Fin des tarifs réglementés : après le gaz, l’électricité ?

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Les tarifs réglementés du gaz déclarés contraires au droit communautaire par le Conseil d'Etat
Les tarifs réglementés du gaz déclarés contraires au droit communautaire par le Conseil d'Etat (Crédits : Regis Duvignau)
La décision rendue par le Conseil d’Etat sur les tarifs réglementés du gaz préfigure une décision similaire concernant ceux de l’électricité. Mais dans quels délais, et avec quelles conséquences pour le consommateur et pour l’opérateur historique ?

Par sa décision rendue publique le 19 juillet, le Conseil d'Etat annule un décret de 2013 encadrant  les modalités de fixation des tarifs réglementés de vente (TRV) du gaz. Ce dernier avait été attaqué par l'Association nationale des opérateurs détaillants en énergie (Anode), réunissant Direct Energie, Eni Gas&Power France, Gaz européen, Lampiris, Planète OUI et SAVE, au motif que ces tarifs sont contraires au droit de l'Union européenne. Ce que vient donc de confirmer le Conseil d'Etat, qui avait préalablement posé une question préjudicielle à la Cour de justice de l'Union européenne.

En effet, le Conseil d'Etat a considéré que les motifs d'intérêt général qui, jusqu'à présent, fondaient l'existence d'un tarif fixé par l'Etat et applicable sur l'ensemble du territoire national à 5,4 millions de clients particuliers et professionnels n'avaient plus de justification.

« Leur maintien « constitue une entrave à la réalisation du marché concurrentiel du gaz, sans que cette restriction respecte les conditions qui auraient permis de la  regarder comme admissible au regard du droit de l'Union européenne. »

Transition en douceur

Cette décision intervient au lendemain de déclarations du ministre de l'Energie Nicolas Hulot devant le Sénat, dans lesquelles il avait évoqué des « injonctions de Bruxelles. » « On peut faire en sorte que ça soit lissé dans le temps, mais nous avons déjà repoussé l'échéance et il en va du gaz comme de l'électricité, à un moment ou à un autre, il faudra s'y plier », avait-il ajouté.

Il avait également précisé « on peut faire en sorte que ce soit lissé dans le temps », et assuré que le gouvernement ferait en sorte « que ça se fasse le moins douloureusement possible. » Et c'est exactement ce qui devrait se passer.

Dans pareil cas, trois solutions sont envisageables : rétroactivité, effet immédiat ou avec report. Mais la décision du Conseil d'Etat précise

« Ainsi, eu égard aux incertitudes graves qu'une annulation rétroactive ferait naître sur la situation contractuelle passée de plusieurs millions de consommateurs et de la nécessité impérieuse de prévenir l'atteinte au principe de sécurité juridique qui en résulterait, il y a lieu de prévoir, à titre exceptionnel, que les effets produits par le décret attaqué sont, sous réserve des actions contentieuses déjà engagées à la date de la présente décision, regardés comme définitifs. »

« La rétroactivité de la suppression des tarifs réglementés au 1er janvier 2013 aurait eu des répercutions dramatiques pour l'opérateur historique, pas tant sur le plan financier qu'en termes de gestion administrative ou devant les tribunaux.», observe Maître René-Pierre Andlauer, spécialiste du droit de l'énergie au sein du cabinet Cornet Vincent Ségurel.

Mais les quelque 5,2 millions de clients d'Engie ne devraient pas connaître de big bang. Comme ils en avaient en réalité la possibilité depuis 7 ans, et comme l'ont déjà fait près de la moitié d'entre eux, ils pourront décider de quitter Engie pour un fournisseur alternatif. Ou choisir de rester chez Engie, qui propose également des contrats hors TRV, comme l''énergéticien le rappelle sur son site, où l'on peut lire

 « Le Conseil d'Etat ne remet pas en cause les contrats passés, ce qui veut dire qu'ils sont toujours valides, et que bien entendu, ENGIE continuera à alimenter ses clients tant qu'ils le souhaitent. »

