial et de nombreux emplois et entreprises (environ 900 et 15.000 emplois dans le seul éolien onshore en France, en croissance). Idem dans le solaire où les prix sont beaucoup plus bas et baissent encore régulièrement. C'est plutôt l'essor du marché pourtant très concurrentiel qui tire les ventes mondiales comme les chiffres le confirment. Cà n'empêche pas la poursuite de la consolidation du secteur comme on le constate pour des firmes du solaire japonaises puisque les chinois vendent quasiment sans marge pour gagner le marché. 2) Pour le nucléaire il est plombé à l'export depuis les années 50 et désormais par ses coûts et problèmes techniques insolubles de manière économique et satisfaisant pour le génération 3. Les suisses après longs débats n'en veulent plus. Les coréens non plus. Les américains non plus. Seuls quelques pays où des politiques sont subventionnés acceptent encore du Rosatom et du nucléaire chinois. On s'aperçoit en outre que le nucléaire n'est pas compatible avec les renouvelables comme en Allemagne où les centrales on subit d'importants dégâts et corrosion pour répondre à la variabilité de charge auxquelles les stockages répondent la plupart parfaitement et sont beaucoup plus adaptés. Le secteur nucléaire qui emploie beaucoup de monde fait tout son possible pour survivre, alliances, manipulations, risques etc mais les évolutions technologiques en cours sont en train de balayer tout qui n'arrive pas à régler ses problèmes et coûts. On ne cesse de renflouer le secteur nucléaire alors qu'il y a des technologies et procédés sans risques bien plus plus durables et plus économiques qui existent déjà et d'autres qui ne cessent d'arriver. Il faut cesser de faire l'autruche sur un vieux monde dépassé ! Voyez par exemple le bilan économique de l'ancien procédé de chaleur solaire de Drake Landing dans l'Alberta que l'on utilise dans d'autres endroits, il bat le nucléaire largement et date pourtant depuis plus de 10 ans et c'est simple, recyclable, sans déchets ni risque et plus efficient ! Le même raisonnement s'applique dans les transports ou Hyperloop ou mieux encore Hyper Chariot ou Transit X sont bien plus efficients, plus avantageux (moins d'entretien etc) et moins coûteux que le TGV qui va lui aussi être condamné.
Réponse de le 30/07/2017 à 10:56 :
Je partage. La théorie du marché pour une fois se révèle exacte. Subventionner une industrie du renouvelable provoque des effets d'aubaine qui mettent à mal à la fois les industries existantes mais aussi les consommateurs. Aujourd'hui en Allemagne les prix seront fortement négatifs alors même que les centrales à charbon tournent. Belle victoire 😨
Réponse de le 31/07/2017 à 2:02 :
@ Energie+

Si les ENR sont si peu chères, alors pourquoi continue-t-on à les subventionner ? Et pourquoi ces subventions sont en hausse année après année ?

Si les technologies pour gérer l'intermittence sont là, alors pourquoi ne les utilise-t-on pas ? Pourquoi l'Allemagne, malgré les sommes pharaoniques qu'elle dépense dans ce secteur, n'arrive à rien d'autre qu'une électricité deux fois plus chère que la nôtre et et dix fois plus émettrice de CO2 ?
Réponse de le 31/07/2017 à 12:33 :
Une fois de plus Bachou deverse son intox qu'il espere derisoirement freinera l'essor des EnR.
Les EnR sont competitives, le Pv residentiel est aidé en tout et pour tout à 1200 € une seul fois pour 3 kW en auto-consommation, autant dire ridicule.
Pour un pro, l'aide est de 2 c€ /kWh pendant les 10 premieres années, ca repreésent 1/30eme de l'aide initiale. Ca pourrait d'ailleurs disparaitre completement au sud de la Loire.

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