Éolienne géante : la sensible question du recyclable des pales en voie d'être résolue
Frédéric Thual
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Longue de 62 mètres, la pale d'éolienne produites par les acteurs du projet Zebra serait 100% recyclable.
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Le projet Zebra, piloté par l'IRT Jules Verne, a annoncé le déploiement du premier prototype à l'échelle 1 de la plus grande pale d'éolienne au monde 100 % recyclable. Un enjeu fondamental pour la filière qui doit faire face au défi de la fin de vie de ces types de constructions.
Elles sont le maillon faible dans le recyclage des éoliennes terrestres et off-shore. D'une durée de vie de 20 à 30 ans, les pales, jusqu'ici fabriquées à base de fibres de verre, de résines thermodurcissables ou de carbone font l'objet de deux programmes de recherches pour les rendre entièrement recyclables. En compétition avec le projet Cetec (Circular Economy for Thermosets Epoxy Composite) lancé par le géant de l'éolien Vestas sur une technologie différente, le projet Zebra (Zero wastE Blade ReseArch) vient d'annoncer la sortie du premier prototype à l'échelle 1 de la plus grande pale d'éolienne au monde, 100 % recyclable.
« C'est une étape importante dans la transition de l'industrie vers une économie circulaire », indique l'institut de Recherche Technologique (IRT) Jules Verne. Cette entité pilote et coordonne le consortium associant cinq industriels : le chimiste français Arkema, l'américain Owens Corning, spécialiste des nouveaux matériaux, le fabricant de pales espagnol LM Wind Power, l'énergéticien et opérateur de champs éolien Engie, le spécialiste de l'eau et des déchets Suez et deux centres techniques (CANOE et IRT Jules Vernes).
« On a, cette fois, réuni, l'ensemble de la chaine de valeur, des matériaux, à la fabrication, la valorisation et la gestion des déchets. Ce qui va nous permettre de démontrer la pertinence technique, économique et environnementale de pales en thermoplastique réalisées à l'échelle 1, dont la conception facilite le recyclage», mentionne Céline Largeau, cheffe du projet Zebra, lancé en septembre 2020.
Les données chiffrées seront connues à l'issue du projet. Financé dans le cadre du PIA (Programme d'Investissements d'Avenir), Zebra bénéficie d'un budget de 18,5 millions d'euros. C'est le plus gros programme piloté par l'IRT Jules Vernes, qui depuis sa création il y a une dizaine d'années, à Nantes, a engrangé quelques 450 partenariats de recherche, autour des technologies de fabrication pour l'aéronautique, la navale, l'énergie ou l'automobile...
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