« Si vous disposez d'un contrat au Tarif Réglementé, vous êtes concerné par la décision du Conseil d'Etat.  Cette décision remet en cause les TRV car ils ne sont pas conformes au  droit européen. Mais votre contrat reste tout à fait valide. Pour prendre en compte la décision du Conseil d'Etat, les pouvoirs publics doivent organiser pour le futur les modalités de la fin des TR gaz. ENGIE tiendra bien sûr ses clients informés. »

Vigilance des fournisseurs alternatifs

Combien de temps cette situation provisoire va-t-elle perdurer ?

« Si l'ANODE demande qu'il soit enjoint « à l'Etat de prendre, à compter de la décision rendue par le Conseil d'Etat, toutes les mesures garantissant la disparition des contrats aux [tarifs réglementés de vente] », l'annulation du décret du 16 mai 2013 prononcée par la présente décision n'implique pas nécessairement que l'Etat prenne une mesure d'exécution en ce sens. Ces conclusions ne peuvent donc qu'être rejetées » peut-on également lire en conclusion de la décision du Conseil d'Etat.

Dans un courrier adressé au Premier ministre suite à la décision du Conseil d'Etat, l'Anode lui demande d'abroger dans un délai de deux ans les dernières dispositions réglementaires appliquées aux TRV, entretemps intégrées au Code de l'Energie.

Autrement dit, les clients de l'opérateur historique devront impérativement changer de contrat de fourniture, si ce n'est de fournisseur. « Ca a déjà assez duré comme ça, s'exaspère Fabien Choné, PDG de Direct Energie et président de l'Anode. Nous serons vigilants à ce que le sujet bénéficie d'une communication de grande ampleur, neutre, non discriminatoire et transparente. »

Convaincre les consommateurs, un enjeu majeur

Déjà cette décision va sans doute faire progresser la connaissance au sein du grand public.  « Le principal effet de cette décision va se situer sur le plan de la communication, estime ainsi Me René-Pierre Andlauer. Les fournisseurs alternatifs vont pouvoir faire valoir leurs offres dans un contexte où les TRV ne sont plus considérés comme l'alpha et l'omega et sans doute élaborer des politiques de communication et de commercialisation plus agressives. »

« Quand une réglementation prend fin, qui implique un changement de comportement des usagers, c'est bien à l'Etat de communiquer », martèle Fabien Choné.

Le hic, c'est que les associations de consommateurs  sont vent debout contre cette décision. Elles voient en effet dans les TRV une espèce de « prix plafond » de référence protégeant le consommateur.

Pourtant « Penser que les TRV constituent un plafond pour les prix du gaz est un pur fantasme dans la mesure où ils sont à plus de 50 % indexés sur ceux du marché de gros du pétrole  rappelle Me Andlauer. En Italie et en Allemagne où il n'existe pas de tarifs réglementés, les prix du gaz ne sont pas plus élevés qu'en France. »

Un précédent annonçant la suppression des TRV électriques ?

 Dans quelle mesure cette décision sur le gaz préfigure-t-elle une décision similaire sur l'électricité, concernant non pas 5 mais 27 millions de clients d'EDF ? A l'inverse d'Engie, l'électricien était d'ailleurs représenté lors de l'audience du Conseil d'Etat.

La plupart des motifs invoqués pour l'annulation des TRV de gaz s'appliquent à l'électricité.

Une directive énergie en préparation à la Commission européenne, qui devrait être votée d'ici à fin 2017 pour une mise en application en 2019, préconise en effet la suppression totale des tarifs réglementés. La question de la transposition en droit national e devrait pas se poser avant 2019/2020.

Mais devant le Sénat, Nicolas Hulot a bien évoqué la fin annoncée des deux familles de TRV.

Et Engie se fait fort de rappeler que « La décision du Conseil d'Etat devra par ailleurs s'appliquer le plus simultanément possible aux tarifs réglementés de vente d'électricité pour éviter de créer une distorsion concurrentielle. »

 « Les critères déterminant le caractère anti-communautaire des TRV ont été clairement définis au niveau européen tout comme leur application au niveau national, et pourront être invoqués pour les TRV de l'électricité », confirme Me Andlauer.

L'intérêt général en question

L'avocat pointe néanmoins deux aspects qui diffèrent entre le gaz et l'énergie. Le critère d'intérêt général inclut la péréquation, qui permet à tous les Français, y compris les habitants de régions moins bien desservies, de payer le même prix pour leur énergie. L'argument a été rejeté pour le gaz car seules 30% des communes françaises sont raccordées, mais la situation est bien différente pour l'électricité. « Toutes les composantes du prix de l'électricité sont nationales », répond Fabien Choné, et la loi impose que les fournisseurs proposent un prix unique sur l'ensemble du territoire ». Exit donc l'argument selon lequel seuls les TRV garantiraient la péréquation. Concernant l'énergie nucléaire, l'Anode a demandé la prolongation de l'ARENH (accès régulé à l'énergie nucléaire historique), ce tarif actuellement fixé à 42 euros le mégawattheure, auquel EDF est contraint de vendre une partie de sa production aux fournisseurs alternatifs.

En revanche, à l'inverse du gaz, l'électricité est un « produit de première nécessité » qui bénéficie de tarifs sociaux. « Ce tarif social, destiné aux clients précaires ou sans fournisseurs », va disparaître avec le chèque énergie, affirme Fabien Choné, qui propose également la désignation d'un fournisseur de dernier recours.

Les tarifs actuels ne couvrent pas les coûts de l'opérateur

A ses yeux, la situation est plus préoccupante encore dans l'électricité que dans le gaz. En effet, les TRV, dont les gouvernements successifs ont refusé les augmentations réclamées par l'opérateur historique, ne couvrent même pas ses coûts. « Ce n'est pas une situation souhaitable pour la collectivité, car alors c'est le contribuable qui paie », déplore Fabien Choné.

« EDF est principalement victime de la politisation des tarifs de l'électricité, affirme-t-il. Plus de pression concurrentielle aboutira nécessairement à un surcroît de productivité chez tous les fournisseurs. Des parts de marché plus importantes permettront aux fournisseurs alternatifs d'être plus concurrentiels encore, au profit du consommateur » affirme-t-il, rappelant son objectif de porter Direct Energie (5 à 6% aujourd'hui) à 10% de part de marché en 2020.

Mais si EDF se voit contraint d'augmenter ses prix pour couvrir des coûts qui vont aller croissant, il risque d'assister à une hémorragie de sa clientèle. A moins que les fournisseurs alternatifs ne le suivent dans cette augmentation des prix, apportant de l'eau au moulin des associations de consommateurs.

« Le processus de suppression des TRV risque d'être ralenti par la position des associations de consommateurs (qui sont autant d'électeurs) qui ne va pas pousser le gouvernement à un zèle excessif », estime pour sa part Me Andlauer.

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Commentaires
a écrit le 11/12/2017 à 11:32 :
Donc monsieur Choné, président de l'ANODE et DG de Direct Energie, d'une main " (l'Anode) a demandé la prolongation de l'ARENH (accès régulé à l'énergie nucléaire historique), ce tarif actuellement fixé à 42 euros le mégawattheure", et de l'autre demande la suppression des TRV d'électricité.
Pour l'ANODE il n'y a donc aucune contradiction à se fournir en électricité à un tarif régulé quand il s'agit des fournisseurs alternatifs, en revanche il est hors la loi que les particuliers bénéficient des mêmes privilèges.
De plus, toujours selon monsieur Choné, "plus de pression concurrentielle aboutira nécessairement à un surcroît de productivité chez tous les fournisseurs. Des parts de marché plus importantes permettront aux fournisseurs alternatifs d'être plus concurrentiels encore, au profit du consommateur », or il apparait évident aujourd'hui que cela est un vaste mensonge, puisque depuis l'ouverture du marché de l'électricité le prix du kW/h c'est envolé de plus de 43%.
Tant que les fournisseurs alternatifs ne produiront pas le moindre kW/h, tant que ces mêmes fournisseurs alternatifs ne resteront que des traders en énergie, l'ouverture des marchés de l'énergie en France sera un vaste échec.
a écrit le 09/10/2017 à 20:39 :
Les plus choyés sont les salariés d'EDF qui usent et abusent de cette si onéreuse électricité et ne paient presque rien. Pourquoi ces passes droit ? Du moment que c'est gratos on en profite à fond.
Certains se reconnaîtront...
a écrit le 26/07/2017 à 13:33 :
Franchement, quelle est la valeur ajoutée par ces revendeurs d'énergie ? Si encore ils en produisaient VRAIMENT. Avoir fait de si brillantes études pour en arriver à réclamer comme un enfant gâté de ne pas augmenter son coût d'achat, c'est minable. Remboursez vos études à l'Etat !
a écrit le 24/07/2017 à 17:24 :
" et sans doute élaborer des politiques de communication et de commercialisation plus agressives."

C'est déjà le cas :

Mai 2017
Le médiateur national de l'énergie publie mardi son bilan annuel. Une excellente photographie de la manière dont les consommateurs perçoivent la libéralisation du secteur, avec ses avantages et ses dérapages car le médiateur est le canal privilégié pour enregistrer les insatisfactions des ménages. Les chiffres de l'année écoulée sont d'ailleurs éloquents: tandis que plus de 2 millions de consommateurs ont été renseignés par les outils du médiateur (site Internet et numéro vert 0 800 112 212), 12.260 litiges ont été enregistrés et 3183 recommandations de solutions ont été émises. Cette densité des appels et des procédures étayent naturellement l'avis général du médiateur qui est que «la confiance dans le marché de l'énergie doit être renforcée».Parmi les dossiers les plus délicats relevés l'année dernière, le médiateur national de l'énergie pointe les dérives du démarchage à domicile. Les plaintes sur les pratiques commerciales ont dépassé la barre des 9% du volume total des réclamations. «Nous constatons de vrais abus, qui sont d'autant plus dommageables qu'ils concernent une population qui ne dispose pas forcément de tous les arguments pour parer ce genre de comportements», explique Jean Gaubert, le médiateur. Autrement dit, des personnes en proie à des difficultés économiques et sociales importantes sont une cible de choix pour des démarcheurs peu scrupuleux qui multiplient les approximations pour faire croire aux prospects qu'ils vont réaliser une excellente affaire.
a écrit le 24/07/2017 à 14:25 :
Amusant, cette "lutte" depuis que les banques et fonds de pension us sont devenus distributeurs officiels... Nous semblons donc être un marché plus que juteux.
a écrit le 24/07/2017 à 10:47 :
Simple application du GOPE institué par Bruxelles, rien de plus! N'en soyez pas surpris!!
a écrit le 24/07/2017 à 10:44 :
"réunissant Direct Energie"

On peut rappeler d'ou vient ce fournisseur :

À la fin des années 1990, l'Union européenne lance la libéralisation du marché de l'énergie européen (électricité et gaz) dans le but de faire baisser les prix et de créer un marché unique de l'énergie. En France, le calendrier prévoit l'ouverture du marché de l'électricité pour les clients consommant plus de 100 GWh en février 1999, ceux consommant plus de 16 GWh en juin 2000, ceux consommant plus de 7 GWh en février 2003, puis pour toutes les entreprises et collectivités locales en juillet 2004, et enfin pour tous les consommateurs, dont les particuliers, en juillet 2007. En parallèle, le marché du gaz est ouvert pour les clients consommant plus de 237 GWh en août 2000, ceux consommant plus de 83 GWh en août 2003, puis pour toutes les entreprises et collectivités locales en juillet 2004, et enfin pour tous les consommateurs, dont les particuliers, en juillet 2007.
En juin 2002, Charles Beigbeder ( candidat à la présidence du MEDEF en 2005, secrétaire national de l'UMP) crée la société Poweo avec trois associés. Le nouveau fournisseur d'électricité remporte son premier appel d'offres en février 2003 pour la société Altadis. En 2004, Poweo s'introduit sur le marché libre de la bourse de Paris lors d'une augmentation de capital de 10,5 millions d'euros, avant d'être transférée sur l'Alternext en 2005 lors d'une autre augmentation de capital de près de 8 millions d'euros.

Le 1er juin 2005, Poweo débute la commercialisation de ses offres de gaz.En 2006, l'entreprise conclut un accord de partenariat avec la société autrichienne Verbund. En février 2007, les deux sociétés créent une filiale commune dénommée Poweo Production détenue à 60 % par Poweo et à 40 % par Verbund, et dont l'activité est la production d'électricité.En juin 2009, Verbund rachète la participation de 13,4 % détenue par le fondateur Charles Beigbeder et monte ainsi à 43,2 % du capital de Poweo. En décembre 2010, Poweo, en difficultés financières, se retire de la production d'électricité en revendant les 60 % qu'il détient dans Poweo Production à son partenaire et actionnaire principal Verbund pour 120 millions d'euros.Le 30 septembre 2011, le fournisseur et producteur d'énergie Direct Énergie annonce le rachat pour 36 millions d'euros de 46 % du capital de Poweo jusque là détenu par l'autrichien Verbund. La société en devient donc son actionnaire principal. Le 11 juillet 2012, les actionnaires des deux entreprises approuvent la fusion-absorption de Direct Énergie par Poweo donnant naissance à un groupe dénommé Poweo Direct Énergie. Ce mariage permet de créer le troisième opérateur d'énergie en France et le premier fournisseur alternatif de gaz et d'électricité, concurrent des opérateurs historiques EDF et GDF Suez. Finalement, le 5 août 2013, le groupe Poweo Direct Énergie change de dénomination sociale pour redevenir simplement Direct Énergie.
a écrit le 24/07/2017 à 8:43 :
Mes factures d'électricité et de gaz augmentent chaque année donc si j'ai bien compris elles augmenteront encore plus et plus vite avec la libéralisation des tarifs imposés par Bruxelles.... et après on continuera de nous affirmer qu'il n'y a pas d'inflation...
a écrit le 24/07/2017 à 4:48 :
Le con...sommateur francais a une solution a sa portee. Consommer au minimum les sources diveres d'energies. Ainsi la ponction sera tres reduite voire minime. Le resultat escompte des "decideurs" deviendra de fait caduc.
Mais pour ce faire il faut de la volonte et l'esprit "citoyen" chose plutot rare chez le francais ou le "chacun pour soi" prime.
a écrit le 23/07/2017 à 19:43 :
La disparition des TRV n'est pas le problème, c'est la solution. Une partie de la solution, l'autre étant liée au problème du surinvestissement nucléaire. Surtout à l’échéance de quelques années quand les centrales arriveront en fin de vie, d’ici là elles couteront plus cher, beaucoup plus cher.

L'autre problème avec l’électricité, elle ne se stocke pas, ou peu pour le moment. Ce qui peut entrainer d'importants décalages entre offre et demande, donc des prix. La baisse des énergies renouvelables change la donne, y compris face au charbon.

Reste à réussir la transition :
Heureusement RTE et les régions ont déjà engagé des plans de renforcement du réseau à travers les SRCAE et autres S3REnR (Schémas Régionaux de Raccordement au Réseau des Énergies Renouvelables).
Reste à réduire la consommation, l'électricité la moins chère étant celle que l'on ne consomme pas. Même si ce sont souvent les abonnements et prestations fixes qui augmentent.

Une transition pouvant en cacher une autre, la phase d'après qui est loin d'être neutre pour la consommation, sera liée à la généralisation des véhicules électriques. C'est plus ou moins l’équivalent d'une révolution industrielle, même si sa progression peut être sinusoïdale. Suivant les prix du pétrole.
a écrit le 23/07/2017 à 11:43 :
La démocratie c'est le conseil d'etat maintenant... et Bruxelles avec une commission qui n'a pas été élue. Il suffit de quelques lobbyistes pour obliger à faire ce que ne veulent pas 80% des francais. Ceci au nom de.... ultralibéralisme anglosaxon. Dès que l'on apporte plus de liberté dans les prix des services, le francais moyen se fait baiser. Regardez l'eau, un excellent exemple. 30 % de plus quand ce n'est pas une regie. Voir la ville d'Orgeval où l'eau est la plus chère du département merci la Lyonnaise. Maintenant au tour de l'électricité et le gaz. il faut prendre l'argent là où il est facile de le prendre. Le chauffage sans gaz ni électricité, vive la cheminée ou la facture qui de toute facon aura un abonnement conséquent pour bien vous la mettre (la facture).
a écrit le 23/07/2017 à 11:32 :
Les prix de l’électricité et du gaz sont une vaste fumisterie avec dans son sein le Conseil d’Etat un conseil qui manque à son devoir de probité intellectuelle et le respect pas sa fonction qu’il doit aux citoyens consommateurs et contribuables.
Le Conseil d’état manque de lecture car sur une facture, le prix de l’électricité est un concours de taxes et d’avantages en nature qui n’a aucun rapport avec la réalité du prix du KW. Tout d’abord on entend des politiques mais également par la direction d’EDF que le prix de l’électricité en France est un des moins cher, sur le prix du KW peut-être sur le prix réel payé pour un KW un MENSONGE d’état et d’EDF.
La facture est composée de taxes avec des titres qui ne sont que mensonges encore par rapport à la réalité du dispatching de celles-ci.
La TCFE rien à voir avec l’électricité puisque cette taxe est communale et départementale encore une taxe pour la gabegie de certaines communes et départements souvenons des médiocres élus qui ont signé les emprunts toxiques sont-ils poursuivis en justice NON dans le système copains coquins. taxe qui est en constante augmentation avec non une pincette mais la louche de nos élus locaux. La taxe qui sert de variable aux élus qui se gardent bien d'en informer les citoyens.
La CSPE contribution aux charges du service publics... un peu ronflant pour financer l’énergie renouvelable en fait pour faire les beaux jours des entreprises étrangères car nos industriels sont passés à côté de ce marché avec un autre gavage des industriels, gentlemen farmers,petits paysans!!! qui après la PAC ont trouvé encore mieux et qui se gavent sur cette taxe au détriment du client EDF car le retour positif sur investissement pour le particulier est avec les nouveaux barèmes et nouvelles contraintes est un leurre pour ne pas dire une publicité mensongère.
La CTA la plus belle des hypocrisies dans le libellé : contribution tarifaire d’acheminent cette contribution sert exclusivement à financer la retraite des gaziers/ électriciens avec pour ces derniers l’exclusivité! d’un calcul de départ sur les 6 derniers mois de travail et non comme dans le privé les 25 meilleures années nous allons voir si Jupiter s’attaque comme il l’ a promis à cette distorsion.
Il faut rajouter sur le prix du KW la cagnotte royale du CE d’EDF plus l’avantage en nature d’un prix très avantageux pour les agents soit une augmentation moyenne sur le salaire mensuel d’une centaine d’euros.
Sur ces taxes y compris celle pour la retraite, l’Etat remet une couche avec la TVA pour l’abonnement à 5,5 pour le KW et donc la cagnotte du CE à 20 idem 20 pour la CSPE et la TCFE et enfin le summum 5,5 sur la TCA dons le client paie la retraite des électriciens/ gaziers et l’Etat en profite lui aussi pour remplir les caisses du puits sans fond de Bercy.
En conclusion les remarques du conseil d’Etat ne sont qu’une vaste fumisterie qui sont dans ce circuit où tout n’est que mensonge comme chez ses amis politiques au détriment du client du contribuable.
Je conseille à chacun de bien lire sa facture et vous comprendrez que le client énergie est une vache à lait bien au delà de sa consommation.
a écrit le 22/07/2017 à 18:31 :
ENGIE c'est le jeux de bonneteau ! A vous de jouer mrs,dames ! Avec facture((s) rétroactive(s) !
c'est Inkley Point à tous les coups !!!!!!!!!!!!

La chanson AREVA Inkley Point !
Le monde est à nous, le monde est à toi et moi
Mais p't-être que sans moi le monde sera à toi
Et p't-être qu'avec elle le monde de taxes sera à vous
Et c'est peut-être mieux ainsi
Mes sentiments dansent la AREVA
Donc je me dis qu'si t'es avec elle, tu te sentiras escroqué
Mais si tu te sens mieux, tu te souviendras plus de moi
Oh la la, mon cœur danse la AREVA
La la la la la la la la la la
Oh la la, mon cœur danse la AREVA
La la la la la la la la la la
.... Je vous laisse le soin de chanter ainsi que la chorographie, avec chéquier et porte monnaie !
a écrit le 22/07/2017 à 17:54 :
J'ai quitté EDF (engie) ... pour ne plus entendre parler de cette "usine à gaz" ni le 1% des factures pour le CE . Le drame de l'histoire on va encore nous sortir cette histoire de facture rétroactive ???
Réponse de le 24/07/2017 à 11:32 :
Sauf erreur, ENGIE est le nouveau nom de la société regroupant SUEZ et GDF, donc rien à voir avec EDF.
Réponse de le 24/07/2017 à 12:40 :
C'est GDF SUEZ qui est devenue ENGIE.
a écrit le 22/07/2017 à 17:38 :
Hulot, dit "injonctions de Bruxelles" . Qu'est ce que cela signifie ?
La France (et les autres) ont signé des Traités en toute connaissance de cause.
La Commission est chargée de les faire appliquer et la France doit se conformer aux traités qu'elle a signés, un point, c'est tout.
Sur les perturbateurs endocriniens, qu'est-ce que Hulot pense de la dernière décision ?
Cordialement
Réponse de le 23/07/2017 à 9:27 :
Tout a fait. Plus, comment a reformer le gestion financier d'UE (= mutualiser les dettes des pays tricheurs) comme Macron voulait, si la France jamais n'a respecte pas les traites existants?
a écrit le 22/07/2017 à 16:18 :
Edf fait une remise de,gros aux operateurs alernatifs pour créer une concurrence virtuelle.....ce qui a fait que edf a régulièrement augmenté son tarif grand public nettement plus que l inflation....simplement pour absorber, ce moins gagnant.....
Le résultat est que cette concurrnce virtuelle fait augmenter tous les prix.....
En simple....nécessité de s organiser pour baisser nos,consomations.....
a écrit le 22/07/2017 à 15:24 :
Le gaz, c'est de l'achat/revente, donc des marges. Normalement, à part l'acheminement, la matière coute pas grand chose mais nous sommes un pays riche, le gaz doit donc être au niveau du reste (sinon on n'utiliserait que lui). On peut voir la concurrence jouer mais pour l'électricité, il faut produire l'énergie, ce qui est difficile. Je vais voir comment ça évolue, je suis chez des concurrents depuis quelques années, en électricité verte, j'ai vu le kWh baisser en fin d'année précédente (facture vers fin octobre), sais pas si c'est pareil chez EDF. Il faudra comparer en permanence pour trouver le "meilleur" selon notre consommation (réduite ou forte).
Où en est la surtaxe du gaz pour aider E(r)DF ? Décidée par Ségolène afin de ne plus alourdir la facture électrique, la CSPE et autres devenant très élevées. J'ai dans les 20% de surcouche taxatoire sur l'électricité, 10% environ sur le gaz, on peut donc nous rajouter 10% de taxe carbone renforcée, compensation électrique, etc etc sur le gaz [même quand il sera écolo(déchets) à 100%, un jour].
Réponse de le 22/07/2017 à 18:08 :
Il faut bien financer les déboires d'EDF via (AREVA) Hinkley Point ! Les dindons de la farce ... c'est nous !
Réponse de le 22/07/2017 à 19:18 :
L'article ne va pas assez loin et beaucoup de rectiona 2 balles qui temoignent que plus les commentateur ignorent, plus ils affirment fort.


D'une les tarifs EDF sont libérés depuis 1er janvier 2016 pour les puissance Jaune et Vert. Il en a resulté pour ce que j'ai pu en voire plutot une baisse du kWh pour partie production, mais des taxes se sont rajoutées (CSPE, capacité).
Les tarifs Bleus peuvent deja etre liberalisés pour les clients le veulent et certains fournisseurs sont deja en dessous de EDF.

La question est : EDF est en-dessous de ses couts de production et tout le monde serait bien inspiré de se demander pourquoi ?
Simplement parce que le nuke pas cher est un imposture et qu'l ne faut pas les 42 € / mWh pour etre rentable mais bien plus, seulement voila, le marché est ouvert et si EDF monte se prix, les distributeurs iront acheter ailleurs, merci Proglio et sa grande gueule.
a écrit le 22/07/2017 à 15:13 :
Le libéraux européens n'ont que faire de l'avis des citoyens. Qui décide ? non, mais sans blague...
Réponse de le 22/07/2017 à 19:12 :
L'interet du citoyen est de payer le kWh electrique a son vrais prix pour que EDF puisse entretenir ses centrales, prevoir le demantelement et payer le stockage des dechets.
Car si accident arrive dans l'un ou l'autre domaine, il ne sera pas gagnant du tout le citoyen alors qu'il regarde au-dela de son petit nez !
Réponse de le 22/07/2017 à 20:31 :
@Steph
Le citoyen en a marre de payer le 1% du CE, les grévistes et les cégétistes.
C'est la fin du monopole d'EDF/engie.
Une ère révolutionnaire qui permettra de choisir son fournisseur d'énergie comme on choisit sa mutuelle, son médecin ou son boucher. Et bientôt le citoyen pourra même produire l'énergie dont il a besoin. Vive le progrès et fin du nucléaire, des monopoles et des gabegies qui vont avec!
a écrit le 22/07/2017 à 15:05 :
Pensez vous toujours que la zone administrative qu'est l'UE de Bruxelles travaille pour les peuples ou pour ses lobbyistes?
a écrit le 22/07/2017 à 14:38 :
Que va t-il se passer si le gouvernement persiste à vouloir se passer du nucléaire dans les 30 prochaines années.? le renouvelable est plus cher et plus aléatoire pour le moment.
Actuellement , les opérateurs par l'intermédiaire d'une taxe, répercutent sur les clients le surcoût qu'ils doivent payer pour encourager les énergies renouvelables. Pour appliquer la directive européenne et éviter de fortes hausses de l’électricité, le gouvernement peut baisser la fiscalité avec la TVA et supprimer des taxes nombreuses qui font monter la facture . Pour le prix du carburant, l'état prélève 90 % de taxes par exemple . Un autre moyen de redonner du pouvoir d'achat aux français.
a écrit le 22/07/2017 à 14:33 :
encore les consommateurs les dindons de la farce, comme toujours
Réponse de le 22/07/2017 à 18:16 :
Zou .... vous avez aimer, je vous fais 5% de réduction sur le prix.... puis facture rétroactive .... mais chutttttttt !
a écrit le 22/07/2017 à 13:44 :
Pour celles & ceux qui ont des difficultes avec la semantique: Les tarifs vont etre alignes. Preparez-vous a payer plus cher. Vive l'Europe.

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